Des minarets qui se doivent de surpasser la hauteur des clochers de la cathédrale de Cologne, en signe de soumission et de fierté christo-européenne en berne. 

Erdogan accuse l’Allemagne d’héberger des terroristes

Après une visite de trois jours en Allemagne pour, soit-disant réparer les liens brisés à la suite de la répression du dirigeant turc lors de l’échec du coup d’Etat de 2016, la presse locale a titré: «Discours de haine contre l’Allemagne».

Le président turc Tayyip Erdogan aurait déclaré à des dignitaires allemands que l’Allemagne héberge des terroristes lors d’une visite de trois jours dans le pays, destinée à réparer les liens disloqués par la répression de ses opposants après un coup d’Etat manqué en 2016.

L’Allemagne a fait l’invitation à Erdogan en espérant obtenir la libération de plusieurs de ses citoyens qui sont toujours en détention.

Erdogan a terminé samedi une visite en Allemagne avec une visite à Cologne, où un blocus de sécurité a empêché les partisans et les manifestants de s’installer, lors de la cérémonie d’ouverture de la plus grande mosquée du pays.

 (Photo: Reuters)

(Photo: Reuters)

 

Des tireurs d’élite de la police étaient stationnés sur les toits et la zone a été bouclée après que les autorités de la ville ont annulé le projet de rassembler jusqu’à 25 000 personnes devant la mosquée, construite par une organisation religieuse islamique étroitement liée à l’État turc.

  

La chancelière fédérale Angela Merkel a déclaré après sa rencontre avec M. Erdogan vendredi que « de profondes divergences » subsistent. Samedi à Cologne, le dirigeant turc a cherché à obtenir une note de conciliation.

« Dans une période critique, nous avons effectué une visite fructueuse en Allemagne », a-t-il déclaré à l’ouverture de la mosquée centrale. « J’ai souligné que nous devons mettre de côté nos divergences et nous concentrer sur nos intérêts communs. »

Pourtant, il a également appelé l’Allemagne à sévir contre les séparatistes kurdes et s’est plaint du fait que la star de football allemande, Mesut Ozil, avait été chassée de l’équipe allemande après la sortie de la Coupe du monde « en raison de ses racines turques » (en fait, en raison de son allégeance à Erdogan).

 (Photo: AP)

(Photo: AP)

 

« Ce racisme doit prendre fin », a déclaré Erdogan.

Vendredi soir, lors d’un banquet organisé par le président Frank Walter Steinmeier, le dirigeant turc, s’écartant de ses remarques préparées, a accusé l’Allemagne d’accueillir des terroristes, selon les personnes présentes.

« Discours de haine contre l’Allemagne », titre samedi dans le quotidien à succès Bild.

Ni meilleure ni plus simple

Les principaux alliés de la Merkel ont déclaré que la visite avait été prématurée et ont exclu de fournir une aide économique à la Turquie, qui a subi une chute de sa monnaie suite à l’imposition de sanctions commerciales par Washington.

« La date de cette visite était erronée – c’était beaucoup trop tôt », a déclaré Norbert Roettgen, président de la commission des affaires étrangères du parlement, au groupe de presse Funke. « La relation germano-turque n’est ni meilleure ni plus simple après cette visite. »

À Cologne, un centre important de la communauté turque forte de 3 millions de personnes en Allemagne, quelques centaines de partisans d’Erdogan se sont rassemblés derrière des barrières de sécurité en agitant des drapeaux et en portant des foulards aux couleurs rouges et blanches de la Turquie.

 

« C’est un grand honneur pour nous », a déclaré Ali Tas, partisan d’Erdogan.

 (Photo: AP)

(Photo: AP)

Environ un millier de manifestants, parmi lesquels des émigrés et des militants de gauche allemands, se sont rassemblés sur la rive opposée du Rhin après s’être vus refuser la permission de traverser le centre-ville.

« Je n’aime pas que le gouvernement allemand soit en conflit avec un chef de l’Etat qui enferme des gens, emprisonne des journalistes et fait du nettoyage ethnique dans son propre pays », a déclaré un Allemand qui s’est présenté sous le nom de Goetz.

Le ministre en chef régional Armin Laschet n’a pas assisté à l’ouverture de la mosquée, citant l’importance de la séparation de l’État et de la religion. D’autres responsables municipaux locaux se sont plaints qu’ils n’étaient pas invités à l’événement.

Erdogan et Laschet se sont rencontrés plus tôt à l’aéroport de Cologne. Ils devaient avoir des entretiens dans une maison seigneuriale, mais le lieu a été modifié après que leurs propriétaires se soient opposés à la visite du Grand Turc.

פרסום ראשון: 09.30.18, 12:5

Reuters | Publié: 09.30.18, 12:53
Adaptation : Marc Brzustowski

Des rassemblements rivaux s’opposent alors qu’Erdogan de Turquie inaugure en grande pompe sa mega-mosquée à Cologne, -ville célèbre pour ses viols en masse au 1er de l’an.  

La police allemande se déploie en force alors que les manifestations attirent des milliers de partisans et de détracteurs du tyran turc en visite

Protestors attend a demonstration called 'Erdogan not welcome' on the banks of the river Rhine in Cologne, prior to the visit of the Turkish President to Cologne, where he is to inaugurate one of Europe's largest mosques, on September 29, 2018. (AFP / SASCHA SCHUERMANN)

Des manifestants assistent à une manifestation appelée : « Erdogan n’est pas le bienvenu » sur les rives du fleuve du Rhin, à Cologne, juste avant la visite du Président néo-ottoman qui vient inaugurer  l’une des plus vastes mosquées de toute l’Europe, le 29 Septembre 2018. (AFP / SASCHA SCHUERMANN)

Cologne, Allemagne (AFP) – Le Président turc Recep Tayyip Erdogan est sur le point d’inaugurer l’une des plus vastes mosquées de toute l’Europe, à Cologne, ce samedi, alors qu’il mène à terme une visite controversée en Allemagne, avec la police déployée en force pour garder le contrôle des rassemblements rivaux.

L’inauguration marquera l’événement de clôture de sa visite de trois jours, destinée à amender des relations effilochées avec Berlin, après deux ans de tensions.

Erdogan a quitté la capitale allemande après un déjeuner avec Angela Merkel, leur deuxième conversation en deux jours.

Merkel, cette petite chose fragile entre les mains d’Erdogan

Alors que les deux dirigeants ont signalé leur intérêt pour un rapprochement prudent, la chancelière allemande a insisté sur les profondes différentes d’approche » qui subsistent sur les droits civils et d’autres sujets.

Erdogan a ensuite voyagé vers la ville occidentale de Cologne, où plusieurs milliers de détracteurs tenaient la rue, protestant sur tous les sujets concernant le triste palmarès de la Turquie en matière de violation des droits de l’homme et d’absence de liberté de la presse, ainsi que pour son traitement inhumain de la minorité kurde.

Sur les rives du Rhin, les manifestants agitaient des banderoles où on pouvait lire : « Erdogan n’est pas le bienvenu ».

Cansu, un étudiant d’une trentaine d’années, d’origine turque, est venu de Suisse pour se joindre à la manifestation.

« Je veux être la voix des gens qui ne peuvent descendre dans la rue en Turquie. Parce qu’ils ont été arrêtés, ont été tués ou réprimés d’une façon ou d’une autre. Erdogan pense que tout ce qui diffère de son opinion est du terrorisme ».

Tomas, étudiant allemand, apparaît dans un costume blanc maculé de sang factice. Lui et plusieurs autres portent une banderole géante où on peut lire : « Dictateur. Meurtrier de masse ».

« Nous sommes là pour vous montrer que Cologne ne veut pas de vous », dit le jeune homme de 22 ans.

Un manifestant tient une pancarte où s’illustre une caricature du Président Turc rappelant Adolf Hitler, le dernier dictateur d’Allemagne au cours d’une manifestation appelée : « Erdogan n’est pas le bienvenu » à Cologne, le 29 septembre 2018. (AFP/ SASCHA SCHUERMANN)

Des milliers de partisans

Pendant ce temps, les partisans d’Erdogan se sont rassemblés dans la mosquée centrale de Cologne, un bâtiment surmonté d’un dôme imposant, administré par l’organisation Ditib contrôlée dans l’ombre par le régime turc et ses fidèles.

La police de Cologne a bouclé une vaste zone autour de la mosquée pour des raisons de sécurité, mais des milliers de partisans d’Erdogan se sont infiltrés dans les rues adjacentes, avides de pouvoir obtenir un aperçu sur le dictateur turc.

Beaucoup agitent le drapeau rouge et blanc de la Turquie ou soutiennent des affiches d’Erdogan, la foule éclatant occasionnellement en des chants enjoués : « Qui est la plus grande? La Turquie! ».

Wellwishers hold Turkish flags and a portrait of Turkish President Recep Tayyip Erdogan as police officers block the access to Cologne’s Central Mosque, one of Europe’s largest, prior to the visit of the Turkish President to Cologne, where he is to inaugurate the mosque on September 29, 2018. (AFP / SASCHA SCHUERMANN)

« Erdogan est très populaire parce qu’il a beaucoup fait pour son peuple », déclare Yusuf Simsek, 42 ans, technicien pour ordinateurs qui s’est implanté en Allemagne pour vivre pleinement ses racines turques.

Semra, un cuisinier de 41 ans, opine du chef benoîtement.

« Je n’en ai rien à fiche des critiques. Il fait tout ce qu’il faut pour la grande Turquie et nous sommes corps et âme derrière lui ».

La Maire de Cologne Henriette Reker, tout autant que le premier Ministre de l’Etat de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ont décliné toute invitation à participer à la mascarade de la cérémonie d’inauguration de la grande mosquée. 

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le President turc Recep Tayyip Erdoganagite la main depuis sa voiture alors qu’il arrive à l’inauguration officielle de la mosquée centrale du DITIB construite en plein centre de Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne,le 29 Septembre 2018. (AFP / SASCHA SCHUERMANN)

Cette rebuffade faisait écho à l’accueil tiède que le dirigeant turc a reçu à un dîner d’Etat, vendredi après-midi, organisé par le Président allemand Frank-Walter Steinmeier, que plusieurs hommes politiques de l’opposition ont boycotté. Merkel elle-même a manqué cet incontournable banquet.

Bruits de conciliation

Les relations entre les deux pays de l’OTAN ont tourné à l’aigre, après que Berlin a critiquéla répression d’Ankara contre ses opposants, à la suite du coup d’Etat manqué de juillet 2016, où on a assisté à l’arrestation de dizaines de milliers de personnes, à tous les échelons.

Ces tensions se sont quelque peu assouplies après que plusieurs citoyens germano-turcs de haut profil ot été libérés cette année, mais au moins cinq demeurent derrière les barreaux.

Merkel, dont le pays héberge plus de trois millions de Turcs, a insisté sur le besoin d’un dialogue continu afin de surmonter les dissentiments.

Mais elle a aussi mis en lumière l’intérêt de l’Allemagne à une Turquie « stable », sur laquelle elle compte pour contribuer à gérer l’afflux de migrants vers l’Europe.

La Chancelière allemande Angela Merkel (G) et le President turc Recep Tayyip Erdogan se serrent la main après une conférence de presse conjointe et des entretiens bilatéraux le 28 Septembre 2018 à la Chancellerie berlinoise Berlin. (AFP/ Tobias SCHWARZ)

Erdogan, qui se cherche des alliés à l’international, alors qu’il se dispute avec le Président américain Donald Trump et que l’économie turque est en pleine tourmente, a, de la même façon, adhéré à une tonalité plus conciliante.

Mais, il a aussi fait pression sur l’Allemagne pour qu’elle entreprenne des actions fortes contre les « terroristes », comme les partisans du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK)ou les disciples du religieux Fethullah Gulen, qu’il accuse d’être le chef d’orchestre souterrain de la tentative de coup d’Etat.

La controverse de la Mosquée

Cologne est située dans l’état de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, qui héberge des quantités significatives de Turcs, dont beaucoup se sont installés en Allemagne avec le statut de soit-disant « travailleurs invités »dans les années 1960. 

Cette mosquée centrale géante a finalement ouvert ses portes en 2017, après 8 ans de construction et des dépassements budgétaires imposants.

La mosquée centrale de Cologne, contrôlée par l’organisation germano-turque  DITIB. (AFP / Patrik STOLLARZ)

Les dimensions du bâtiment, conçu pour ressembler à un bourgeonnement de fleurs symbolisant l’épanouissement de l’Islam(isme conquérant) en Europe conquise, et ses deux minarets  imposants ont suscité le mécontentement de certains locaux -comme autant de grenouilles s’engourdissant dans l’eau tiède – déclenchant uelques anifestations épisodiques.

L’Union turco-islamiste de l’Institut pour la Religion (DITIB) qui a comandité la structure de verre et de ciment n’est pas elle-même, sans susciter de graves controverses.

Le groupe téléguide des centaines de mosquées à travers toute l’Allemagne avec des Imam aux ordres directement rémunérés par l’état turc.

Réputé pour ses relations étroites avec Ankara, cette mafia a, de plus en plus, été placée sous surveillance, certains de ses membres étant soupçonnés d’espionner les dissidents turcs vivant en Allemagne, pour le compte du MIT, les services secrets ottomans.

JForum avec AFP et autres agences.

 

8 Commentaires

  1. Les minarets ressemblent vraiment à des baïonnettes…
    (Erdo le fou a déclaré, il y a quelques années, que les mosquées sont des casernes, les coupoles des casques, les minarets des baïonnettes et les fidèles les soldats de l’islam)
    Ce voyage est tout bénéfice pour Erdo, ne fut-ce que par l’inauguration de cette mosquée. Les Allemands ont-ils compris qu’Erdo est venu affirmer la toute puissance de l’islam qui subjuguera l’Allemagne en dominant les mécréants. L’aspect économique est secondaire puisqu’il garde la main par le chantage d’inonder l’Europe de migrants.
    Les politiciens ont beau faire la moue (politiquement correcte, pour le moment) pour accueillir Erdo, grand commandeur des croyants, lui s’impose et avec lui cette mosquée qui fait tache à Cologne !Les Allemands n’ont plus aucune fierté !

  2. Il finira comme Mussolini , Hitler , Ceaucescu et bien d’autres dictateurs .

    Quand on séme la haine et la violence on meurt par la violence .

    A moins qu’il se mette une balle dans la tête comme son maitre Adolphe .

    Ce jour viendra , patience .

  3. Mais pourquoi Abraham est aller b…avec Hagard en laissant Sarah …et voilà Ishmael est naît et parmi les descendants Mr. Erdogan… Je suis en colère contre Hachem.

  4. Il me souvient de ma prime enfance…
    Ma mère z’l préparait les gâteaux, et, mioche de 4 ans, j’étais fasciné quand elle cassait les œufs, cassant l’un sur l’autre avant d’en séparer le jaune et le blanc. Finalement, le « casseur » se brisait à son tour, en rencontrant un plus dur que lui, et le vainqueur devenait le nouveau « casseur », jusqu’à ce que…
    Plus tard, et jusqu’à ce jour, je réalisais qu’il en était ainsi dans les mains de l’Éternel, avec les Nations.
    Les « Casseuses », IL les faisait s’entrechoquer, et ainsi châtiait les massacreurs par d’autres massacreurs, qui seraient un jour, à leur tour, détruits par un autre, comme cette histoire de cet agneau que le Père avait acheté, à la fin de la Haggadah de Pessah’ (Pâque)…
    À la fin de l’Histoire, c’est le Seigneur qui règlait son compte au dernier « casseur ».
    Ces deux pays génocidaires sont en train de se faire une belle omelette…
    La fin de l’histoire se précise.
    À moins que le repentir…?
    .
    Pourquoi avons-nous lu cette histoire d’Ishmael renvoyé avec sa mère, lecture en plein kippour ?
    Dieu n’avait écouté « que » sa supplication, et les Anges alors d’argumenter qu’il était déjà un brigand, une graine d’assassin, et dont les descendants agresseraient les Hébreux dans le désert…
    Mais Dieu leur répondit que là, à ce moment, là où il se trouve, dans cette disposition d’ esprit au repentir, IL « ne pouvait pas » ne pas le sauver.
    La force du Repentir peut « contraindre » Dieu ! C’est là la dernière touche d’Ochanah Raba..
    À vos marques !
    ‘Hag Sameah’

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