Le chef radical chiite irakien Moqtada al-Sadr, dont les hommes avaient combattu les troupes américaines en Irak, a annoncé son retrait de la vie politique à deux mois des élections générales, dans un communiqué reçu dimanche par l’AFP. « J’annonce que je n’interviens (plus) dans toutes les affaires politiques et qu’il n’y a plus de bloc qui nous représente à partir de maintenant au gouvernement ou au Parlement », a affirmé M. Sadr, dans une allusion à son courant sadriste.

Moqtada Sadr, qui fut le chef d’une milice armée redoutable, est un critique virulent du premier ministre chiite Nouri al-Maliki, qu’il avait qualifié de « dictateur ». « J’annonce la fermeture de tous les bureaux liés aux activités politiques, sociales ou religieuses », a-t-il ajouté. Un responsable de son bureau, interrogé par l’AFP, a affirmé que personne ne voulait discuter de cette « annonce surprise ».

Mais il ajouté qu’il doutait que Moqtada Sadr « puisse revenir sur cette décision très importante ».

Dans son communiqué, Moqtada Sadr a dit que son choix avait été motivé « par la préservation de la réputation honorable des deux martyrs de la famille Sadr », en allusion à son père et à un autre proche tués sous le régime de Saddam Hussein.

Il a aussi expliqué que son geste visait « à mettre fin à toutes les corruptions dans le passé et à toutes celles qui pourraient avoir lieu à l’avenir » et qui pourraient porter atteinte à la réputation des Sadr.

16-02-2014/ Le Figaro.fr Article original

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