La police égyptienne a arrêté au moins quatre musulmans chiites, dont un Australien en visite en Egypte et deux Irakiens, en les accusant d’insulte à la religion, a indiqué mardi une source judiciaire.
Ils font partie d’un groupe d’une vingtaine de personnes arrêté la semaine dernière dans une banlieue du Caire, a précisé un responsable de la sécurité, ajoutant que la plupart d’entre elles avaient été relâchées. L’un des quatre hommes détenus à la faveur de la loi d’urgence en vigueur depuis 1981 en Egypte, est un Australien nommé Safaa al-Awadi. Sa famille avait signalé sa disparition en ne le voyant pas rentrer chez lui à Perth (sud-ouest de l’Australie) le mois dernier.
« Ils sont accusés d’insulte à la religion et de nier les dogmes de la foi », a affirmé la source judiciaire. Il n’était pas clair dans l’immédiat combien, sur les chiites arrêtés la semaine dernière, restaient en détention. La source judiciaire a confirmé le placement en détention provisoire des quatre hommes mardi pour 15 jours, mais refusé de fournir plus de détails sur cette affaire.
Des médias australiens ont rapporté que des responsables du consulat australien au Caire avaient demandé à voir M. al-Awadi, 44 ans, qui travaillerait comme maçon et serait le père de sept enfants. Sept autres chiites sont détenus depuis la mi-2009 en Egypte, accusés « d’avoir constitué un groupe tentant de répandre l’idéologie chiite qui porte atteinte à la religion musulmane ».
L’état d’urgence, décrété après l’assassinat du président Anouar el-Sadate par des islamistes en 1981, permet les maintiens en détention sur des périodes illimitées et des jugements devant des tribunaux d’exception. Les chiites sont extrêmement minoritaires en Egypte, dont les 80 millions d’habitants sont en majorité des musulmans sunnites.
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