Al- Bukamal, pivot de la menace iranienne d’Irak en Syrie

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Indépendamment des événements socio-politiques qui agitent les sphères libanaise et irakienne, où la rue s’oppose frontalement au régime iranien et à son influence néfaste qui inonde toute la région pour la mener au chaos, les convois d’armes continuent d’affluer d’Iran en Irak rt de là jusqu’aux deux frontières d’Israël, au nord par le Liban et à l’Est par le Golan syrien.  

RÉOUVERTURE DU POSTE FRONTALIER AL-BUKAMAL ENTRE LA SYRIE ET L’IRAK

Les images satellite prises par ImageSat International montrent un convoi de camions traversant un terminal frontalier.

PAR ANNA AHRONHEIM
 4 NOVEMBRE 2019 22:22

Des images satellites montrent un convoi de camions traversant

Les images satellite montrent un convoi de camions traversant un passage frontalier. (crédit photo: IMAGESAT INTERNATIONAL (ISI))

Cinq ans après que le groupe État islamique se soit emparé du poste-frontière d’al-Bukamal entre la Syrie et l’Irak, celui-ci s’est ouvert et est actif, faisant craindre que l’Iran ne puisse s’en servir comme pivot pour accélérer le transfert d’armes à des groupes comme le Hezbollah et les milices chiites d’Irak.

Des images satellite publiées par ImageSat International (ISI) lundi montraient un convoi de camions traversant le point de passage de la ville irakienne d’Al-Qaïm à destination d’Al-Bukamal, en Syrie, le seul point de passage entre les deux pays contrôlé par les forces gouvernementales, après la reprise du poste-frontalier, près de la ville d’Al Qaim, par les forces de sécurité irakiennes, à la fin de 2017.

Située dans la province agitée d’Anbar d’un côté et dans la province syrienne de Deir Ezzor, Al-Qaïm est une région sous le contrôle de milices chiites pro-iraniennes gérées par la force Qods du Corps des gardiens de la révolution.

ISI a publié pour la première fois des images des travaux sur le nouveau poste frontalier en mai, avec un site susceptible de servir de lieu de stockage pour les véhicules, le matériel et éventuellement les armes. Une structure voisine aurait été construite fin 2018.

En septembre, Fox News a annoncé que l’Iran construisait une base militaire classée près d’Al-Bukamal, à moins de 200 km d’une position américaine dans le but de loger des milliers de soldats.

Selon le rapport, le projet iranien classé s’appelle le complexe Imam Ali et est en cours de finalisation par l’IRGC. Au moins cinq bâtiments différents nouvellement construits, entourés de grands monticules de terre, pourraient abriter des missiles de précision, a déclaré Fox. Les 10 autres entrepôts moins fortifiés de la base contiendront probablement des munitions.

«La construction du nouveau complexe militaire a commencé ces derniers mois et en est à un stade avancé de construction», décrit un rapport de l’ISI qui a passé en revue les images. “Il est probable que la construction de la base sera achevée au cours des prochains mois et sera opérationnelle peu de temps après.”

L’Iran essaie depuis des années d’établir un pont terrestre de 1 200 km de long, de Téhéran à la Méditerranée, une préoccupation majeure pour Israël qui mène depuis 2013 une campagne de «guerre entre deux guerres» visant à empêcher l’Iran d’atteindre son objectif.

Un haut responsable de la défense a déclaré qu’arrêter le programme de missiles de précision du Hezbollah était la priorité absolue de l’État d’Israël, juste après celle de s’efforcer d’empêcher l’Iran de se doter d’une capacité nucléaire, puis d’empêcher le retranchement iranien dans divers pays du Moyen-Orient.

Israël et les États-Unis ont tous deux averti que l’Iran et leurs milices par procuration constituaient une menace majeure pour la stabilité dans la région et qu’ils espéraient affaiblir l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient et dans le golfe Persique.

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