Le Centre Wiesenthal a estimé jeudi que l’Amérique du Sud ne devait pas « s’embourber » politiquement au Proche-Orient mais plutôt se concentrer sur les questions commerciales lors du prochain sommet de la région avec les pays arabes (Aspa) du 16 février à Lima.
L’organisation, qui lutte contre l’antisémitisme et l’intolérance, propose aux chefs de la diplomatie sud-américaine d' »éviter que l’Amérique du Sud s’embourbe dans les difficultés politiques du Moyen-Orient », dans un communiqué publié de Buenos Aires, où elle a son siège régional.
Le Centre leur soumet en revanche « une série de principes » qui « peuvent contribuer à assurer que le sommet soit fructueux pour tous les participants sur le terrain commercial ».
Depuis le 3 décembre, suivant l’exemple du Brésil, plusieurs pays sud-américains ont reconnu l’Etat palestinien dans ses frontières d’avant 1967, c’est-à-dire avant l’occupation de Jérusalem-Est, la Cisjordanie et la bande de Gaza par Israël.
Ils répondaient à la stratégie des responsables palestiniens qui espèrent susciter un effet boule de neige et porter la reconnaissance de leur Etat devant le Conseil de sécurité de l’ONU, face au blocage persistant des pourparlers de paix avec Israël.
Une centaine de pays ont déjà reconnu la Palestine, la plupart dans les années qui ont suivi la déclaration d' »indépendance » de 1988.
Le sommet de l’Aspa devrait avoir « une approche prudente sur des conflits externes à l’Amérique du Sud, en évitant de fixer des objectifs ou des résultats qui doivent être définis par les parties directement touchées et qui pourraient importer aux Amériques un conflit extra-régional », recommande Shimons Samuels, directeur des relations internationales du Centre Wiesenthal.
L’Amérique du Sud et les pays arabes se sont rapprochés depuis le premier sommet de l’Aspa à Brasilia en 2005, qui a apporté un soutien unanime à la cause palestinienne et critiqué Israël.
BUENOS AIRES, (AFP) –
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