L’Irak est à la recherche de matériel radioactifs « très dangereux » volé l’année dernière, selon un document du ministère de l’environnement et de sept responsables de la sécurité, de l’environnement et de différentes provinces qui craignent qu’elle pourrait être utilisée comme une arme s’il se confirmait que ce matériel a été volé par Daesh.

Le matériau, stocké dans un étui de protection de la taille d’un ordinateur portable, a disparu en Novembre dans une installation de stockage près de la ville méridionale de Bassorah appartenant à la société pétrolière américaine Weatherford, selon le document qui a fuité et obtenu par Reuters contenant des informations confirmées par des hauts fonctionnaires.

Un porte-parole du ministère de l’Environnement de l’Irak a dit qu’il n’était pas autorisé à aborder la question,  invoquant des préoccupations de sécurité nationale. Un porte-parole Weatherford en Irak a refusé de commenter, et le siège de Houston de l’entreprise n’a pas répondu aux demandes répétées des journalistes réclamant des commentaires.

 

Le matériau volé, qui utilise les rayons gamma pour détecter les défauts des matériaux utilisés pour les pipelines de pétrole et de gaz dans un processus appelé radiographie gamma industrielle, appartient à la société Turque SGS Istanbul, selon le document et les fonctionnaires.

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Un responsable SGS en Irak a refusé de commenter et renvoyé Reuters à son siège turcs, qui ne répondent pas aux appels téléphoniques.

Le document, datant du 30 novembre 2015 et adressé au Centre du ministère pour la prévention de la radiation, décrit le vol d’une «source radioactive très dangereuse d’Ir- 192 avec une activité hautement radioactive, dans un dépôt situé dans la zone de Rafidhia dans la province de Bassorah appartenant à Weatherford».

Un haut responsable du ministère de l’Environnement de la ville de Bassorah a déclaré sous couvert d’anonymat à Reuters que le dispositif contenait jusqu’à 10 grammes de capsules d’Ir-192, un isotope radioactif d’iridium notamment utilisé pour traiter les cancers.

Le matériau est classé dans la catégorie 2 par l’Agence internationale de l’énergie atomique, ce qui signifie qu’il peut être fatal à toute personne se trouvant à proximité, en quelques jours, voire quelques heures seulement. Le document du ministère a déclaré qu’il posait un risque de lésions corporelles et de l’environnement des effets nocifs ainsi comme une menace à la sécurité nationale.

Un responsable de la sécurité, sous couvert d’anonymat, a déclaré : «Nous craignons que les éléments radioactifs qui constituent ces matériaux soient tombés entre les mains de Daech.»

«Ils [les combattants de l’EI] pourraient tout simplement l’attacher à des explosifs pour fabriquer une bombe radioactive», a-t-il ajouté.

Jusqu’à présent, rien n’indique que le matériau soit tombé entre les mains de l’Etat islamique, les combattants de Daech n’étant pas présents dans cette partie de l’Irak. Néanmoins, l’EI a déjà fait usage d’armes chimiques.

Daech a en effet attaqué les forces kurdes au gaz moutarde lors d’une bataille près d’Erbil, la capitale de la région autonome des Kurdes en Irak, en août dernier. A l’issue de cette attaque, 35 soldats étaient tombés gravement malades.

Le genre de bombe qui pourrait être fabriquée à l’aide des matériaux volés combine des matières nucléaires avec des explosifs conventionnels pour contaminer une zone par le rayonnement, contrairement à une arme nucléaire, qui utilise la fission nucléaire pour déclencher une explosion beaucoup plus puissante.

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Un responsable de la sécurité en charge de l’enquête a suggéré que les auteurs du vol avaient une connaissance précise de la façon d’utiliser ce matériel et des moyens d’accéder à l’établissement où le vol a eu lieu. En effet, selon lui, il n’y a pas eu d’effraction.

Un des responsables des opérations pour la société de sécurité irakienne Taiz, qui a été engagé pour protéger l’installation, a refusé tout commentaire.

Un porte-parole du commandement des opérations de Bassorah, responsable de la sécurité de la province, a déclaré que la police, l’armée, ainsi que les forces de renseignement travaillaient «jour et nuit» pour localiser le matériel dérobé.

Un directeur des opérations pour la société de sécurité irakienne Taiz, qui a été engagé pour protéger l’installation, a refusé de commenter, citant instructions des autorités de sécurité irakiennes.

L’armée et la police ont la responsabilité de la sécurité dans le sud du pays, où des milices chiites soutenues par l’Iran et les gangs criminels opèrent également.

Reuters

2 Commentaires

  1. Qu’ attend t’ on pour envoyer la notre sur ces connards, une toute petite de 2 ou 3 méga tonnes.
    tous les états enfilent des perles jusqu’au jour ou ces porcs vont envoyer leur petit pétard, qui comme par hasard ,est made in turquie, des belles ordures ceux là, ils bouffent à tous les râteliers.
    désolé pour les dommages collatéraux, ils pourront portez plainte contre leurs coreligionnaires.

    • La bombe nucléaire n’est pas une arme conventionnelle qu’on est en droit de sortir lorsque cela nous chante, si tel doit être le cas, il serait même très dangereux que ce soit Israel qui en soit l’origine.
      Sachant que le Pakistan et la Turquie (qui soutiennent respectivement Al Qaïda et Daesh) détiennent aussi ce type d’armement et que la Turquie aurait à souffrir des conséquences d’une ogive nucléaire sur Raqqa (c’est pas vraiment très loin), je pense qu’on aurait là la bonne recette pour une Apocalypse nucléaire de grande envergure.

      Daesh doit être rasé, purement et simplement.

      Pour ce faire, il faut arrêter de croire que de simples bombardements feront l’affaire (ils ne parviennent tout juste qu’à contenir le phénomène) et commencer à détruire les puits de pétrole utilisés par cette organisation qui, une fois sans le sou, ne tiendra pas plus de 3 mois.

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