Les Frères musulmans, première force d’opposition en Egypte, ont annoncé samedi officiellement leur participation aux prochaines élections législatives prévues fin novembre.
Le groupe va présenter des candidats pour 30% des sièges en lice lors de ce scrutin, a déclaré son chef, Mohamed Badie, cité par l’agence officielle égyptienne Mena.
Les noms des candidats seront annoncés dans les prochains jours, a-t-il ajouté. Le 23 septembre, le porte-parole du bloc parlementaire des Frères musulmans, Hamdi Hassan, avait déclaré que « la règle chez les Frères musulmans c’est la participation aux élections législatives et à toute élection », tout en précisant que « la décision officielle n’a(vait) pas encore été annoncée par le bureau politique ».
La confrérie islamiste ne compte ainsi pas se joindre à un appel au boycott de ces élections lancé par l’ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, devenu un opposant en vue sur la scène politique égyptienne.
Les Frères musulmans sont officiellement interdits mais tolérés dans les faits en Egypte. Lors des précédentes législatives, il avaient remporté 20% des sièges grâce à des candidats étiquetés comme indépendants. Le nombre de sièges de députés doit passer avec cette élection de 454 à 518, dont un quota de 64 sièges réservés à des femmes. L’actuelle législature est massivement contrôlée par le Parti national démocratique (PND) de M. Moubarak.
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