La France « est favorable à un élargissement des sanctions européennes contre la Syrie à des entités économiques », projet en cours d’élaboration à Bruxelles, a indiqué vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero, lors d’un point presse.
Interrogé sur ces entités, il a évoqué le projet de viser « des entreprises, des banques » et la possibilité d’ajouter des noms aux sanctions individuelles déjà prises contre des personnalités syriennes.
Des sources diplomatiques européennes avaient indiqué jeudi qu’il s’agissait de marquer « une nouvelle gradation », après deux premiers trains de sanctions qui ont déjà visé des caciques du régime, puis le président syrien lui-même.
Individus et sociétés sont liés, car l’UE a dans sa ligne de mire « une douzaine d’individus qui pourraient se financer via des sociétés », avait précisé un diplomate. Les 27 se mettront ainsi d’abord d’accord sur les personnes, puis les sociétés qu’ils contrôlent « suivront », avait-il ajouté.
Si elle n’est pas prête à temps pour être entérinée par les ministres européens des Affaires étrangères, qui se retrouvent lundi à Luxembourg, la nouvelle liste pourrait être adoptée en marge d’un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement programmé jeudi et vendredi prochains à Bruxelles, selon ces diplomates.
PARIS, 17 juin 2011 (AFP)
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