Flotille vers Gaza: l’indignation à géométrie variable
À Bilbao, ce ne sont pas les casques de la Guardia Civil qui attendaient les militants de la Global Sumud Flotilla revenus d’Israël, mais ceux de l’Ertzaintza, la police basque. Nuance importante : ici, Madrid délègue les baffes.
Les supporters du hamas débarquent après leur détour forcé par les geôles israéliennes, drapés dans leur cause et leurs slogans. En face, les policiers régionaux rappellent que le Pays basque sait gérer ses turbulences maison sans demander la permission à la capitale.
Les images tournent: bousculades, cris, militants tabassés et traînés, soutiens indignés. Une scène presque pédagogique. Quand il s’agit de maintenir “l’ordre”, les autonomies régionales espagnoles savent très bien reproduire les réflexes des États qu’elles dénoncent parfois. Le folklore change, pas la matraque.
Et pendant que chacun joue son rôle —activistes martyrs, policiers nerveux, élus indignés sur commande — l’aéroport de Bilbao ressemble à un théâtre politique low-cost où les convictions se mesurent en coups d’épaule et en vidéos virales.
À Bilbao, il n’y avait pas la Guardia Civil en mode grande maison Madrid, mais l’Ertzaintza, police basque version “on fait ça entre nous, merci de ne pas déranger”.
Le monde condamnera-t-il la police aéroportuaire espagnole pour avoir frappé les supporters du hamas, les activistes de la flottille avec des matraques, ou bien est-ce uniquement Israël qui est ciblé par les critiques ?
La France et la Pologne vont-elles maintenant interdire l’entrée sur leur territoire aux ministres espagnols ? Ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères.
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Au risque de me répéter, je dis: les Israéliens et les juifs en général savent parler, et même bien parler, ils savent écrire et même bien écrire; par contre ils ne savent pas COMMUNIQUER. Quasiment toute la rhétorique anti juive et ses extensions (antisionisme, propalos, pro-ceci. anti cela) sont une émanation de la propagande jésuite ou jésuitique. ceux-là savent manier le verbe et l’image mieux que quiconque, ce qui met la communication pro-israël dans une situation défensive.
par ex.: la guerre à gaza est un génocide.
réponse: non, c’est faux c’est une guerre.
l’attaque verbale du jésuite (par la bouche d’un pro-palos) si ce n’est pas un génocide, alors qu’est-ce que c’est?
Ce questionnement place le « questionné » en position inconfortable de celui qui doit alors se justifier.
Israël, qui doit gagner militairement (sinon il cesse d’exister) a intérêt à gagner aussi la guerre de la manipulation médiatique. Et Maître Goldnadel affiche des plaidoyers qui pourraient s’avérer brillants s’ils n’étaient entrecoupés de « que l’on me pardonne si… »
En bref, à tous: cessez de vous excuser, cessez de vous justifier; COMMUNIQUEZ !
Ce spectacle à Bilbao me procure une réjouissance inefable. Tapez plus fort, boudiou…