Dix-huit partis égyptiens, rassemblés autour du Parti de la liberté et de la justice (issu des Frères musulmans) se sont accordés mardi sur une plate-forme commune en vue des prochaines législatives, pour l’établissement d’un « Etat démocratique et égalitaire ».
Parmi ces formations politiques, dont certaines n’ont pas encore été légalisées, figurent le Wafd (libéral), le Tagammou (gauche) et Al-Nour (salafiste), ont indiqué la confrérie sur son site internet et l’agence officielle Mena.
Avec ce document adopté lors d’une réunion au Caire, ces partis entendent « canaliser les efforts et les énergies des membres de l’alliance pour un consensus en vue de réaliser les objectifs de la révolution du peuple ».
Ils vont élaborer « un projet de loi électorale pour les législatives garantissant une plus large représentation des partis et des forces politiques » afin de le présenter au Conseil suprême des forces armées, qui dirige le pays depuis la chute du régime de Hosni Moubarak le 11 février.
Ils se sont également engagés à poursuivre les discussions en vue de listes électorales communes. Parmi les principes communs figurent « la liberté de croyance et de culte, la liberté d’expression et des médias, l’indépendance de la justice, un système économique fondé sur la justice sociale et la transmission du pouvoir par le biais d’élections libres et transparentes ».
Les législatives sont prévues en septembre mais de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer leur report.
Plusieurs groupes et personnalités se sont inquiétés du fait qu’un scrutin en septembre pourrait voir les Frères musulmans, la force politique la mieux organisée du pays, rafler la mise face à des partis laïques encore faibles ou en cours de formation.
Le Premier ministre Essam Charaf a évoqué dimanche un possible report pour permettre aux partis de mieux s’organiser.
LE CAIRE, 21 juin 2011 (AFP)
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