Mike Brant

Erick Lebahr. Il était une fois Mike Brant…

Il était une fois Mike Brant… Il était une fois un Ange éblouissant aux allures de demi Dieu. il s’est envolé un 25 avril, un 25 avril 1975. C’était il y a 45 ans, autant dire une éternité ! Fauché à 28 ans, en pleine gloire, désormais figé dans une image d’éternelle beauté…

Il est resté intemporel… Il suscite toujours la même fascination, la même dévotion, le même Amour. Il semble ne jamais avoir quitté la scène. Son étoile semble ne jamais devoir pâlir, fût-elle filante, partie trop vite rejoindre d’autres cieux.

D’innombrables fans ,qui l’ont connu de son vivant, perpétuent son souvenir, d’autres , plus jeunes, le découvrent… Aujourd’hui encore, la magie opére, intacte. A chaque écoute de son timbre de voix unique, de cette voix chaleureuse emplie du soleil d’Israël, des frissons traversent mon être.

Une sorte d’élan vital me transporte alors vers des cimes voluptueuses. A chaque fois, un halo de lumière escorte ce moment d’une rare intensité… Comment l’oublier? Les phrases s’épuisent à décrire la flamboyance de ce grand et beau garçon, son charme inextinguible, son charisme incoercible.

Croiser Mike Brant

Croiser Mike Brant, c’était obligatoirement faire un arrêt sur image. Un visage angélique, des cheveux longs ondulant,un regard clair de poète romantique, un sourire à faire fondre une banquise…

Mais, derrière ce sourire, se dissimulait une angoisse diffuse, une détresse de plus en plus prégnante… Et le voile de son regard, qui se perdait parfois dans l’azur, aurait dû nous alerter sur la tragédie qui rôdait.

Comme beaucoup d’enfants de la deuxième génération, il semblait porter en lui la douleur de ses parents, tous deux des Juifs polonais, des survivants de l’enfer shoatique. D’où l’hypersensibilité de cet artiste, projeté de façon fulgurante d’un relatif anonymat en Israël à une gloire foudroyante à Paris…

Pire encore, la fragilité de ce lion de cristal s’était accrue avec l’infâme attentat ayant ciblé les athlètes israéliens aux Jeux Olympiques de Munich, en 1972. Elle s’était aggravée avec la guerre du Kippour de 1973 ayant frappé son pays de coeur, Israël.

Il craignait pour sa vie, à tort ou à raison!! Dès lors, de plus en plus dépressif, claustré dans un isolement dont il ne parvenait plus à s’extraire, il était assailli de barrières enfouies en lui, bien plus rigides que celles qu’il faisait dresser pour le protéger de ses fans…

Peut-être est ce là une explication ( parmi d’autres) de cette mystérieuse et funeste envolée du 25 avril 1975… Plus tard, les énigmatiques morts de deux personnes très proches, Simon Wajntrob, son impressario, puis celle d’Alain Krief, son dernier directeur artistique, ont suscité le trouble…

Mike s’était-il vraiment suicidé, ne l’a-t-on pas poussé?

Qui saura??? On ne le saura sans doute jamais… Mais à quoi bon conjecturer plus avant?

Toujours est-il qu’il était bien trop tôt pour que sonne le glas, pour qu’advienne la fin de l’Histoire!!!

Il n’aura pas eu le temps… Pas le temps de parachever l’architecture lumineuse des rêves grandioses dont il avait entrepris l’édification…

Je suis convaincu qu’il n’aurait pas fini de nous étonner…

Et il nous reste, à jamais, l’image douce amère d’un tableau de violents clairs obscurs illustrant sa courte vie… Ombres et lumières, grandeurs et décadences!! Après lui, après ce jour d’avril, la lumière devint moins belle, moins éclatante. Les jours de printemps nous parurent des jours d’automne…

” Il nous a tout donné, il nous a tout repris”!! Il nous a laissés inconsolables!!!

Il repose à présent dans le splendide cimétière Camp David de Haïfa, en surplomb du grand bleu, juste face à cette plage de carmel beach où il aimait tant nager, enfant…

Peut-être au fond aspirait-il inconsciemment à retrouver cet Eldorado, ce continent de l’enfance qu’il n’aurait voulu jamais quitter? Rétrospectivement, les paroles d’une de ses dernières chansons paraissent prémonitoires… ” L’oiseau noir et l’oiseau blanc, au ciel vivaient en paix. J’aimerais pouvoir le suivre, tout là haut cet oiseau libre...”

Le voilà à présent délesté de ces tourments qui l’habitaient… Mais demeure aussi le souvenir impérissable d’un ange éblouissant, dont la voix résonne toujours à l’infini…

D’innombrables fans à travers le monde chantent encore ses louanges… Il a accédé à un statut d’éternité… Il demeurera pour la postérité un éternel messager de l’Amour…

Mike, Mosché, merveilleux chanteur, où que tu sois, quelque part au firmament, non loin du trône céleste, sache-le.. Nous t’aimons et nous t’aimerons!!!

Erick Lebahrlire aussi: www.jforum.fr

1 COMMENTAIRE

  1. Des vautours l’ont poussé à la mort .

    Un jeune homme talentueux , attachant et d’une grande modestie .

    Il est toujours vivant dans le coeur des français .

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