Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki, a demandé, jeudi à Madrid, à l’Union européenne de reconnaître de « manière collective » un Etat palestinien indépendant sur les lignes de 1967, une démarche qui permettrait selon lui de relancer les négociation avec Israël.
« Nous espérons que l’Union européenne prenne la décision de reconnaître de manière collective l’Etat palestinien sur les lignes de 1967 », a déclaré M. al-Malki lors d’une conférence à Madrid, où il effectue une visite officielle jusqu’à vendredi.
« Nous avons l’espoir que l’Espagne prenne le leadership des pays de l’UE pour aller vers la reconnaissance officielle de l’Etat palestinien sur les lignes de 1967 » en jouant « un rôle actif pour que tous les pays de l’UE le reconnaisse », a-t-il ajouté.
« S’il n’y a pas unanimité au sein de l’Union européenne, chaque pays doit avoir le droit de décider s’il veut ou pas reconnaître l’Etat palestinien », a poursuivi M. al-Malki.
La reconnaissance de l’Etat palestinien « garantit la solution à deux Etats et posera les bases solides pour le début immédiat de négociations » avec Israël, selon le ministre.
Le processus de paix est dans l’impasse depuis l’échec d’une reprise des négociations israélo-palestiniennes organisée à l’automne par les Etats-Unis. Depuis, les Palestiniens travaillent à obtenir, en septembre à l’occasion de la prochaine Assemblée générale de l’ONU, la reconnaissance de leur Etat.
Les pays de l’Union européenne sont partagés sur la question de l’adhésion d’un Etat palestinien à l’ONU. De nombreux pays de l’UE, dont la France, se sont dit prêts à voter pour et à reconnaître l’Etat palestinien si les négociations de paix ne reprennent pas d’ici septembre.
L’Allemagne est en revanche favorable à des négociations plutôt que des « actions unilatérales » pour parvenir à la création d’un Etat palestinien.
« L’Espagne soutient sans réserve les efforts pour reprendre les négociations et l’obtention d’un accord de paix », a assuré jeudi le secrétaire d’Etat espagnol aux Affaires étrangères, Juan Antonio Yanez Barnuevo.
MADRID, 16 juin 2011 (AFP)
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