Daesh menace New York et génère la panique à travers le monde. Le Raid français sur Saint-Denis a bénéficié de la coopération des services de renseignements marocains. 

La panique au djihadisme propagée à travers le monde ne connaît aucun répit depuis qu’une série de massacres terroristes « extérieurs » ont été revendiqués par l’Etat Islamique – Daesh en moins d’un mois. Après les atrocités de Paris, du Sinaï et de Beyrouth, les services de renseignements antiterroristes voudraient ne plus prendre aucun risque. Jeudi 19 novembre, Daesh a menacé de commettre des attentats-suicide en plein Times Square, l’endroit emblématique de New York, en décrivant un terroriste-suicide enlevant la fermeture-éclair de son manteau pour dévoiler une ceinture d’explosifs. La police de New York a déployé de toute urgence une vaste équipe des opérations spéciales sur les lieux à titre de précaution.

Cependant, on a aussi assisté mercredi à une rare percée dans les recherches largement infructueuse des Français pour retrouver le réseau à l’origine du massacre de 132 personnes en plein Paris, le 13 novembre, grâce à un tuyau des renseignements marocains, permettant à une équipe d’intervention antiterroriste (Raid, BRI) de mettre la main sur au moins spet suspects, après une bataille rangée de près de 7 heures durant.

Mais, dans l’ensemble, les fausses alertes abondent depuis l’agression terroriste sur Paris, maintenant les autorités sécuritaires dans l’obligation de courir en tous sens, faisant atterrir ou empêchant quotidiennement des avions de passagers de décoller, bloquant les autoroutes, faisant des descentes dans des églises ou évacuant des centres commerciaux et des arènes sportives à la moindre suspicion de menace, qu’il s’agisse d’un paquet non réclamé ou d’un message vidéo. Le trafic aérien franco-américain, le métro de Londres, l’aéroport de Copenhague et une autoroute belge ont tous été interrompus cette semaine.

Les cerveaux qui dirigent les actions terroristes ont calculé que même un ratio d’un attentat réel pour 500 fausses alertes est bien suffisant pour maintenir les sociétés occidentales et les autres dans un état de pic d’hystérie insupportable, interrompre la vie courante et contraindre les dirigeants occidentaux nerveux et leurs agences de sécurité à rester dans un déséquilibre permanent à courir en tous sens et sans but.

En terrorisant l’Occident, Abu Bakr al Bagdadi et ses lieutenants de l’Etat Islamique – Daesh ont surpassé Al Qaïda en matière de ruse maligne à l’état pur, d’actes barbares et de menace universelle, générant un pic de panique mondiale jamais enregistré auparavant, même après les attentats du 11 septembre en Amérique il y a quatorze ans. Reconnaissant la maîtrise de Daesh dans l’art criminel du terrorisme, le chef d’Al Qaïda, Ayman Al-Zawahiri a diffusé une vidéo le 16 novembre, appelant les deux organisations islamistes mondiales à conjuguer leurs forces et mutulaiser leurs réseaux.

Les services de renseignements et de sécurité d’Occident et de Russie cherchent désespérément à recruter des éléments de renseignements intérieurs au sein de Daesh, qui s’avère quasiment imperméable aux tentatives d’infiltration. Les épisodes de Sharm El Sheikh et Paris démontrent, une fois encore, que sans renseignements préalables, il s’est avéré impossible de s’adapter à une guerre contre ce genre de groupes djihadistes.

Une brèche rare dans le monde a conduit au raid de mercredi contre un appartement à Saint Denis, près de Paris, où se cachaient plusieurs membres du réseau qui a commis les attentats à Paris. Les forces spéciales d’intervention rapide de la BRI, qui est spécialisé dans les techniques de guérilla urbaine, ont mené une violente bataille de plus de 7 heures d’affilée contre les terroristes, qui a ébranlé la totalité de la rue et de ses environs, essentiellement peuplés d’immigrés originaires d’Afrique du Nord. Elle s’est achevée par au moins sept arrestations et deux morts. Ils comprenaient une femme, Hasna A. (Aït Aboulassem) qui a déclenché sa ceinture d’explosifs, ce qui en soi constitue un indice qu’elle était déjà prête pour le prochain attentat terroriste (à la Défense ou à Roissy?), et Abdel Hamid Abaaoud, l’homme identifié comme le cerveau derrière la vague de terreur sur Paris le 13 novembre, mais aussi « officier »-traitant de Mehdi Nemmouche au Musée Juif de Bruxelles, le 24 mai 2014, et de la tentative d’attentat dans le Talys, par Ayoub El-Khazzani, le 21 août 2015. L’enquête ADN a confirmé sa présence à ce moment-là et son élimination.

Les experts médico-légaux français ont identifié Abaaoud grâce aux échantillons ADN recueillis. Citoyen français d’origine marocaine né en Belgique, il combattait en Syrie avec Daesh avant de revenir en France pour massacrer ses concitoyens non-musulmans.

Les sources antiterroristes de Debkafile révèlent que cette opération a été rendue possible grâce à des renseignements exacts fournis par la DST marocaine (Direction de  Surveillance du Territoire), envoyés aux services de renseignements français sur le moment exact et l’appartement prévu pour la réunion des membres du groupe. La DST marocaine maintient un réseau extensif d’informateurs et de collaborateurs dans les banlieues musulmanes de Paris.

Mais pour l’essentiel, les Français, comme presque toutes les autres agences antiterroristes, tâtonnent dans le noir et sans réel recours pour détecter ou déjouer la prochaine vague de terreur. Manquant d’une fenêtre d’accès au sein des communautés musulmanes de France, le Président François Hollande a ordonné aux renseignements français réticents de chercher à mieux coopérer avec leurs homologues marocains.

Cela a constitué la clé du succès français à pointer au moins 7 terroristes vivants comme sources potentielles de qualité dans l’afflux de données qui permettront de découvrir leurs camarades terroristes qui conspirent en vue des prochains attentats avant qu’ils ne puissent frapper. Mais des milliers de partisans radicalisés de Daesh demeurent non-identifiés parmi les millions de Musulmans et futurs convertis vivant en Occident.

Les organismes de propagande de l’Etat Islamique – Daesh font tous les efforts possibles pour maintenir très élevé le niveau de panique. Mercredi 18 novembre au soir, les réseaux sociaux associés aux djihadistes ont diffusé la photo d’une canette de Schweppes, boisson douce, avec ce qui est apparu comme un fusible et un détonateur, décrits comme l’engin explosif improvisé qui aurait explosé le 31 octobre à l’intérieur de l’avion de ligne russe au-dessus du Sinaï, tuant 224 personnes à bord.

Il y avait aussi des photos de passeports russes qu’on prétend avoir été éparpillés autour de la scène du crash, montrées comme des preuves que les terroristes ont réussi à se trouver sur la scène de crime, avant les services de secours et enquêteurs égyptiens et russes…

Nos sources de l’antiterrorisme appellent à la prudence et disent que ces images peuvent avoir été diffusées pour brouiller les pistes et désorienter les enquêteurs du désastre, tout en conservant les terroristes djihadistes au centre de l’attention mondiale.

DEBKAfile Reportage Spécial 19 Novembre 2015, 11:07 AM (IDT)

debka.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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Comment les services marocains ont sauvé Paris d’un autre attentat

Après les attentats meurtriers du vendredi 13 novembre, Paris allait être la cible d’une autre tuerie aveugle. Les services de renseignement marocains ont livré de précieuses informations à leurs homologues français pour débusquer le commando terroriste de Saint Denis.

Le Lundi 16 novembre au matin dans les locaux de la Direction Générale des Etudes et de Documentation à Rabat, c’est la stupeur. Les responsables de l’espionnage marocain n’en reviennent pas. Les informations qui tombent depuis le weekend sont alarmantes. Elles proviennent de Belgique, de Hollande et d’Espagne et semblent toutes indiquer que le carnage du vendredi 13 n’était que le début d’une série d’attentats sans précédent qui devraient encore frapper l’Europe, et principalement Paris. L’heure est grave. Toute erreur pourrait se payer cash. Tout retard également. Des dizaines de morts, voire plus. Le scénario catastrophe tant redouté par la communauté internationale du renseignement est en train de se réaliser. Et il aura pour terrain Paris.

Le Maroc aux avant-postes 

En effet, selon les informations en possession des Marocains, le tête pensante des attentats de vendredi le belge Abdelhamid Abaoud est toujours dans la capitale française et se prépare à lancer de nouveaux commandos contre des cibles « commerciales ». C’est une véritable course contre la montre qui s’engage. Tous les réseaux sont sollicités… les « indicateurs belges » de la DGED sont particulièrement actifs. Cela fait une décennie que Rabat surveille étroitement les réseaux jihadistes dans le Benelux. Cela a même causé à maintes occasions des coups de froids entre le royaume et le couple Pays Bas-Belgique. Amsterdam et Bruxelles regardaient d’un mauvais œil l’activisme des services marocains sur leur territoire, quand Rabat se plaignait du laxisme sécuritaire de ces deux pays.

Mais en ces moments cruciaux, les reproches sont rangés aux placards. La Belgique confirme la « piste Abaoud » que les Marocains tiennent depuis le début. A Paris, les téléphones trouvés après la tuerie de vendredi et les écoutes livrent quelques secrets et confortent les informations transmises par le Maroc. Selon plusieurs sources, certains prêcheurs radicaux d’origine marocaine, très actifs dans les quartiers de Bruxelles et qui sont « marqués à la culotte » par le royaume chérifien, livrent à leurs insu des informations capitales.

Le mardi 17 novembre dans la journée, les choses se précisent. Les Marocains transmettent à leurs amis français une information capitale. Le commando qui s’apprête à entrer en action est décidé et lourdement armé. Il a élu domicile à Saint Denis, non loin de l’un des funestes théâtres des attentats qui ont fait 132 morts.  De leurs côté, les Français ont également énormément avancé. Il n’est plus question d’attendre. Une intervention doit être menée le plus rapidement. Il n’est pas question de le faire en pleine journée. Cela risque de mettre en péril plusieurs vies et ôterait l’effet de surprise aux forces de police. Peu de gens sont mis dans la confidence. Même le président n’est mis au courant qu’à l’heure H. L’opération est une réussite. Elle a permis de déjouer un « méga-attentat » qui aurait fait selon des sources bien informées plus de morts que ceux du vendredi dernier.

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