Acte d’achat et implantations juives face au mensonge de « l’occupation » ©

Ce qu’Israël qualifie de « bloc d’implantations » n’est que l’aménagement de terres dépendant de biens sans maîtres (Hefker en hébreu), comme si Israël s’établissait sur une île déserte

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Le 21 janvier 2016, des juifs religieux ont pris possession de deux maisons situées dans la vieille ville de Hébron, à proximité du caveau des patriarches. Ils en ont immédiatement été expulsés par les autorités israéliennes pour n’avoir pas respecté la procédure d’installation tenant à l’obtention indispensable et préalable, des autorisations de l’administration civile (Cogat) et du Ministre de la Défense Moshé Yaalon. Pour leur part, les familles palestiniennes ont nié l’existence de la transaction en raison de l’interdiction qui leur est faite de vendre des biens immobiliers aux juifs. Classiquement, ces transactions s’opèrent par l’intermédiaire de structures opaques qui les rétrocèdent ultérieurement aux véritables propriétaires. Aussi, dès que le Ministère aura copie des actes de vente, rien ne s’opposera au retour des propriétaires juifs religieux dans leurs immeubles.

L’affaire a défrayé la chronique en raison des personnes qui se sont installées dans les immeubles pour fêter l’événement, en l’occurrence des membres des partis politiques Likoud et Habayit Hayehudi, des agents immobiliers juifs et des résidents israéliens. Israël a (comme à l’accoutumée) été blâmé pour sa politique de « colonisation », à tort : la présence juive dans la ville du patriarche Abraham est dans ce cas, le résultat d’acquisitions immobilières tout à fait légales et incontestables. Les palestiniens le déplorent car l’installation de juifs dans ce quartier de Hébron permet d’entrevoir l’acquisition par des juifs de centaines d’immeubles vides ou abandonnés (par les palestiniens), afin d’imprimer une identité juive au quartier, comme ce fut le cas pour l’implantation de Shilo ou le corridor d’Ariel. 
Le mode opératoire est désormais bien rodé : des juifs s’installent dans des quartiers palestiniens, en prennent juridiquement possession et commencent à établir un foyer juif. Les immeubles palestiniens dans le voisinage se vident alors peu à peu, afin d’éviter tout mélange avec les juifs. Pour leur part, les palestiniens qui font choix de rester près des habitations juives, deviennent nerveux et agressifs, et commencent à se livrer à des actes de violence sur les nouveaux résidents juifs dont la présence est vécue comme une provocation. Les agressions palestiniennes de personnes juives deviennent alors un prétexte pour le gouvernement israélien d’organiser leur protection, avec des ordonnances qui établissent un cercle sécuritaire pour les protéger (cette méthode a déjà été employée pour d’autres installations juives, comme dans le cas des avant postes de Esh Kodesh ou du Yichuv Hadaat). L’intervention gouvernementale conduit alors les palestiniens à délaisser la place (eu égard aux conditions de vie qui deviennent trop contraignantes) ce qui constitue une opportunité pour la venue de nouveaux juifs qui s’engouffrent dans la brèche.
Ce mode d’installation consistant dans l’acquisition d’un bien immobilier au sein d’un quartier palestinien (à l’origine d’une exaspération des populations locales qui quittent les lieux par lassitude ou faute de supporter les conditions du cercle sécuritaire), est parfaitement opposable aux palestiniens. Il se distingue d’une autre forme légale d’installation de juifs en Cisjordanie, à savoir l’aménagement de blocs d’implantation dans la zone C, sur laquelle Israël dispose exclusivement des prérogatives décisionnelles en matière militaire, économique et administrative.
Dans ce cas, les juifs s’installent sur les terres désertiques (et les aménagent) pour y rester. C’est ce qu’a rappelé le ministre israélien des Sciences, de la Technologie et de l’Espace, Ofir Akunis, lors de la cérémonie d’ouverture d’un nouveau centre du patrimoine dans l’implantation d’Ariel le 17 janvier 2016 : « Je souhaite adresser un message aux ministres européens ici, depuis la ville d’Ariel : aucune de vos mesures ou décisions ne nous poussera à quitter notre terre. »
Le bloc ou « doigt » d’Ariel (crée en 1978) situé à 19 km de la ligne verte, comprend une dizaine d’implantations distinctes et officielles et des zones d’activité. Cette zone, peuplée de 20 000 habitants (dotée d’une université), est entourée de villes et villages palestiniens. Il s’agit de ce qui est couramment appelé un « bloc d’implantations » en zone C qui sera bien évidemment, rattaché à l’Etat d’Israël, lors de l’accord futur israélo-palestinien. Dans ce mode d’installation juive, l’Etat hébreu poursuit de développement et l’aménagement de la zone C de Cisjordanie dans l’attente de l’annexion officielle des étendues de pierres et de sable aménagées.
C’est le cas pour de nombreuse implantations en Judée Samarie qui ont vocation a être rattachées à l’Etat juif (les plus importantes sont Modiin Illit, le Goush Etzion, Giv’at Ze’ev, Ariel et Karnei Shomron). Sur ce point, il y a d’ailleurs un consensus entre les différents partis politique en Israël de droit comme de gauche : Isaac Herzog, chef de l’opposition et président du parti travailliste, a déclaré que dans le cadre d’un accord définitif avec les Palestiniens, Israël conserverait les blocs d’implantations de Goush Etzion, de Ma’aleh Adumim… De même, le président « centriste » du parti Yesh Atid, Yair Lapid, a également confirmé « Ma’aleh Adumim fait partie d’Israël et en fera toujours partie. Il n’existe pas d’accord futur où elle ne ferait pas partie d’Israël». Notons que tous ces « blocs d’implantations » qui seront rattachées à Israël comprennent également la Vallée du Jourdain, pour des raisons de sécurité.
A ce jour, la notion de « blocs d’implantation » est sujette à débat, faute de définition et de précision quant à sa nature juridique spécifique. Israël se retranche d’ailleurs derrière ce vide juridique pour se contenter d’affirmer que ces « blocs relèveront certainement de la souveraineté israélienne une fois qu’une solution à deux États aura été trouvée ». Par ailleurs, il est régulièrement fait état « d’un échange de territoires avec les palestiniens dans le cadre d’un accord futur », ce qui ne pourra jamais se produire pour une raison très simple : la Palestine n’ayant pas encore de territoires affectés ne peut décider d’en échanger. En fin de compte, ce qu’Israël qualifie de « bloc d’implantations » n’est que l’aménagement de terres dépendant de biens sans maîtres (Hefker en hébreu), un peu comme si Israël s’établissait sur une île déserte sur laquelle aucun Etat n’a encore posé son drapeau.
Les palestiniens se leurrent donc lorsqu’ils parlent également « d’échange de terres » dans le cadre d’un accord futur : en l’absence de terres dépendant de l’Etat palestinien, il n’est pas possible d’en disposer, contrairement aux terres israéliennes qui elles, dépendent bien de l’entité souveraine d’Israël. En contournant les négociations sous prétexte de revendications stériles, les palestiniens perdent beaucoup de temps alors qu’ils n’ont rien à échanger.
Une fois encore, le mensonge de « l’occupation » et la qualification impropre de « territoires occupés » usités par la communauté internationale, égarent les palestiniens. Aucune terre n’a vocation à leur revenir de façon automatique. Cette notion de « territoires occupés » est,  certes,  un instrument pratique de propagande « antisémite » ou, pudiquement, « antisioniste », mais reste contreproductive pour les palestiniens. Elle les confine à la violence et les amène au suicide (lorsqu’ils essayent de tuer le plus grand nombre de juifs possible en s’inventant un rôle de résistant). Les palestiniens peuvent simplement revendiquer les terres qu’ils occupent et exploitent et les immeubles dont ils sont juridiquement propriétaires. Lorsqu’ils l’auront compris, ils pourront entamer le processus de normalisation de leur relation avec Israël. Ils réaliseront alors l’inutilité de leur culture haineuse et celle tenant au fantasme de la Palestine historique censée leur revenir. Leur rancœur se portera alors sur la communauté internationale, leurs dirigeants et leur mode de foi.
Par Maître Bertrand Ramas-Muhlbach

3 COMMENTS

  1. IL n’y aura jamais de Palestine car rien que ce mot est le pur fantasme d’un groupe d’arabes venant des pays limitrophes, comme la Syrie, l’Irak, la Jordanie, le Liban, l’Égypte, pour créer un état arabe a cotés d’Israël et lui faire la guerre de façon incessante car la haine du juif est la plus forte dans la communauté arabe, la Palestine en tant que telle n’existe pas et n’existera jamais, c’est un pur fantasme des américains et des européens totalement soumis aux pays arabes producteurs de pétrole, d’autre part les territoires que soi disant les arabes appellent occupés ne sont rien d’autre que la Judée, la Samarie, et la vallée du Jourdain autrefois faisant partie intégrante de l’ancien Royaume d’Israël avec comme capitale Jérusalem, de plus la ville de Hébron où se trouve la tombeau des patriarches n’appartient pas et n’a jamais appartenu aux arabes qui n’ont strictement rien a y faire. Un jour le grand Israël verra le jour et éliminera toute présence arabo musulmane dont l’idéologie sera réduite a une stricte minorité comme le nazisme en sont temps.

  2. Oui Maître Bertrand Ramas-Muhlbach, vous avez parfaitement raison sur le plan du principe en droit; mais voilà , la politique prend toujours le pas sur le droit, comme pour Algérie qui était une terre 4 fois plus grande que la France que de Gaule a donnée aux Arabes et tous les Pieds noirs parmi lesquels des centaines de milliers de Juifs ont été déracinés; les Français on a travaillé pendant 150 ans en Algérie pour créer un pays de toutes pièces que les Arabes nous ont volés avec la complicité du Gouvernement français; il faut donc tout faire pour rendre impossible la création d’un Etat palestinien dès maintenant en expulsant par la force armée les intéressés vers leur pays qui est le Royaume de Jordanie; si les autres pays interviennent, on les menacera de leur expédioer chez eux tous les Arabes et je suis sûr qu’ils comprendront; s’il existe une seule solution , en droit, d’obtenir le départ des Arabes, il faut l’utiliser, comme par exemple faire un procès pour crimes contre l’humanité aux Arabes pour les débouter de leurs prétentions sur la Judée-Samarie du fait qu_’ils ont participé à l’extermination des Juifs en collaborant avec Hitler en levant une armée musulmane enrôlée dans les Waffen-SS, en se fondant sur la jurisprudence de l’empire Ottoman
    qui a été démantelé pour sa participation à la guerre de 1914-1918 aux côtés de l’Allemagne; qu’en pensez-vous ?

  3. L’EU et l’ONU leur fait croire que toutes les terres derrière la ligne du cessez le feu leur appartient ! (ligne verte)
    Et si l’ETAT fantoche dit Palestine était déclarée comme le menace le Fabius, on ne saurait pas où se trouvent les frontières .. tout est illégal !!!

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