Quelque 400 étudiants arrêtés à Alep (nord), deuxième ville de Syrie, ont été déférés devant la justice, accusés d’avoir commis des « actes de sabotage » et d’avoir proféré des « insultes contre le président », a indiqué lundi un militant des droits de l’Homme.
« Quatre cents étudiants ont été déférés hier (dimanche) devant la justice. Ils avaient été arrêtés la semaine dernière dans la Cité universitaire d’Alep par des agents de sécurité », a expliqué à l’AFP Radif Moustapha, président du Comité kurde des droits de l’Homme.
Ils sont accusés d’avoir violé la loi en organisant « des manifestations provoquant le désordre, d’avoir proféré des insultes contre le président et d’avoir scandé des slogans susceptibles de nuire à la sécurité nationale », a-t-il précisé.
Le militant a appelé à « libérer immédiatement ces étudiants qui ont été empêchés de se présenter à leurs examens et qui ont été arrêtés d’une manière arbitraire alors qu’ils exerçaient leur droit naturel à manifester ».
Depuis le début du mouvement de contestation contre le régime du président Bachar al-Assad, le 15 mars, plus de 1.300 civils ont été tués et 10.000 personnes arrêtées par les forces de l’ordre syriennes.
DAMAS, 27 juin 2011 (AFP)
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