Israël a appelé mardi la communauté internationale à « exiger » de tout gouvernement égyptien le respect du traité de paix avec l’Etat hébreu, selon un communiqué du bureau du Premier ministre Benjamin Netanyahu.
« Israël considère que la communauté internationale doit exiger de tout gouvernement égyptien qu’il respecte le traité de paix avec Israël », a indiqué le communiqué, soulignant qu' »il est dans l’intérêt d’Israël de préserver la paix avec l’Egypte ».
L’Egypte a conclu en 1979 un accord de paix avec Israël en échange du retrait, réalisé en 1982, de tous les territoires égyptiens conquis par l’armée israélienne durant la guerre de juin 1967.
Si cette paix, contestée par une partie importante de l’opinion égyptienne, et qui a isolé Le Caire dans le monde arabe dans les années 1980, a toujours été « froide », se limitant à des relations diplomatiques, elle a résisté à deux guerres au Liban (1982 et 2006), deux intifadas palestiniennes (1987 et 2000) et aux échecs successifs du processus de paix israélo-palestinien.
« Israël est une démocratie et encourage le progrès de la démocratie au Moyen-Orient. Mais si cela permet à des forces extrémistes d’exploiter le processus démocratique pour prendre le pouvoir et faire avancer leurs buts antidémocratiques — et nous l’avons déjà vu en Iran et ailleurs–, les résultats seront dommageables pour la paix et la démocratie », a averti M.
Netanyahu.
Les dirigeants israéliens agitent le spectre d’un régime à l’iranienne en Egypte depuis qu’une révolte populaire sans précédent menace le pouvoir du président Hosni Moubarak.
Le président israélien Shimon Peres a ainsi relativisé l’intérêt d’élections libres dans des pays où des pouvoirs autoritaires seraient renversés, mettant en garde contre l’avènement d’un régime islamiste extrémiste en Egypte.
« Si, au lendemain des élections, on a une dictature religieuse extrémiste, à quoi bon ces élections démocratiques? », s’est-il interrogé avant de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel, en visite en Israël.
« La démocratie ne peut commencer et finir avec les élections. La véritable démocratie commence le lendemain des élections en garantissant les droits de l’Homme et en se préoccupant du bien-être des citoyens », a ajouté M. Peres.
« Il y a un grand consensus sur la question de savoir comment le processus politique peut évoluer en Egypte et on ne peut qu’espérer que tout se déroule pacifiquement », a estimé de son côté Mme Merkel.
« Nous avons tous eu de l’estime pendant des décennies pour l’engagement de Moubarak en faveur de la paix » mais « il y a manifestement en Egypte des problèmes qui sont apparus au grand jour et qui n’étaient pas connus jusqu’ici avec tant de netteté », a-t-elle reconnu.
Selon les médias israéliens, M. Netanyahu a rencontré mardi les chefs du renseignement et des services de sécurité ainsi que les membres du cabinet de sécurité, qui regroupe les ministères stratégiques. Cet échange annuel était prévu de longue date mais il a été largement dominé par la situation en Egypte, ont précisé les médias.
Un haut responsable du gouvernement a confirmé que le Premier ministre avait eu des « consultations concernant la sécurité » mais s’est refusé à en dire plus.
JERUSALEM, 1 fév 2011 (AFP) –
![]() |
![]() |








































