French President Emmanuel Macron (C) gestures next to German Chancellor Angela Merkel (R) and Chinese President Xi Jinping (L) following their meeting at the Elysee Palace in Paris on March 26, 2019. - The leaders of China, France, Germany and the EU were set to meet in Paris on March 26 for "unprecedented" talks on how to improve ties, despite growing jitters over Beijing's massive investments in Europe. (Photo by ludovic MARIN / AFP) (Photo credit should read LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)

Photo : Le président français Emmanuel Macron (au centre) et la chancelière allemande Angela Merkel (à droite) rencontrent le président chinois Xi Jinping à Paris le 26 mars 2019. (Photo by Ludovic Marin/AFP via Getty Images)

Coronavirus: les dirigeants européens plient devant la Chine

par Soeren Kern  •  11 mai 2020
  • Le comportement équivoque des dirigeants européens ne reflète pas seulement la faiblesse géopolitique de l’Europe et sa dépendance économique excessive vis-à-vis de la Chine ; il renvoie aussi à un vide moral qui les amène à ne jamais défendre les valeurs occidentales.

  • Entre-temps, le gouvernement français a autorisé le groupe de télécommunications chinois Huawei à équiper partiellement son futur réseau mobile 5G. Cette concession a eu lieu juste après que la Chine a menacé les entreprises européennes de représailles sur le marché chinois.
  • « Aucun pays doté d’une once de respect de soi ne peut laisser ce comportement impuni. J’ai déjà suggéré quelques mesures destinées à punir politiquement le régime sans nuire au peuple chinois : annuler l’accord Huawei ; adopter une loi de type Magnitsky contre les hauts responsables du PCC ; ne pas rater une occasion de défendre les Ouïghours (par exemple, baptiser la rue qui abrite l’ambassade de Chine à Londres du nom d’un prisonnier politique ouïghour) ; et reconnaître Taïwan comme une nation indépendante. Et après mure réflexion, j’ajouterais ceci : accorder la citoyenneté britannique aux Chinois nés à Hong Kong avant le 1er juillet 1997, ainsi qu’à leurs enfants et petits-enfants ». – Le commentateur politique écossais Stephen Daisley.
  • « L’Europe ne tarit pas d’éloges sur la rapidité et l’efficacité de l’économie de marché chinoise ainsi que sur la rigueur de sa gestion de crise. Cette même Europe fait volontiers l’impasse sur le fait que les succès chinois reposent sur un système de surveillance numérique hautement perfectionné qui transpose au XXIe siècle les perversions du KGB et de la Stasi ». – Mathias Döpfner, PDG d’Axel Springer, la plus grande société d’édition d’Europe.
  • « Cette politique allemande pétrie de morale balance ses valeurs par la fenêtre dès qu’il s’agit de la Chine. Ce qui est en jeu ici n’est rien de moins que le type de société dans laquelle nous voulons vivre et notre conception de l’humanité ». – Mathias Döpfner.
  • L’Australie et les États-Unis font campagne pour qu’une enquête indépendante soit ouverte sur les origines de la pandémie de coronavirus. Dans les deux pays, des responsables politiques tentent de déterminer si le virus est d’origine naturelle ou s’il provient d’un laboratoire chinois. Ils exigent aussi du gouvernement chinois qu’il rende compte de ses faits et gestes aux premiers jours de l’épidémie à Wuhan.En Europe, où la pandémie a tué plus de 100 000 personnes et causé des dégâts économiques d’une ampleur inégalée depuis la Seconde Guerre mondiale, les dirigeants politiques ont gardé un silence assourdissant chaque fois qu’a été émise l’idée d’obliger la Chine à rendre des comptes. Une minorité de responsables européens accepte le principe d’une enquête à une date qui reste à déterminer, mais la plupart des autres craignent de défier ouvertement la Chine.

    Le comportement équivoque des dirigeants européens n’est pas seulement le reflet de la faiblesse géopolitique de l’Europe et de sa dépendance économique excessive à l’égard de la Chine ; il renvoie aussi à un vide moral qui les amène à ne jamais défendre les valeurs occidentales.

    Quelques jours après que des fonctionnaires européens aient édulcoré, sur pression de la Chine, un rapport qui listait toutes les tentatives du gouvernement chinois de fuir ses responsabilités, l’ambassadeur de l’UE en Chine, Nicolas Chapuis, a autorisé le gouvernement chinois à tronquer une tribune que lui-même et les 27 ambassadeurs des États membres de l’UE, ont signé. Ce texte destiné à célébrer le 45e anniversaire des relations diplomatiques de l’Union européenne et de la Chine, devait être reproduit dans le China Daily, un quotidien du Parti communiste chinois en langue anglaise. Mais avant publication, les autorités chinoises ont exigé que le texte soit expurgé de toutes références au coronavirus, ses origines et sa propagation.

    Un porte-parole de l’UE a déclaré que la Chine avait été autorisé à réviser l’éditorial parce que Bruxelles « jugeait important de communiquer sur les priorités politiques de l’UE, notamment en matière de changement climatique et de développement durable… ».

    Pendant ce temps, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a approuvé l’idée d’une enquête sur l’origine de la pandémie, mais elle s’est bien gardée de mentionner nommément la Chine, de proposer un comité de pilotage sans parler d’une date de lancement.

    Dans une interview accordée le 1er mai à la chaîne américaine CNBC, Mme von der Leyen a abusé du jargon « diplomatique » dans le but évident de ne pas irriter la Chine :

    « Nul ne peut savoir quand éclatera la prochaine pandémie. Tous, nous souhaitons montrer que la leçon a été retenue, qu’un système d’alerte précoce a été établi auquel le monde entier sera tenu de contribuer ».

    En Suède, la ministre de la santé, Lena Hallengren, s’est montrée un peu plus énergique. Dans une réponse au Parlement le 29 avril, elle a appelé l’Union européenne à enquêter sur l’origine de la pandémie :

    « Quand le Covid-19 sera sous contrôle partout dans le monde, il serait raisonnable et important qu’une enquête internationale indépendante soit menée pour connaître l’origine et la propagation du coronavirus.

    « Il est également important que la gestion du Covid-19 par l’ensemble de la communauté internationale, y compris l’Organisation mondiale de la santé (OMS), soit passée en revue. La Suède est heureuse de soulever cette question dans le cadre de la coopération au sein de l’UE ».

    En France, le président Emmanuel Macron a porté un regard critique sur la gestion de l’épidémie de coronavirus par la Chine. « Étant donnés ces différences, les choix qui ont été faits, et ce qu’est la Chine aujourd’hui, que je respecte, ne soyons pas naïfs au point de dire qu’elle a été bien meilleure dans sa gestion [du coronavirus] », a déclaré M. Macron au Financial Times le 16 avril. « Nous ne savons pas. Il y a manifestement des choses qui se sont passées qu’on ne sait pas » a-t-il ajouté. Il n’a pas demandé l’ouverture d’une enquête.

    Toutefois, le gouvernement français a autorisé la société de télécommunications chinoise Huawei à équiper pour partie le futur réseau mobile 5G de nouvelle génération. Cette ouverture s’est produite après que la Chine ait menacé les entreprises européennes de mesures de rétorsion sur le marché chinois.

Lire la suite: https://fr.gatestoneinstitute.org/16007/coronavirus-europe-chine

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1 Commentaire
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o.icaros

Non, mais… regardez la photo. Le corps est une expression du cerveau. Il n’a pas que le pouce en l’air. Il jubile, il bande