Aux États-Unis Donald Trump va gagner selon 7 modèles sur 10.
Personne ne sait qui va gagner l’élection présidentielle américaine du mardi 5 novembre. Néanmoins, parmi tous les modèles, plateformes et instituts qui s’essayent à prédire le nom du gagnant, une tendance se dégage : les indicateurs économiques penchent plus vers une victoire de Kamala Harris, tandis que les sondages et les marchés penchent plus vers Donald Trump.

1 — Polymarket : Trump
La plateforme en ligne Polymarket, fondée en 2020, est le plus grand marché de prédiction au monde. Bien qu’elle soit basée à New York City, les citoyens américains n’ont pas la possibilité d’y placer des paris.
Avec plus de 2,7 milliards de dollars de paris engagés sur le vainqueur de l’élection présidentielle américaine, il s’agit du marché le plus important de la plateforme. L’an dernier, les paris relatifs à une réapparition du submersible Titan avaient attiré 2,2 millions de dollars de paris1.

Au 31 octobre, soit 5 jours avant l’élection présidentielle américaine, les parieurs de la plateforme anticipent une victoire de Trump à 65 % contre 35 % pour Harris. Polymarket est très sensible aux événements externes, peu importe s’ils sont susceptibles ou non d’influer réellement sur le vote : suite à la tentative d’assassinat de Trump en Pennsylvanie, le 14 juillet, la cote d’une victoire de Trump a progressé de 12 points — sans signe clair que celle-ci conduirait à une hausse du vote en sa faveur dans les swing states.
Depuis le début du mois, la cote d’une victoire de Trump a progressé de 15 points, alors que les sondages demeurent très serrés et n’indiquent pas de progression claire du candidat républicain.
2 — RealClearPolitics : Trump
RealClearPolitics est l’un des principaux agrégateurs de sondages aux États-Unis. Comme la plupart des plateformes réalisant des projections des résultats des élections américaines, RCP s’est trompé en 2016, anticipant une large victoire d’Hillary Clinton. La plateforme a cependant correctement anticipé une victoire de Joe Biden quatre ans plus tard (avec 319 grands électeurs, soit 17 de plus que le nombre effectivement remporté par Biden).

3 — FiveThirtyEight : Trump
FiveThirtyEight, lancé en 2008 par l’analyste électoral Nate Silver puis transféré sur ABC News dix ans plus tard, est probablement l’agrégateur de sondages américain le plus suivi. Le site met à disposition un classement des instituts de sondage dont la qualité est prise en compte dans les moyennes que le site utilise ensuite pour ses modèles.

Selon la dernière mise à jour du modèle au 30 octobre, qui prend également en compte des données économiques et démographiques en addition des sondages, Trump devrait remporter l’élection, mais avec une marge plus faible au collège électoral que celle anticipée par RCP : 272 grands électeurs, contre 266 pour Harris.
4 — 270towin : Trump
L’agrégateur de sondages et simulateur de cartes électorales 270towin anticipe également une victoire de Trump avec une marge « confortable » de 17 grands électeurs. Le collège électoral est ainsi identique à celui de RCP, qui prévoit une victoire de Trump dans la majorité des swing states.

Il est à noter que le site estime l’avance de Harris dans le Michigan à 1,7 point contre 0,4 pour RCP. Les marges des deux candidats dans les autres États les plus compétitifs sont similaires à celles de RealClearPolitics.
5 — Bitcoin : Trump
Vraisemblablement plus par opportunisme que réelle conviction, Donald Trump a affiché un soutien total en faveur du secteur des cryptomonnaies, et particulièrement du Bitcoin, au cours de la campagne. En mai, le républicain affirmait que les Démocrates voulaient « mettre fin aux cryptomonnaies », avant de devenir le premier candidat à l’élection présidentielle — aux côtés de Robert F. Kennedy Jr., qui s’est désisté depuis pour soutenir Trump — à prononcer un discours lors de la conférence annuelle dédiée au Bitcoin qui s’est tenue fin juillet.

Le cours du Bitcoin enregistre de bonnes performances depuis le début du mois de septembre, passant d’environ 60 000 à 72 000 $ au 31 octobre. Si la valeur des cryptomonnaies est soumise à de fortes variations peu importe qu’il y ait ou non une élection, on peut voir dans cette hausse du cours un signe de confiance des investisseurs quant à une victoire de Donald Trump le 5 novembre. Le Bitcoin a frôlé le 29 octobre son niveau le plus élevé jamais atteint, 73 750 $, établi en mars dernier.
6 — Action Truth Social (DJT) : Trump
Mardi 29 octobre, le cours de l’action du réseau social lancé par Donald Trump en février 2022, Truth Social (Trump Media & Technology Group Corp), a atteint son plus haut niveau depuis mai, à 51,51 $ l’action, avant de subitement rechuter le lendemain juste au-dessus des 40 $. Pendant un temps, la valorisation de celui-ci a dépassé celle de Twitter (X Holdings), qui se situe autour de 9,4 milliards de dollars, et du New York Times (9,18 milliards).

Le prix de l’action DJT suit de près les marchés de prédiction. Selon S3 Partners, le DJT sert de « proxy » pour l’élection, bien que son cours soit influencé par d’autres facteurs2. La fortune personnelle de Trump est également étroitement liée à la campagne et à sa carrière politique : à 10,7 milliards de dollars de valorisation boursière, les parts de Trump étaient estimées à environ 6 milliards — soit environ la moitié de sa valeur nette.
7 — The New York Times : Trump
Avec près de 9 millions d’abonnés, le New York Times est, de loin, le journal le plus lu aux États-Unis. Selon ses projections, Donald Trump devrait être en mesure de remporter une majorité des swing states parmi ceux octroyant le plus grand nombre de grands électeurs au collège électoral : Pennsylvanie (19), Caroline du Nord (16), Géorgie (16) et Arizona (11).

TRUMP 281 votes HARRIS 241 Incertain 16
Les sondages étant trop serrés dans le Wisconsin et le Nevada, selon l’agrégateur alimenté par le journal, il n’est pas possible à ce stade de dire vers quel bord ces deux États pencheront le 5 novembre. Il convient de noter que, lors de la précédente élection présidentielle, le New York Times s’était trompé de 9 points pour les résultats du scrutin dans le Wisconsin.
8 — The Economist : 50/50
Depuis sa dernière mise à jour mercredi 30 octobre, le modèle de projection du collège électoral de The Economist anticipe un scrutin impossible à départager : les deux candidats sont tous deux crédités de 50 % de chance de victoire. Kamala Harris disposerait cependant d’une courte avance de 2 grands électeurs au collège électoral au 31 octobre — selon la médiane.

The Economist précise que, si les estimations sont très serrées, les prévisions « donnent deux chances sur cinq que le candidat gagnant obtienne plus de voix électorales que Joe Biden en 2020 ou que Trump en 2016 »3.
9 — Allan Lichtman : Harris
Allan Lichtman est un historien américain qui enseigne à l’American University. En 1981, celui-ci publie aux côtés de l’universitaire russe Vladimir Keilis-Borok un article dans la publication scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences, dans lequel Lichtman estime que « le résultat des élections présidentielles américaines de 1860 à 1980 suit certains schémas réguliers qui peuvent être décrits phénoménologiquement par de simples paramètres intégraux »4.
Cet article donne par la suite naissance à un modèle statistique intitulé « Les 13 clefs », qui permettrait de prédire correctement les gagnants de chaque élection présidentielle américaine. Celui-ci consiste en une combinaison de facteurs d’ordre politique, économique, sociaux, mais également des critères laissés à l’appréciation de Lichtman comme le « charisme des candidats » ou les « succès ou échecs militaires/dans les affaires étrangères ». Ce dernier revendique ne s’être jamais trompé depuis 1984, mis à part en 2000. Depuis début septembre, Lichtman anticipe une victoire de Kamala Harris, après avoir annoncé une victoire de Joe Biden au début d’année5.
10 — S&P500 : Harris
Un autre modèle statistique reposant sur la performance des actions américaines permettrait également de « prédire » qui serait le gagnant de l’élection du 5 novembre. Selon le courtier américain LPL Financial : « depuis 1928, chaque fois que l’indice S&P 500 a été positif au cours des trois mois précédant une élection, le parti au pouvoir est resté à la tête de la Maison-Blanche dans 80 % des cas (12 élections sur 15). En revanche, lorsque le marché était en baisse au cours des trois mois précédant une élection, le parti sortant a perdu les élections huit fois sur les neuf dernières fois »6.
Sources
- Will the missing submarine be found by June 23 ?, Polymarket.
- DJT Squeeze Risk Heightened as Election Approaches Amid Rising Short Interest, S3 Research Team, 29 octobre 2024.
- « Why Kamala Harris’s chances of victory just jumped », The Economist, 30 octobre 2024.
- LICHTMAN, Allan J. et KEILIS-BOROK, Vladimir I., « Pattern recognition applied to presidential elections in the United States, 1860-1980 : Role of integral social, economic, and political traits », Proceedings of the National Academy of Sciences, 1981, vol. 78, n°11, p. 7230-7234.
- LICHTMANS, Allan J., « The Keys to the White House : The Outlook for 2024 », Social Education, 2024, vol. 88, n°1, p. 6-10.
- dam Turnquist, Can Stocks Predict Another Election Outcome ?, LPL Financial, 1er août 2024.
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En pratique, soit il gagne soit il perd et alors dans ce dernier cas c’ est la catastrophe!
Catastrophe est un mot bien dûr. Le soutien de Biden à Israël est flagrant. Les livraisons de F35, de défense antiaérienne TAAD,, le déploiement de porte-avions de classe Nimitz avec escadre, comme de B52 sur la région, tout cela ne va pas contre les intérêts d’Israël. Les Américains se sentent concernés au plus haut degré par cette guerre d’Israël contre l’iran est ses proxys, ils voient parfaitement que derrière cette guerre il y a la Russie, la Chine, la Corée du nord, et d’autres pays du bloc des Brics et du Sud-global. Cette guerre peut donc devenir mondiale, aussi cherchent-ils à en contrôler le développement. En Europe, l’Allemagne et l’Angleterre suivent, et.l’Allemagne livre de l’armement à Israël, mais la France de Macron n’y croit pas au risque de guerre mondiale, jugeant que la Chine et la Russie ne sont pas dans l’état d’une telle guerre. De toutes manières, la France de Macron n’est sûrement pas dans l’état de faire face. Dans tous les cas, Biden n’est, sauf erreur, jamais revenu sur les décisions de Trump concernant Israël et l’iran, et Harris, si elle est élue, ne pourra que poursuivre la politique qu’elle a appliquée en tant que vice présidente. Malgré-tout, je maintiens qu’il est grand temps pour Israël de chercher à devenir une puissance réelle, indépendante de toute coterie en matière d’armement, et donc invulnérable aux pressions étrangères.
L’ avenir semble plus inquiétant, plus sombre qu’ Asher Cohen l’ affirme. Israel est isolé, deux États officiellement le soutiennent encore. La jeunesse américaine semble peu sioniste, la minorite noire et la minorité musulmañe également. Harris peut inverser ses alliances, en particulier dans ses relations avec Israel, selon les besoins électoralistes.
Les Juifs doivent, par principe, ne compter que sur eux-mêmes, c’est la prescription de nos prophètes, qu’ils ont toujours pratiquée depuis des millénaires, sinon nous n’existerions plus en tant que peuple, depuis longtemps. Se plaindre de l’isolement d’Israël est le langage des faibles et des irresponsables, et ce n’est pas vraiment Juif. Soit Israël est un état souverain, soit c’est un vassal des États-Unis. Nous n’avons pas besoin pour nous développer, que la jeunesse américaine, les minorités noire et musulmane, soient sionistes. Tout cela ne sont que des constructions et manipulations politiques cherchant à maintenir Israël dépendant des États-Unis et sous contrôle de l’Europe antisémite. Si une fois élue, Kamala Harris inversait la politique pro-israélienne qu’elle a appliquée en tant que vice présidente, elle révèlerait alors une absence d’intégrité à ses convictions et ses valeurs, et dans l’Amérique protestante cette grave irrationalité serait balayée avant-même les élections de mi-mandat. Ce sont souvent les Askénazim qui raisonnent en assistés, irrationnels, irresponsables et non-intègres.
L’avenir s’annonce violent du fait du risque de guerre mondiale, qui vient probablement à moyen terme, entre l’Occident d’un côté, les Brics et le Sud-Global de l’autre. Mais si Israël gagne ses guerres locales et cultive son indépendance, il aura tiré son épingle du jeu et laissé les autres s’entretuer.