Commentaire JForum : le piège tendu par les islamistes et ceux qui les soutiennent (Turquie d’Erdogan, Qatar des Frères Musulmans, Matahir Muhamad …) consiste à dégager un consensus sur le refus de toute caricature considérée comme « blasphème », et ensuite d’attribuer cette « incitation à la caricature » aux propos de Macron. La liberté n’est ni une incitation ni son interdiction, mais un espace de suspension de tout jugement moral, un droit qu’on soit d’accord ou non avec l’objet auquel on l’accorde. La géopolitique des oppositions des puissances en Islam détend ce piège tendu, avec un courant moderniste, qui ne prendra évidemment pas parti pour le droit à la caricature, mais ne suivra pas non plus aveuglément les démagogues de l’Islamisme précités… 

« Il faut écouter ce qu’Emmanuel Macron a vraiment dit » : le soutien des Emirats arabes unis dans la polémique sur les caricatures

Ce soutien est venu du ministre des affaires étrangères émirati, dans un entretien au journal allemand « Die Welt » au sujet des caricatures du prophète Mahomet.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 01h28, mis à jour à 10h29

 

Protestations contre Emmanuel Macron et la France, à Lahore, au Pakistan, dimanche 1er novembre.

Les Emirats arabes unis ont pris la défense du président français dans la polémique qui a enflé ces derniers jours dans le monde musulman à son encontre, au sujet des caricatures du prophète Mahomet.

Dans un entretien paru lundi 2 novembre dans le quotidien allemand Die Welt, le ministre des affaires étrangères émirati, Anwar Gargash, a rejeté l’idée selon laquelle Emmanuel Macron aurait exprimé un message d’exclusion des musulmans.

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« Il faut écouter ce que Macron dans son discours a vraiment dit, il ne veut pas de ghettoïsation des musulmans en Occident et il a tout à fait raison », a-t-il déclaré. Les musulmans doivent mieux s’intégrer, et l’Etat français est en droit de chercher des moyens d’y parvenir tout en luttant contre le radicalisme et l’enfermement communautaire, a ajouté le chef de la diplomatie.

Les protestations antifrançaises dans certains pays musulmans ont éclaté en réaction aux déclarations d’Emmanuel Macron défendant le droit à la caricature au nom de la liberté d’expression. Il réagissait à la décapitation, le 16 octobre,par un islamiste d’un enseignant français qui avait montré à ses élèves des caricatures du prophète de l’islam, en plein procès de l’attentat de 2015 contre Charlie Hebdo.

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Une récupération politique d’Erdogan

Pour le ministre émirati, la controverse est surtout le résultat d’une récupération politique orchestrée par le chef de l’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan.

« En tant que musulman, je me sens offensé par certaines caricatures », précise M. Gargash. « Mais en tant que personne réfléchie, je vois les politiques qui sont menées autour de ce sujet. Avec ses attaques contre la France, Erdogan manipule une question religieuse à des fins politiques », dénonce-t-il.

Selon M. Gargash, les propos du président français ont été délibérément sortis de leur contexte. « Dès qu’Erdogan voit une faille ou une faiblesse, il l’utilise pour accroître son influence. C’est seulement lorsqu’on lui montre la ligne rouge qu’il se montre prêt à négocier », a ajouté M. Gargasch.

lemonde.fr

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