L'acteur et humoriste Ary Abittan, qui a notamment joue dans le film "Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu?", a joue pour la toute premiere fois devant un public son nouveau spectacle de stand-up intitule "My story", a l'Espace Carpeaux de Courbevoie.

Ary Abittan accusé de viol : les premiers éléments de l’enquête.

Les enquêteurs travaillant sur l’affaire Ary Abittan se sont concentrés jusqu’à présent sur la personnalité de l’acteur, rapporte « Le Parisien ».

Le 2 novembre dernier, Ary Abittan, 47 ans, a été mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de rencontrer sa victime présumée, une jeune femme de 23 ans évoluant dans le monde des médias. L’acteur peut quitter le territoire français, voyager, tourner… Contacté, il souhaite garder le silence sur l’affaire, et sur cette jeune femme avec laquelle il entretenait une relation intime avant qu’elle ne porte plainte contre lui, à 3h30 du matin, dans la nuit du 30 au 31 octobre, affirmant que le comédien lui avait imposé des pratiques sexuelles non consenties.

L’enquête ne fait véritablement que commencer, même si le juge d’instruction a considéré qu’il existait des éléments suffisamment graves et concordants pour mettre en examen le comédien. En premier lieu, les policiers du 1er district de la police judiciaire de Paris vont auditionner l’entourage de la jeune femme, qui selon nos investigations avait, en amont du viol dénoncé, fait part à certains proches du « côté dominateur » de l’acteur lors de ses relations intimes avec lui. « En dehors des rapports, il est mignon et câlin », a-t-elle confié ainsi à une amie. La jeune femme évoque une dizaine de relations avec le comédien depuis début septembre, date de leur rencontre. Les rendez-vous ont toujours quasiment eu lieu au domicile de l’acteur dans le VIIIe arrondissement de la capitale, près des Champs-Élysées.

Le 30 octobre, le comédien avait prévenu sa jeune visiteuse qu’il devait se rendre à un anniversaire vers 22h30. Le couple aurait commencé par boire un verre devant la télé vers 20 heures avant d’avoir un premier rapport puis un second. C’est là que, selon la jeune femme, le comédien lui aurait imposé une relation anale, alors qu’elle en aurait clairement marqué le refus, notamment par des cris de douleur. Selon nos informations, la jeune femme a confié que, lors de précédentes relations avec l’acteur, elle avait déjà mis son veto à ces pratiques, et que celui-ci l’avait alors accepté.

Des traces d’ecchymoses sur les jambes de la victime présumée

La jeune femme a également déclaré aux enquêteurs avoir subi le 30 octobre une strangulation, des gifles sur la joue gauche et des propos dégradants. Des traces de violence qui, selon nos informations, ne sont pas relevées dans le rapport du médecin de l’Unité médico judiciaire (UMJ) qui a examiné la jeune femme. Celle-ci s’est vue octroyer 2 jours d’Incapacité totale de travail (ITT) pour une légère blessure au vagin et à l’anus. Le médecin a constaté des traces d’ecchymoses sur les jambes de la victime présumée, mais antérieures au 30 octobre.

Selon le récit de la jeune femme, celle-ci aurait essayé de retrouver ses esprits sous la douche, avant de confier par messagerie à plusieurs proches depuis le domicile de l’acteur qu’un « truc pas vraiment cool venait de se passer avec Ary ». La victime présumée se serait ensuite réfugiée, vers 22h45, chez une amie, avant de porter plainte quelques heures plus tard.

On connaît la suite. Le lendemain, l’acteur est placé en garde à vue, son appartement perquisitionné. Au début, le comédien aurait d’abord nié les faits, ne saisissant pas les raisons de sa présence en garde à vue, puis aurait fini par concéder ne pas s’être aperçu des réticences et du refus de la jeune femme à de telles pratiques sexuelles.

Des comportement déplacés déjà soulignés par le passé ?

Les policiers vont désormais enquêter dans l’environnement professionnel de l’acteur. Selon nos investigations, des femmes auraient déjà fait part d’un comportement déplacé sur certains plateaux. Les enquêteurs vont devoir se plonger dans l’intimité du comédien, interroger certaines de ses relations pour comprendre les ressorts de sa sexualité. Des expertises psychologiques du comédien et de la jeune femme vont également être diligentées.

Contacté, Me Caroline Toby a refusé de commenter le fond du dossier. « La meilleure façon de respecter la parole de la victime, c’est de se taire. C’est ce que fait mon client depuis le début », nous déclare l’avocate du comédien. À l’inverse, Me Toby ne manque pas de s’interroger sur un « affichage médiatique qui ne contribue pas au respect de la présomption d’innocence dont doit bénéficier son client. « Un juge d’instruction a été désigné dans ce dossier pour instruire à charge et à décharge et il doit pouvoir le faire en toute sérénité » rappelle le conseil précisant qu’à « l’issue de cette instruction, le juge prendra sa décision ». Caroline Toby conclut qu’Ary Abittan « a confiance en ce processus judiciaire ».

De la même façon, Arash Derambarsh, l’avocat de la jeune femme, déclare ne souhaiter faire aucune déclaration « sur cette procédure soumise au secret de l’instruction et encadrée par la présomption d’innocence du mis en cause ». « Je réclame juste que cesse cette pression médiatique à l’encontre de ma cliente et que l’on arrête de la dévaloriser la parole des femmes victimes de violence. »

Le Parisien

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