Le président Barack Obama a prévenu lundi que des désaccords « tactiques » dans la façon d’appréhender le processus de paix au Proche-Orient pourraient menacer les relations entre Israël et les Etats-Unis, même si les liens entre les deux pays sont « incassables ».
Le président américain a pris la parole lors d’une soirée organisée lundi soir par les « amis démocrate d’Israël » pour lever des fonds dans la cadre de la campagne présidentielle de 2012 de l’actuel locataire de la Maison Blanche.
Il a déclaré que les liens qui unissent Washington et Israël ne peuvent être rompus quelle que soit la difficulté des temps à venir.
« Ce qui est vrai aussi c’est que les Etats-Unis comme Israël vont devoir regarder ce nouveau paysage avec un regard neuf », a déclaré lundi soir le président américain en évoquant le changement de donne diplomatique dans la région induit par le « printemps arabe ».
« Continuer à faire les même choses que nous avons faites en espérant que cette fois-ci cela fonctionne, ça ne va pas être suffisant », a-t-il avancé.
« Il va nous falloir faire preuve d’imagination et il va falloir nous engager. Il va falloir que nous mettions en avant les meilleures impulsions au Moyen-Orient et que les moins bonnes soient anéanties ».
« Il va y avoir des moments, au cours des six, 12 ou 24 prochains mois, où il pourrait y avoir des désaccords tactiques sur la façon dont nous appréhendons ces problèmes difficiles », a déclaré Barack Obama, qui souhaite que la « puissance créative » de son administration soit mobilisée pour la paix.
M. Obama s’est prononcé le 19 mai pour la première fois en faveur de pourparlers pour un Etat palestinien sur la base des lignes de 1967, c’est-à-dire couvrant la Judée-Samarie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza, moyennant des échanges de territoires négociés avec Israël, ce qu’a rejeté Israël.
En dépit des objections américaines, les Palestiniens maintiennent le cap vers une demande de reconnaissance de leur Etat à l’ONU en septembre, estimant envolées les chances de négociations après les déclarations de Benjamin Netanyahu.
M. Netanyahu a tracé fin mai une série de lignes rouges, exigeant des Palestiniens l’abandon inconditionnel de Jérusalem-Est et du droit au retour des réfugiés, la reconnaissance d’Israël comme Etat juif et l’acceptation d’une présence militaire israélienne de longue durée. Mais il a assuré qu’Israël se montrerait « généreux » quant à la superficie de leur Etat.
WASHINGTON, 21 juin 2011 (AFP)
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