L’Egypte a préparé les études techniques concernant son projet de première centrale nucléaire en vue d’un appel d’offres, suspendu en début d’année en raison des troubles politiques, a déclaré mardi le ministre de l’Electricité Hassan Younès.
Les spécifications du projet de centrale ont été « préparées et revues par les organismes publics concernés », a déclaré le ministre cité par l’agence officielle Mena, en ajoutant qu’il s’agissait d’un « pas en vue d’inviter les constructeurs à faire des offres ».
M. Younès n’a pas donné plus de précisions sur ce dossier, ni de date pour le lancement formel d’un appel d’offres.
Le ministre a ajouté que la revue avait notamment permis de tenir compte de l’expérience de la centrale japonaise de Fukushima, sinistrée à la suite d’un tsunami.
L’Egypte avait officialisé en août le choix du site d’Al-Dabaa, sur la côte méditerranéenne, pour la construction de sa première centrale nucléaire, un projet destiné à répondre à des besoins énergétiques dictés par une forte croissance économique et démographique.
Le lancement d’un appel d’offres, prévu en début d’année, a été mis en veilleuse en raison des troubles politiques qui ont abouti au départ du président Hosni Moubarak le 11 février, et en raison de la sévère crise économique qui a suivi.
Le projet annoncé l’an dernier portait sur une centrale de 1.000 mégawatts destinée à entrer en production en 2019. M. Younès, qui était déjà ministre de l’Energie, avait parlé à l’époque d’un coût estimé à 4 milliards de dollars.
LE CAIRE, 24 mai 2011 (AFP)
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