C’est une victoire pour les islamistes ( ou pour les musulmans suivant la rhétorique que l’on adopte) qui veulent imposer leurs us et coutumes dans l’espace public français. Mais en même temps, comme dirait l’autre, il est impossible de défendre l’immigration, et refuser aux immigrés de vivre comme ils l’entendent. La gauche est pour le multiculturalisme, afin de dissoudre l’identité française qui pour elle n’existe pas. Le centre a toujours été lâche à cause d’un discours humanitaire chrétien qui veut que l’on tende la joue suivant cette expression en référence directe à la Bible, dans laquelle Jésus, selon l’évangile de Matthieu, déclare que face à une humiliation, il faut tendre l’autre joue.

Quand une nation capitule sur ses valeurs pourquoi s’offusquer d’un détail supplémentaire. En fait la France a peur, peur de ne plus être elle-même, et s’accroche à des détails au lieu de résoudre son problème de fond. Beaucoup d’autres pays, qui ne vivent pas cette crainte, ne s’offusquent ni du voile ni du burkini.

Comme souvent ces dernières années, le burkini fait polémique. Cette fois-ci suite à la décision du maire de Grenoble de lever son interdiction dans les piscines de sa ville. Que sait-on sur les origines de ce maillot de bain couvrant qui divise tant ?

Le débat sur le burkini est de nouveau relancé. Ce lundi, le conseil municipal de Grenoble va proposer aux élus de voter l’autorisation du maillot de bain intégral dans les piscines de la Ville. Si le maire Éric Piolle indique que son interdiction dans les piscines municipales est une discrimination, d’autres le voient comme un signe politique de prosélytisme religieux qui enferme la femme ou tout simplement comme une tenue qui ne respecte pas les normes d’hygiène en place dans les piscines municipales.
Depuis plusieurs années, plus particulièrement depuis 2016, ce maillot de bain couvrant qui n’existait pas encore il y a 20 ans divise la sphère politique et se trouve au centre de plusieurs polémique. Cette tenue a été inventée en 2004 en Australie, pays où les sports aquatiques sont omniprésents. C’est Aheda Zanetti, une créatrice australienne d’origine libanaise, qui décide à l’époque d’inventer « un maillot pour la femme musulmane mais qui correspond aussi au code vestimentaire occidental ». En voyant sa nièce jouer au netball, ce sport dérivé du basket-ball, l’Australienne s’aperçoit que la jeune fille n’a pas une tenue adaptée avec son voile et son survêtement.

« Burkini » et « Burqini », deux marques déposées

Elle imagine alors le « hijood », un survêtement de sport pour les musulmanes avec le voile intégré afin de les aider à s’adapter à la pudeur religieuse tout en restant actives. Dans la foulée lui est venue l’idée du burkini (ndlr : contraction des mots « burqa » et « bikini »), destiné aux femmes voilées qui veulent se baigner ou pratiquer des sports aquatiques. Elle décide alors de créer sa société, Ahiida, pour commercialiser ses produits et décide de déposer les marques « Burkini » et « Burqini » en Australie et dans d’autres pays comme ceux de l’UE, Singapour, la Nouvelle-Zélande, le Canada ou encore la Turquie.
En France, la première polémique du burkini arrive à l’été 2009, lorsqu’une femme d’une trentaine d’année se voit refuser la baignade parce qu’elle nageait en burkini à la piscine d’Émerainville (Seine-et-Marne). Cette femme avait voulu déposer plainte au commissariat mais celle-ci avait été refusée, elle avait donc déposé une main courante. Le maire de la ville Alain Kelyor (UMP) indiquait alors que « tout cela [n’avait] rien à voir avec l’islam, car le règlement intérieur des piscines refuse que l’on se baigne tout habillé, pour des principes d’hygiène, comme c’est le cas pour les caleçons », en ajoutant que « ce genre de maillot n’existe pas dans le coran ».

« Des risques de troubles à l’ordre public » invoqués en 2016

Ne masquant pas le visage, le burkini n’est pas interdit par la loi contre le voile intégral du 11 octobre 2010. C’est en 2016 que la polémique éclate vraiment en France, avec notamment le lancement d’un modèle de burkini par la marque britannique Marks & Spencer et surtout l’interdiction du port du burkini par de nombreux maires de l’Hexagone sur les plages de leur ville. Ces derniers invoquaient alors les risques de trouble à l’ordre public pour justifier l’interdiction. « Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d’attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l’ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu’il est nécessaire de prévenir. », expliquait le maire LR de Cannes David Lisnard. Si l’hygiène est la raison pour laquelle le burkini est interdit dans les piscines municipales, son interdiction dans l’espace public reste donc beaucoup plus floue juridiquement parlant.
À l’étranger, le burkini est plus ou moins accepté. Comme en France, cela a parfois provoqué quelques polémiques en Belgique ou en Allemagne, même s’il semble plus accepté dans le dernier pays cité. Du côté de la Grande-Bretagne ou des États-Unis, on ironise même parfois face à l’ampleur de la polémique en France. « La France désigne la nouvelle menace à sa sécurité : le burkini », titrait ainsi le New York Times. Signe supplémentaire que l’ampleur de la polémique avant sans doute dépassé la réalité des faits de 2016 : à l’époque, aucune agence de presse ne disposait de photographies de femmes portant ce vêtement sur une plage française, comme le racontait Slate. « On écrit pas mal de choses sur le sujet, mais nous n’avons pas vu beaucoup de burkinis », s’amusait ainsi Francis Kohn, directeur de la photo à l’AFP.

 

A Grenoble, le burkini est autorisé dans les piscines municipales au terme d’un long débat sur la laïcité

Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a immédiatement annoncé l’arrêt des financements à la ville. Le préfet de l’Isère lance quant à lui un recours auprès du tribunal administratif.

 

La majorité du maire écologiste de Grenoble a tremblé sous la pression. La modification du règlement des piscines municipales, introduisant l’autorisation du burkini, a finalement été adoptée à deux voix près, dans la soirée du lundi 16 mai. Vingt-neuf élus ont voté en faveur de cette délibération, sur les cinquante-huit présents. Les quatorze conseillers des quatre groupes d’opposition ont voté contre, et deux conseillers municipaux se sont abstenus. Le maire Eric Piolle (Europe Ecologie-Les Verts, EELV) a donc vu treize élus de sa majorité s’opposer à sa proposition. Il s’agit de la première dissension publiquement exprimée au sein de l’exécutif dirigé par l’ancien prétendant à la candidature écologiste à l’élection présidentielle.
La délibération portait sur plusieurs modifications du règlement intérieur des piscines municipales, comme l’accompagnement obligatoire des mineurs à partir de 12 ans, l’obligation des bonnets de bain, ou le délai d’expulsion porté à un mois en cas de mauvais comportement. C’est l’article 10, portant sur les tenues de bain, qui a retenu toute l’attention. Le texte interdit les shorts et les tee-shirts flottants, et impose des « tissus spécifiques à la baignade, ajustés près du corps », pouvant couvrir les bras et les jambes.

Quatre heures de débats

Sans le nommer, le nouveau règlement autorise de facto le burkini, maillot couvrant prisé de certaines femmes musulmanes, et réclamé par l’association Alliance citoyenne après des occupations d’établissements nautiques. Le burkini a alimenté près de quatre heures de débats d’une assemblée municipale fiévreuse, placée sous les projecteurs médiatiques. Voix tremblantes, regards embués, doigts accusateurs : le sujet a épuisé tous les registres de la confrontation démocratique, comme un concentré des passions françaises, ballottées entre les grands principes de laïcité et de liberté, et les calculs électoralistes.

Les opposants ont tous considéré que l’autorisation du burkini ouvrait la voie à « une volonté d’imposer un dogmatisme au reste de la société », c’est-à-dire l’exact inverse de la liberté invoquée par le maire. Plusieurs élus grenoblois estiment que des jeunes filles risquent désormais de se voir imposer cette « tenue rétrograde », sous la pression sociale. Les opposants les plus inquiets voient dans le burkini la victoire d’une « volonté islamiste ». Ils redoutent aussi des réactions hostiles, générant une situation plus compliquée dans les piscines. Certains poussant la dramatisation en craignant des noyades, à cause de « ces vêtements gorgés d’eau ».
« C’est même un débat dangereux dans ce qu’il mélange, dans ce qu’il oppose, dans ce qu’il fracture, dans ce qu’il envoie comme message. Sa portée est immense et votre responsabilité sera considérable », a lancé au maire Emilie Chalas. La conseillère municipale et députée (La République en marche, LRM) de l’Isère, candidate à sa réélection, a dénoncé « un renoncement sur le droit des femmes », accusant Eric Piolle de présenter « un texte d’un archaïsme incroyable pour [son] seul intérêt politique ». Alain Carignon (Les Républicains, LR) a surenchéri en parlant de « sordides intérêts électoraux ». Selon l’ancien maire, Eric Piolle chercherait à capter des votes communautaires, dans une vision anglo-saxonne de la « société fracturée ».

Débat renvoyant chacun à ses intimes convictions

« Lui trouver une dimension libératrice serait faire preuve de naïveté et d’aveuglement (…) ; en croyant se battre pour la liberté, on renforce l’oppression », a déclaré Hasni Ben Redjeb, ancien socialiste passé à l’opposition, disant, au nom de sa propre culture : « La population musulmane en a marre d’être montrée du doigt. » Les critiques les plus profondes sont venues des rangs de la majorité, dans un débat renvoyant chacun à ses intimes convictions. « Il n’est pas de notre rôle d’arbitrer les rapports de force à l’œuvre dans les différents courants de l’islam politique », a souligné Amel Zenati (Grenoble en commun, groupe de la majorité), tout en évitant d’injurier l’avenir : « Nous ne sommes ni frondeurs ni dissidents. »
Au soutien de la délibération, les élus de la majorité ont expliqué que la loi de 1905 sur la laïcité était « très claire » sur le fait de garantir la liberté de porter des signes religieux dans l’espace public, y compris les piscines. Ils ont rappelé l’avis du défenseur des droits, Jacques Toubon, et les arrêts du Conseil d’Etat sur les plages du sud de la France. Toutes ces décisions juridiques laissent libre le choix des tenues vestimentaires, seins nus compris, à condition qu’elles respectent hygiène et sécurité. Le burkini ? « Moi, je n’ai pas d’avis », a renvoyé Eric Piolle à ses contradicteurs au moment du vote. Une façon de rappeler que la loi sur la laïcité préconise la neutralité des acteurs publics et « n’empêche personne de porter des signes religieux dans l’espace public », selon M. Piolle.
Signe d’extrême politisation, le président (LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé la suspension sans précédent de toutes les aides régionales à la ville de Grenoble, dans les minutes qui ont suivi le vote de la municipalité alpine. « En autorisant le port du burkini dans les piscines municipales, Eric Piolle acte définitivement sa rupture avec la laïcité et les valeurs de notre République. Face à ce séparatisme et comme je l’avais promis, la Région cesse immédiatement toute subvention à la mairie de Grenoble », a tweeté Laurent Wauquiez.
Plusieurs élus grenoblois ont regretté que ce débat, hautement sensible et clivant, soit trop souvent laissé à la responsabilité des collectivités locales. « C’est à la justice de dire le droit, et à elle seule », a estimé une conseillère de la majorité municipale, opposée à l’autorisation du burkini. Son vœu devrait être exaucé. Le préfet de l’Isère a annoncé un recours auprès du tribunal administratif, avec un point de vue appuyé. « Cette délibération, dont l’objectif manifeste est de céder aux revendications communautaristes à visées religieuses, paraît contrevenir au principe de laïcité posé par la loi de 1905 ainsi qu’aux dispositions de la loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République », avance le préfet.

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3 Commentaires

  1. Ils n’ont qu’à construire des piscines couvertes dans leurs mosquées .
    Ils pourront nager , prier , bouffer leur couscous etc..etc…
    Qu’est ce qu’ils nous font chier avec leurs burkinis ?

  2. DE TOUTES MANIERES LA 1ereCHOSE EST QUE AVEC LA TETE ET LE CORPS QU’ELLES ONT ELLES FONT BIEN DE LES CACHER ET ENSUITE LA MEILLEURE REPONSE A LEUR APPORTER EST QUE LES FEMMES NON MUSULMANES FASSENT DU TOPLESS A COTE !!!!!!

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