Le président syrien Bachar al-Assad, dont le régime est contesté depuis trois mois, a estimé lundi qu’il n’y avait pas de « solution politique » avec ceux qui portent les armes, dans un discours à l’Université de Damas retransmis par la télévision d’Etat.
« Il est du devoir de l’Etat de tenir les saboteurs pour responsables et de les poursuivre, il n’y a pas de solution politique avec ceux qui ont porté les armes », a estimé le président dans un discours d’une heure dix qui a pris fin peu après 10H00 GMT.
Il a par ailleurs appelé les réfugiés ayant fui en Turquie à rentrer chez eux.
« J’appelle toute personne ou toute famille qui a quitté sa ville ou son village à rentrer chez lui. Car la ville meurt sans ses habitants. Je les appelle à revenir le plus tôt possible, (…) ceux de Jisr el-Choughour qui sont allés en Turquie, qu’ils reviennent. Certains leur disent que l’Etat va se venger, je leur dis que ce n’est pas vrai », a-t-il assuré.
Ville de 50.000 habitants, Jisr al-Choughour, dont l’armée a pris le contrôle, a été désertée par ses habitants, dont beaucoup sont partis en Turquie, depuis que des violences y ont éclatées début juin. Plus de 10.000 Syriens ont trouvé refuge en Turquie, et des milliers d’autres sont massés à la frontière, fuyant les forces de sécurité.
DAMAS, 20 juin 2011 (AFP)
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