L’Egypte table sur une croissance de 3 à 3,5% sur l’année fiscale juillet 2011/juin 2012, selon les chiffres du projet de budget rendus publics mercredi par le ministre des finances Samir Radwane.
La révolte populaire du début de l’année qui a mis fin au régime de Hosni Moubarak a entraîné un fort ralentissement économique, après des années de croissance annuelle entre 5 et 7% environ.

M. Radwane a reconnu, selon un communiqué, que ces événements continueraient de peser sur la prochaine année fiscale. « La situation politique en Egypte se reflète sur le budget » du pays, déclaré-t-il dans un communiqué.

Le budget doit encore être approuvé par le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis le départ de M. Moubarak tandis que le gouvernement a en charge les affaires courantes.

Il prévoit un déficit de 8,6% du PIB, contre un déficit de 11% dans une mouture précédente présentée il y a trois semaines, grâce à une réduction des dépenses qui s’établissent à 490.6 milliards de livres égyptiennes (83,1 milliards de dollars), selon le communiqué.

Les recettes quant à elles sont prévues à 349,6 milliards de livres.

En face d’une hausse des dépenses pour les produits subventionnés et le relèvement du salaire minimum dans le secteur public, le gouvernement prévoit des recettes nouvelles grâce notamment à une nouvelle tranche d’imposition pour les revenus les plus élevés et une hausse de 10 points -de 40 à 50%- de la taxe sur les cigarettes.

LE CAIRE, 22 juin 2011 (AFP)

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