Les pays exhortent leurs ressortissants à quitter le Liban alors que les craintes de guerre au Moyen-Orient augmentent.
Plusieurs pays ont exhorté leurs ressortissants à quitter le Liban alors que les craintes d’un conflit plus large au Moyen-Orient grandissent.
Les États-Unis ont déclaré qu’ils devraient le faire sur « n’importe quel billet disponible ».
L’Iran a promis de « sévérer » les représailles contre Israël, qu’il tient pour responsable de la mort du chef politique du Hamas Ismaïl Haniyeh mercredi à Téhéran. Israël n’a pas fait de commentaire. Son assassinat intervient quelques heures après celui du chef du Hezbollah, Fouad Shukr, à Beyrouth.
Les responsables occidentaux craignent que le Hezbollah, une milice et un mouvement politique soutenus par l’Iran et basés au Liban, puisse jouer un rôle clé dans de telles représailles, ce qui pourrait à son tour déclencher une grave réponse israélienne.
Les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis et d’autres pays occidentaux continuent de tenter de désamorcer les tensions dans la région.
Mais en réaction à ces inquiétudes, les États-Unis, le Royaume-Uni, la Suède, la France, le Canada et la Jordanie ont exhorté leurs citoyens à quitter le Liban dès que possible, alors qu’un nombre croissant de vols sont annulés ou suspendus dans le seul aéroport commercial du pays, à Beyrouth.
Les craintes d’une escalade des hostilités qui pourrait engloutir le Liban sont à leur plus haut depuis que le Hezbollah a commencé ses attaques contre Israël, un jour après les attaques meurtrières du Hamas contre le sud d’Israël le 7 octobre, en soutien aux Palestiniens de Gaza.
La plupart des violences ont été circonscrites aux zones frontalières, les deux camps ayant indiqué ne pas être intéressés par un conflit plus large.
Le Hezbollah a cependant promis de répondre à l’assassinat de Shukr, qui a eu lieu à Dahiyeh, le bastion du groupe dans la banlieue sud de Beyrouth. Dimanche, le Hezbollah a lancé des dizaines de roquettes sur la ville de Beit Hillel, dans le nord d’Israël, vers 00h25 heure locale (21h25 GMT samedi). Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent le système de défense aérienne israélien Iron Dome intercepter les roquettes. Aucune victime n’a été signalée.
L’armée de l’air israélienne a réagi en frappant des cibles dans le sud du Liban. Dimanche matin, deux personnes ont été tuées dans une attaque au couteau dans la ville israélienne de Holon. L’agresseur a ensuite été « neutralisé », a indiqué la police.
Dans un communiqué publié samedi, l’ambassade des États-Unis à Beyrouth a déclaré que ceux qui choisissent de rester au Liban devraient « préparer des plans d’urgence » et être prêts à « rester sur place pendant une période prolongée ».
Le Pentagone a déclaré qu’il déployait des navires de guerre et des avions de combat supplémentaires dans la région pour aider à défendre Israël contre d’éventuelles attaques de l’Iran et de ses mandataires, une stratégie similaire à celle adoptée en avril, lorsque l’Iran a lancé plus de 300 missiles et drones sur Israël en représailles à une attaque contre son complexe diplomatique en Syrie.
Le Royaume-Uni a annoncé qu’il enverrait du personnel militaire supplémentaire, du personnel consulaire et des agents des forces frontalières pour aider à toute évacuation. Elle a exhorté les citoyens britanniques à quitter le Liban pendant que les vols commerciaux sont en cours. Deux navires militaires britanniques sont déjà dans la région et la Royal Air Force a mis des hélicoptères de transport en alerte. Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a déclaré que la situation régionale « pourrait se détériorer rapidement ».
Israël a continué de frapper Gaza samedi
Lors d’un entretien téléphonique avec le chef de la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères par intérim, Ali Baqeri Kani, a déclaré que l’Iran « utiliserait sans aucun doute son droit inhérent et légitime » de « punir » Israël.
Vendredi, un présentateur de la télévision d’État iranienne a averti que « le monde serait témoin de scènes extraordinaires ». Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a prévenu les Israéliens que « des jours difficiles nous attendent… Nous avons entendu des menaces de toutes parts. Nous sommes prêts à faire face à n’importe quel scénario ».
Les tensions entre Israël et l’Iran se sont intensifiées avec la mort de 12 enfants et adolescents lors d’une frappe sur le plateau du Golan occupé par Israël. Israël a accusé le Hezbollah et a promis des représailles « sévères », bien que le Hezbollah ait nié toute implication.
Quelques jours plus tard, Shukr, un proche conseiller du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, a été tué dans une frappe aérienne israélienne ciblée à Beyrouth. Quatre autres personnes, dont deux enfants, ont également été tuées.
Quelques heures plus tard, le chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, principal soutien du mouvement, était assassiné en Iran. Il se trouvait en visite dans le pays pour assister à l’investiture du nouveau président iranien, Massoud Pezeshkian.
Le guide suprême de l’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a déclaré qu’Israël subirait une « punition sévère » pour ce meurtre.
L’assassinat de Haniyeh a porté un coup dur aux négociations pour un cessez-le-feu et la libération des otages à Gaza, principal espoir de désamorcer les tensions le long de la frontière entre le Liban et Israël.
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Il ne faut surtout pas sous-estimer nos adversaires, bévue que les israéliens ont commise face au hamas, mais il faut aussi reconnaître que l’Iran, le hezbollah et les houthis sont des tigres en papier. Ils ne peuvent qu’envoyer des missiles sur Israël, et s’ils avaient des plans d’attaque de l’État Juif, ils les auraient déjà mis en action. Ces ennemis n’ont pas les moyens militaires de faire face à une attaque israélienne, pas de force aérienne ni de blindés efficaces. Ils ont des capacités de nuisance, mais ne sont pas de réelles puissances, ils ne font pas le poids, grandes gueules et pissent pas loin. Tout le Monde sent venir, après Gaza, l’invasion israélienne du Sud-Liban, puis des bombardements de l’Iran et du Yémen, d’ailleurs plusieurs états demandent à leurs ressortissants d’éviter le Liban, c’est que cela va barder dans la zone.