La cour d’appel de Paris doit annoncer mercredi après-midi, après un délibéré d’un mois et demi, les peines retenues à l’encontre de neuf personnes poursuivies dans l’affaire de blanchiment du « Sentier II », dont un ancien magistrat.
A l’audience, en décembre, l’accusation a requis des peines supérieures, pour la plupart, à celles prononcées en 2008 en première instance.
Quelque 150 prévenus avaient alors comparu devant le tribunal correctionnel, et une centaine avaient été condamnés, dans ce volet « blanchiment » d’une vaste escroquerie remontant aux années 1990 dans le quartier parisien de la confection.
La défense a tenté de démontrer que ces 9 hommes, les seuls à avoir fait appel, avaient été manipulés ou bernés par leurs relations d’affaires ou familiales.
Parmi les 9 prévenus figurent deux « animateurs » présumés des réseaux de blanchiment, qui fonctionnaient principalement entre la France et Israël. Tous deux sont en fuite. Au moins 6 ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende ont été requis pour l’un, au moins 5 ans de prison et la même amende de 300.000 euros pour l’autre.
Pour six autres prévenus, l’avocat général a demandé des peines allant de 6 mois de prison avec sursis à 60.000 euros d’amende, pour leur participation présumée aux malversations et activités des sociétés écrans ayant permis de transformer en argent liquide des chèques frauduleux.
Il avait terminé son réquisitoire avec l’acteur « collatéral » de l’affaire, l’ancien magistrat Jean-Louis Voirain, 66 ans, à qui il est reproché d’avoir accepté des enveloppes et divers cadeaux en échange de services rendus à des acteurs du blanchiment.
La même peine que celle prononcée en 2008 a été requise contre lui, soit 3 ans de prison, dont 20 mois ferme et 30.000 euros d’amende.
PARIS, 1 fév 2011 (AFP) –
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