© 2009 AFP (Philippe Wojazer)
Le président Nicolas Sarkozy présidera mercredi à l’Elysée une réunion du comité de liaison de la majorité dont le récent élargissement au parti souverainiste de Philippe de Villiers et aux chasseurs a fait grincer quelques dents à droite.Le président Nicolas Sarkozy présidera mercredi à l’Elysée une réunion du comité de liaison de la majorité dont le récent élargissement au parti souverainiste de Philippe de Villiers et aux chasseurs a fait grincer quelques dents à droite.

La rencontre, prévue à 18H00, réunira l’ensemble des leaders des partis et mouvements associés ou alliés de l’UMP au sein de la majorité dont les deux nouveaux venus, le président du Mouvement pour la France (MPF) et celui de Chasse, pêche, nature, traditions (CPNT), Frédéric Nihous.

Après les européennes, l’UMP et ses partenaires ont réactivé un « comité de liaison de la majorité », afin de coordonner leurs forces et élargir leur assise électorale en vue des prochaines échéances, notamment des régionales de 2010.

Parmi les autres membres du comité figurent le Nouveau Centre (Hervé Morin), la gauche moderne (Jean-Marie Bockel), les Progressistes (Eric Besson), le Parti Chrétien démocrate (Christine Boutin) et le Parti radical (Jean-Louis Borloo).

« Il y a très longtemps, et c’est un fait historique, qu’un président de la République n’a fédéré autour de lui toutes les forces de la droite et du centre », a dit à l’AFP le président du Conseil général de Vendée en confirmant sa venue.

« Le président de la République m’a invité et je vais y aller, mais en tant qu’observateur, pas en tant que membre du comité de liaison », a tenu à préciser Frédéric Nihous.

« On nous a proposé d’intégrer le comité de liaison et nous pensons que c’est une approche intéressante pour l’avenir mais les instances de mon parti ne se sont pas encore prononcées », a dit à l’AFP le leader de CNPT.

« Ce qui nous intéresse, c’est de passer un accord avec la majorité sur les questions de ruralité, de chasse et d’agriculture », a-t-il précisé.

L’intégration cet été des deux alliés du scrutin européen concurrents de l’UMP, sous la bannière « Libertas », avait suscité des critiques au sein de la majorité présidentielle.

Christine Boutin, présidente du Parti Chrétien démocrate, formation aussi associée à l’UMP, a notamment dénoncé une volonté de « mélanger l’eau et le feu ». Au Nouveau Centre, plusieurs élus ont regretté que cette intégration se soit déroulée sans concertation préalable, même s’ils n’en contestent pas l’utilité.

« La sensibilité souverainiste n’est pas forcement celle de tous les partenaires de la majorité, mais nous avons des valeurs communes », a plaidé lundi M. de Villiers.

Pour les régionales, le président du MPF souhaite la constitution d’une liste d’union dans les Pays-de-la-Loire et en Poitou-Charentes, deux régions où son parti a enregistré de bons scores aux Européennes, avec respectivement 14% et 11,5% des voix.

Les chasseurs espèrent que leur entrée dans la majorité se traduise également par une reconnaissance électorale.

« Il y a un certain nombre de régions où le CPNT et son électorat pèsent très lourd comme l’Aquitaine, la Picardie, la Normandie, les Pays-de-la-Loire ou le Poitou-Charentes », souligne M. Nihous.

« En 2004, certaines régions ont été perdues par l’UMP pour 3, 4 ou 5% des voix. Or il se trouve que ce sont les scores que nous avons réalisés aux régionales », a-t-il rappelé.

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