Fausse information sur Brigitte Macron transgenre : la Première dame se pourvoit en cassation.
Brigitte Macron conteste la relaxe en appel de deux femmes ayant propagé sur Internet la rumeur selon laquelle elle est une femme transgenre. Son avocat indique ce lundi son intention de se pourvoir en cassation.
Elles l’ont accusée d’avoir inventé son premier mariage, d’avoir retouché des photos d’elle et d’avoir menti sur son état civil. Natacha Rey et Amandine Roy, jugées en diffamation pour avoir propagé la rumeur selon laquelle Brigitte Macron est un homme, ont été relaxées en appel jeudi 10 juillet.
La Première dame conteste la décision rendue par la cour d’appel de Paris. Son avocat, Jean Ennochi, a indiqué ce lundi à franceinfo son intention de se pourvoir en cassation.
Natacha Rey et Amandine Roy ont propagé sur Internet la rumeur selon laquelle Brigitte Macron était une femme transgenre, une infox devenue virale jusqu’aux États-Unis.
Les deux prévenues ont été relaxées concernant 18 articles mis en cause par Brigitte Macron et son frère, tous deux parties civiles au procès. La cour d’appel de Paris a estimé que la majorité de ces propos n’entraient pas dans le cadre légal de la définition de la diffamation.
Seul un passage faisant référence à un détournement de mineur entrait dans le champ d’application de la loi sur la presse mais la cour a également prononcé une relaxe, cette fois au bénéfice de la bonne foi.
Des dommages et intérêts
En première instance, en septembre dernier, Natacha Rey et Amandine Roy avaient été reconnues coupables et condamnées à une amende de 500 euros avec sursis, ainsi qu’à payer un total de 8 000 euros de dommages et intérêts à Brigitte Macron, et 5 000 euros à son frère Jean-Michel Trogneux, tous deux parties civiles au procès.
Au cœur de cette affaire, une infox resurgissant régulièrement sur les réseaux sociaux depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, selon laquelle Brigitte Macron, née Trogneux, n’aurait jamais existé, mais que son frère Jean-Michel aurait pris cette identité après avoir changé de sexe.
Les deux femmes avaient largement contribué à la faire connaître en 2021, via une longue « interview » de plus de quatre heures où la première, la « médium » Amandine Roy, interrogeait sur sa chaîne YouTube la seconde, Natacha Rey, « journaliste indépendante autodidacte » sur la découverte de cette « tromperie », « escroquerie », de ce « mensonge d’État ».
Dans l’entretien diffusé sur YouTube, les deux femmes diffusaient des photos de Brigitte Macron et de sa famille, évoquaient des interventions chirurgicales qu’elle aurait subies, prétendant qu’elle ne serait pas la mère de ses trois enfants et donnaient des informations personnelles sur son frère.
Plusieurs femmes politiques dans le monde ont déjà fait les frais d’infox à caractère transphobe, comme l’ex-Première dame des États-Unis Michelle Obama, l’ex-vice-présidente américaine Kamala Harris ou l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern.
Le Parisien
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Si cette rumeur (pour employer votre mot) est fausse et porte atteinte à l’équilibre mental de Mme Macron, née Trogneux, il suffit qu’elle se présente en conférence de presse internationale avec son frère et explique que Brigitte et Jean Michel sont deux personnes différentes et diffuse une copie de leurs pièces d’identité. C’est tellement simple à faire que l’on ne peut plus parler de rumeur à propos de gens qui s’ingénient à ne pas vouloir faire des choses simples.
c’est dans l’air des temps modernes, les juges estiment qu’il n’y a rien de négatif à être transgenre … il n’y aurait donc pas de diffamation.
C’est grave ce que vous affirmez. Selon vous la vérité est que Mme Macron serait transgenre, il n’y aurait donc pas de diffamation, mais un mensonge d’État. Les gens vont descendre dans la rue pour protester.
Pourquoi Jforum reprend, brut d’égout, un mensonge du torchon de propagande antijuive « Le Parisien » ?
C’est une affaire bizarre. Il y a une accusation grave et il suffit que Mme Macron publie son extrait de naissance et elle prouve alors qu’il y a diffamation flagrante. De plus, on ne peut pas falsifier l’État civil de la Présidente, et des dizaines de pièces peuvent prouver la vérité, livret de famille, cartes d’identité, passeport, numéro de sécurité sociale, documents scolaires et professionnels, etc. Pourquoi ne le fait-elle pas? Pourquoi la Cour d’appel considère qu’il n’y a pas de diffamation, malgré la gravité flagrante de l’accusation? Où est la vérité? Je ne comprends pas.