Les chefs de la diplomatie française et américaine, Alain Juppé et Hillary Clinton, ont jugé mercredi lors d’un entretien « nécessaire » que la communauté internationale réagisse face à la répression en Syrie, alors que la Russie s’oppose à une résolution à l’ONU.
Lors d’une rencontre en marge d’une conférence ministérielle de l’OCDE, les deux responsables « ont évoqué la nécessaire réaction de la communauté internationale face à la répression en Syrie », selon un communiqué du ministère français des Affaires étrangères.
Cette rencontre et cette déclaration surviennent à la veille d’un sommet du G8 à Deauville (Calvados) au cours duquel la situation en Syrie doit être évoquée par les dirigeants des Huit puissances les plus industrialisées.
Etats-Unis, France et Grande-Bretagne notamment sont confrontés à la menace d’un veto de la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU si un texte condamnant la répression des manifestations en Syrie est mis aux voix.
Moscou avait dénoncé plus tôt l’intensification des frappes en Libye et avait prévenu que le G8 ne devait pas examiner de mesures de rétorsion à l’encontre des régimes arabes accusés par l’Occident de réprimer des mouvements de contestation.
Lors de leur entretien, Alain Juppé et Hillary Clinton ont constaté une « très forte convergence de vues (…) sur les principaux sujets d’actualité internationale », ajoute le communiqué du ministère français.
Le sommet du G8 doit permettre « d’exprimer des messages forts », estiment les deux ministres, selon la même source.
En marge de cette réunion, une rencontre bilatérale est prévue entre les présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy.
PARIS, (AFP)
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