Le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Judeh a qualifié lundi à Washington de « vaines » les prédictions selon lesquelles les événements en Tunisie pourraient se répéter dans d’autres pays arabes.
« C’est une question minée », a réagi M. Judeh lorsqu’on lui a demandé de donner son avis sur l’impact que pourrait avoir le renversement du régime de Zine El Abidine Ben Ali sur d’autres pays arabes.
« Le peuple tunisien a choisi », a ajouté le chef de la diplomatie jordanienne, lors d’une conférence à la Brookings Institution, un centre de réflexions de Washington.
« Nous voulons (…) qu’à l’avenir la Tunisie connaisse la stabilité politique, le calme et l’ordre. C’est un pays arabe très important », a souligné M. Judeh.
« Il est beaucoup question d’effet domino ou de scénarios semblables », a-t-il observé. Mais « les difficultés économiques » ne touchent pas que les pays arabes comme la Jordanie, l’Egypte ou le Maroc. Elles se répètent dans le monde entier, de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis, a-t-il lancé.
Chaque pays ayant ses spécificités propres, « généraliser et appliquer (…) des scénarios à tout-va est vain ».
WASHINGTON, 24 jan 2011 (AFP) –
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