Le président du Crif Richard Prasquier, qui revendique d’être intervenu pour faire annuler un colloque organisé par des militants pro-palestiniens dont Stéphane Hessel, fustige vendredi dans Libération la « détestation d’Israël » de ce dernier, « véritable obsession ».
Evoquant l’annulation par l’Ecole normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm d’un colloque pour protester contre les poursuites judiciaires des militants pro-palestiniens appelant au boycott de produits israéliens, M. Prasquier écrit: « Je n’ai rien exigé, mais j’ai approuvé l’annulation de cette réunion de propagande prise par la direction de l’ENS. J’ai alerté, ce qui est mon rôle le plus strict. »
« Israël est la cible unique de ce boycott et M. Hessel, qui s’identifie lui-même à la défense universelle des droits de l’Homme, a fait de la détestation d’Israël une véritable obsession », poursuit dans sa tribune à Libération le président du Conseil représentation des institutions juives de France.
« N’est-il pas baroque qu’il n’ait jamais trouvé motif à boycotter la Syrie de M. Assad, la Libye de M. Kadhafi ou la Birmanie des généraux? », s’interroge Richard Prasquier à propos de l’auteur du best-seller « Indignez-vous ! ».
Selon lui, « le boycott est illégal, mensonger et nuit à ceux qu’il prétend soutenir », il est « un instrument de délégitimation d’Israël, qui vise le seul Etat démocratique de la région ».
Secrétaires nationaux du Syndicat de la magistrature (SM, gauche), Benoist Hurel et Patrick Henriot dénoncent à l’inverse l’annulation de ce colloque auquel leur organisation devait prendre part, y voyant une « logique de musellement de l’expression publique ».
PARIS, 21 jan 2011 (AFP) –
![]() |
![]() |








































