Un cousin exilé du président syrien Bachar al-Assad a mis en garde lundi contre les risques de guerre civile en Syrie si Damas ne conduit pas les réformes démocratiques réclamées par les opposants.
« Le gouvernement essaie de gagner du temps. Mais nous allons maintenir la pression car sinon, les choses en resteront là où elles en étaient depuis les 40 dernières années », a déclaré à la radio espagnole « Cadena Ser » Ribal al-Assad qui dirige à Londres l’Organisation pour la démocratie et la liberté en Syrie.
Agé de 36 ans, Ribal est le fils de Rifaat al-Assad, frère de feu le président Hafez al-Assad qui avait éloigné son cadet de Syrie depuis le milieu des années 1980 en raison de rivalités de pouvoir.
« Nous n’allons pas nous arrêter jusqu’à ce qu’ils écoutent le peuple, et je pense que nous allons arriver à un changement par cette voie. Nous devons espérer qu’il est possible d’obtenir ce changement avec Bachar al-Assad au pouvoir », a affirmé depuis son exil londonien le cousin du président syrien.
« S’il ne met pas en oeuvre ces changements maintenant, la situation peut très facilement dégénérer en une guerre civile, et nous ne voulons pas cela », a affirmé Ribal al-Assad à cette radio d’Espagne, où son père est exilé.
En Syrie, « il y a beacoup de minorités. Tout le monde a des armes et tout le monde va vouloir défendre sa propre communauté. Cela ressemble à ce qui s’est passé en Irak », a expliqué le cousin du président syrien, issu comme lui de la minorité alaouite.
MADRID, (AFP) –
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