La centrale syndicale israélienne Histadrout a suspendu samedi soir ses préparatifs en vue d’une grève générale, après l’annonce par le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, d’un train de mesures destinée à apaiser l’opinion publique, ont rapporté les médias locaux.
La Histadrout a reporté une réunion de sa direction qui devait lancer dimanche un préavis de grève. Elle a cependant appelé le gouvernement à négocier, estimant que les promesses de M. Netanyahu devaient encore être clarifiées.
M. Netanyahu a promis jeudi que le prix de l’eau ne serait pas augmenté pour les familles à consommation modeste et que celui des transports en commun serait réduit de 10%. Il a aussi annoncé une baisse de la taxe sur l’essence et donné son accord de principe pour une hausse du salaire minimum, dans le privé comme dans le public.
Le ministre des Finances, Youval Steinitz, a précisé que ces mesures seraient financées par une réduction des budgets des divers ministères, ainsi que par un report d’une partie des allégements fiscaux prévus cette année.
Le gouvernement avait provoqué la grogne en décidant initialement de nouvelles hausses des prix de l’eau, de l’essence et du pain, du fait de l’augmentation du prix de l’énergie et des céréales sur le marché mondial.
Mais selon la centrale Histadrout, de fortes hausses de prix avaient déjà été constatées ces derniers mois, notamment pour le pain (10%), l’essence (13%), l’eau (134%), le logement, les transports, sans oublier une nette augmentation des taxes et impôts indirects.
La centrale syndicale réclamait l’annulation des hausses prévues. Elle exigeait aussi que le Trésor entérine un accord qu’elle a conclu avec le patronat sur l’instauration d’un salaire minimum mensuel de 4.300 shekels (environ 800 euros).
JERUSALEM, 12 fév 2011 (AFP) –
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