« Candidat des banques », « élite déconnectée du peuple » : la classe politique raille la candidature de Macron à la présidentielle

« Candidat des banques », « élite déconnectée du peuple », « traître »… Les politiques n’ont pas épargné Emmanuel Macron après l’annonce de sa candidature.
La candidature d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle actée, les réactions de la classe politique – parfois encourageantes, souvent grinçantes – n’ont pas manqué.
« Une responsabilité historique ». Quelques minutes après l’annonce de l’ancien ministre de l’Economie, sur BFMTV, Benoît Hamon s’est dit « plutôt content qu’il s’engage, avec les idées qui sont les siennes, libérales ». En revanche, le candidat à la primaire de la gauche organisée par le PS estime qu’Emmanuel Macron « porte maintenant une responsabilité historique : le fait qu’il ait choisi d’être candidat hors des primaires, eh bien nous assure de manière à peu près certaine qu’il n’y aura pas de candidat de gauche au second tour des élections présidentielles ».
« Le candidat des banques » pour Le Pen. Devant la presse, Marine Le Pen a fustigé le fait qu’Emmanuel Macron incarne « le candidat des banques ». « Il y en a toujours un », juge-t-elle. « Ils sont un certain nombre sur cette niche ultra-libérale qu’occupe M.Macron mais qu’occupent aussi un très grand nombre de candidats à la primaire de la droite ». La présidente du Front national a par ailleurs affirmé que la candidature de l’ancien ministre ne lui « pose aucun problème ».

Une trahison pour Dupont-Aignan. Plus piquant, Nicolas Dupont-Aignan n’a pas ménagé le nouveau candidat à l’élection présidentielle : « Ce matin dans un centre d’apprentissage de Bobigny, l’apprenti de François Hollande vient de trahir son maître », a-t-il lâché dans un communiqué. Pour le président de Debout la France, « Emmanuel Macron incarne à merveille tout ce que le peuple américain vient de rejeter à travers les urnes : (…) l’élite déconnectée du peuple qui voit en les ouvriers des analphabètes et comme seule condition de réussite le fait de porter un costume-cravate. (…) Voter Macron, c’est faire le choix d’un nouvel emballage pour continuer plus brutalement encore la politique inefficace de François Hollande ».
Un candidat inexpérimenté pour Valls. Il faut « une expérience qui a été éprouvée par le temps » pour gouverner et « refuser les aventures individuelles », a déclaré Manuel Valls peu après l’annonce de candidature de son ancien ministre Emmanuel Macron à la présidentielle. Il a réagi au cours d’un discours à l’université de Cergy-Pontoise en banlieue parisienne, le Premier ministre a plaidé pour une « Nation éducative », plaçant l’éducation au coeur du « projet pour la France » dans un nouveau gage à la gauche après d’autres récentes inflexions de son discours.
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