Un nouvel attentat a été perpétré, mercredi vers 9h30, dans la banlieue sud de Beyrouth. L’attentat a eu lieu à Bir Hassan, près du Centre culturel iranien, de l’ambassade du Koweït et d’une caserne de l’armée.

Selon al-Manar, la chaîne du Hezbollah, il y aurait eu deux explosions, dues à deux kamikazes, le premier conduisant une voiture piégée, l’autre sur une mobylette chargée d’explosifs.
Le bilan définitif fait état de six morts et cent vingt-neuf blessés. Le directeur des urgences dans la banlieue sud de Beyrouth a fait état de dizaines de victimes, entre morts et blessés.
Le quartier visé est, entièrement sous la supervision d’un centre de renseignement iranien, auquel participe la sécurité du Hezbollah, notamment, Mustafa Badr al-Din Article original, l’un des principaux inculpés dans l’attentat contre Rafic Hariri.
Un centre de commandement anti-terroriste spécial a commencé à opérer autour de l’ambassade iranienne à Beyrouth. On compte deux de ses membres,

Ce centre de contrôle a été mis en place par une délégation de haut-rang des renseignements iraniens, arrivée à Beyrouth pour réduire les menaces terroristes contre leur supplétif libanais. Elle était composée d’agents opérationnels des

Le 19 novembre dernier, un double attentat suicide avait été perpétré contre l’ambassade d’Iran dans la banlieue sud de Beyrouth. Il avait été revendiqué par les Brigades Abdallah Azzam, un groupe jihadiste lié à el-Qaëda, en réponse à l’engagement du Hezbollah dans les combats en Syrie aux côtés du régime de Assad.

Il y a une semaine, l’armée annonçait précisément l’arrestation d’un commandant de ces brigades, Naïm Abbas. Suite à cette arrestation, l’armée a intercepté plusieurs voitures piégées à Beyrouth, mais aussi dans la Bekaa. Des voitures destinées à exploser dans les fiefs du Hezbollah. Les fiefs du Hezbollah au Liban ont été visés par plusieurs attentats meurtriers revendiqués par des groupes jihadistes qui disent riposter à l’implication du parti chiite en Syrie. Le dernier attentat remonte au 3 février, quand un kamikaze s’était fait exploser dans un minibus à Choueifat, au sud de Beyrouth. L’homme voulait se rendre dans la banlieue sud de Beyrouth.

Dans une vidéo mise en ligne le 12 février, les Brigades Abdallah Azzam avaient averti que « le Hezbollah iranien et ses intérêts au Liban sont pour nous des cibles légitimes ».
Les Brigades Abdallah Azzam ont revendiqué sur leur compte Twitter l’attentat perpétré aujourd’hui à Bir Hassan dans la banlieue sud de Beyrouth.
Ce groupe jihadiste avait revendiqué la double attaque suicide, perpétrée à Beyrouth le 19 novembre dernier contre l’ambassade d’Iran au Liban ainsi que d’autres attentats qui ont visé ces derniers mois des bastions du Hezbollah.
Cet attentat intervient également trois jours après un discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, lors duquel il a promis à ses partisans la « victoire » face aux groupes « extrémistes ». Il réaffirmé que, face aux groupes jihadistes comme l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) ou comme le Front Al-Nosra, qui combattent en Syrie, « c’est une bataille décisive, historique (…) et son horizon, c’est la victoire ».
En avril 2013, le parti chiite libanais a publiquement reconnu envoyer des combattants aider l’armée syrienne, un engagement qui divise profondément le Liban et qui a provoqué l’ire des rebelles syriens, en majorité des sunnites.
Le parti affirme défendre le Liban de la menace « extrémiste », tandis que ses détracteurs l’accusent d’entraîner le pays dans le bourbier syrien.
Cet attentat intervient enfin, alors que les opérations contre les rebelles se sont intensifiées ces derniers contre la petite ville de Yabroud, principal fief des insurgés dans Qalamoun d’où, selon le Hezbollah mais aussi de l’armée libanaise, des voitures piégées sont parties pour exploser dans des bastions du parti au Liban.
Le Hezbollah est engagé dans les combats du Qalamoun.
LIBAN
OLJ/Agences Article original 19/02/2014
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