Israël a fustigé mercredi la visite « provocatrice » au Liban voisin du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, accueilli en héros par des dizaines de milliers de Libanais.
« La visite d’Ahmadinejad parachève la transformation du Liban en client de l’Iran », a déclaré un haut responsable gouvernemental israélien sous le couvert de l’anonymat. »Le Liban a ainsi rejoint l’axe des Etats extrémistes qui s’opposent à la paix et soutiennent le terrorisme », a-t-il estimé.
« Le président iranien est venu comme un chef militaire passant en revue ses troupes, les terroristes du Hezbollah utilisés comme le bras armé de l’Iran dans la région », a-t-il ajouté, en référence au mouvement chiite libanais soutenu par Téhéran.
Le Hezbollah, représenté au Parlement libanais, figure sur la liste américaine des « organisations terroristes ».
Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a pour sa part jugé qu’il s’agissait d’une « visite provocatrice et déstabilisante. Le fait qu’il vienne au Liban comme un propriétaire inspectant son domaine soulève à juste titre de l’opposition au Liban ». « Ses intentions sont manifestement hostiles et il vient jouer avec le feu », a poursuivi M. Palmor.
Le président iranien a affirmé mercredi que son pays soutenait « avec force la résistance du peuple libanais contre le régime sioniste », au premier jour de sa visite au Liban. Il doit se rendre jeudi dans des villages du sud près de la frontière avec Israël, durement touchés lors de l’offensive lancée en 2006 par Israël contre le Hezbollah au Liban après le rapt de deux de ses soldats.
Ce conflit a fait plus de 1.200 morts côté libanais, et 160 du côté israélien.
![]() |
![]() |








































