La France demande à la Syrie de « libérer tous les prisonniers d’opinion », a déclaré mercredi le ministère des Affaires étrangères, en réponse à une question sur le procès dans ce pays de membres de l’opposition démocratique.
« Elle appelle instamment la Syrie à respecter ses engagements internationaux et à libérer tous les prisonniers d’opinion », a souligné lors d’un point-presse le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
« La France réitère son attachement à la liberté d’expression et au droit de tous les citoyens syriens à un procès équitable, consacrés par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques que la Syrie a ratifié le 21 avril 1969 », a-t-il ajouté.
Selon le porte-parole, « un représentant de l’ambassade s’est rendu aux audiences les 7 et 8 février » de deux opposants, Ali Abdallah et Mahmoud Barish.
Ali Abdallah, écrivain, est accusé de « propagation d’informations fausses ». Son procès s’est ouvert lundi devant le tribunal militaire de Damas, selon des organisations de défense des droits de l’Homme. M. Abdallah est jugé pour des déclarations faites alors qu’il était en prison, concernant les relations syro-libanaises et les fraudes électorales commises selon lui par le gouvernement iranien en 2009, d’après une ONG.
L’écrivain est l’un des douze opposants signataires de la « Déclaration de Damas », auquel a contribué aussi Mahmoud Barish, appelant à un changement démocratique en Syrie.
Tous avaient été condamnés en octobre 2008 par la Cour pénale de Damas à deux ans et demi de prison pour « avoir porté atteinte à l’image de l’Etat » et « propagé des informations mensongères ». Tous ont été libérés à l’exception de M. Abdallah.
PARIS, 9 fév 2011 (AFP) –
![]() |
![]() |








































