Le président de l’Autorité palestinienne Mahmud Abbas rencontrera le président Obama à Washington le 17 mars

Les Palestiniens rejettent toute prolongation des négociations de paix avec Israël au-delà de la date butoir de la fin avril, a déclaré jeudi à l’AFP le négociateur en chef Saëb Erakat.
« Il ne sert à rien de prolonger les négociations, ne serait-ce que d’une seule heure, si Israël continue à mépriser le droit international », a affirmé M. Erakat en réponse à des propos du secrétaire d’Etat américain John Kerry selon lesquels les discussions entre les deux parties pourraient se poursuivre au-delà des neuf mois impartis.
Rappelant qu’il travaillait depuis fin juillet 2013 à mettre sur pied un accord-cadre entre les deux parties, M. Kerry a dit à quelques journalistes qu’il pensait que personne ne s’inquiéterait s’il y avait encore neuf mois (…) pour boucler le processus de paix israélo-palestinien.
« Nous essayons d’obtenir une ossature, ce qui est une énorme tâche quand on sait que l’on s’est servi jusqu’ici de ces sept mois pour tenter de comprendre les positions des deux camps et pour pouvoir donner corps aux négociations finales », a expliqué le secrétaire d’Etat, qui impose un black-out médiatique sur la teneur des tractations directes, interrompues entre septembre 2010 et juillet 2013.
« Je ris de ceux qui disent que cela va nulle part. Ils ne savent pas parce que nous n’en parlons pas. Ils n’ont pas la moindre idée de l’état de nos négociations, ni où elles pourraient nous mener », a ironisé John Kerry.
Mercredi, le journal palestinien Al Quds a rapporté que la rencontre entre le président de l’Autorité palestinienne Mahmud Abbas et Kerry à Paris la semaine dernière s’était soldé par un échec, précisant qu’Abbas avait qualifié de « folies » les propositions du secrétaire d’Etat.
Des sources palestiniennes citées dans l’article ont déclaré que le projet d’accord élaboré par Washington regroupe l’ensemble des exigences centrales d’Israël.
Selon le rapport, Kerry a demandé à Abbas de reconnaître Israël comme Etat juif, d’accepter le quartier Beit Hanina à Jérusalem-est comme capitale, de consentir à la présence de troupes israéliennes dans la vallée du Jourdain ainsi que d’avaliser les échanges de terres qui permettraient à 10 implantations israéliennes de rester en Israël.i24news
Abbas aurait immédiatement rejeté la demande et menacé de revenir sur certaines des concessions qu’il avait accepté lors des précédents entretiens.
« Les idées présentées par M. Kerry à M. Abbas sont inacceptables et ne peuvent pas servir de base à un accord-cadre avec Israël », avait affirmé un responsable palestinien.
Abbas à Washington
Dans un effort pour apaiser les tensions, les Américains ont invité Abbas à rencontrer le président américain Barack Obama.

Le 17 mars, Obama rencontrera Abbas à la Maison Blanche. L’objectif, selon les autorités, est d’annoncer l’accord-cadre, une sorte de feuille de route pour de nouveaux pourparlers, à la fin de avril, soit à la fin du délai de neuf mois que Kerry a fixé l’été dernier pour un accord de paix définitif entre Israël et les Palestiniens.
Le climat s’est tendu à l’approche de l’échéance de ces pourparlers. Les délégations israélienne et palestinienne ne s’étant pas officiellement rencontrées depuis plusieurs mois, l’équipe de M. Kerry fait la navette entre les deux parties.
Lors de son dernier voyage au Proche-Orient en janvier, le secrétaire d’Etat a présenté un projet d’accord-cadre traçant les grandes lignes d’un règlement définitif portant sur les questions dites de statut final : les frontières, les implantations, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, qui doit être reçu lundi par le président Barack Obama à la Maison Blanche, a fait de la reconnaissance d’Israël comme Etat-nation du peuple juif un élément cardinal d’un accord de paix.
i24news.tv Article original
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