Les manifestants réunis dans le centre du Caire ont demandé de nouveau mardi soir le départ immédiat du président Hosni Moubarak, bien que ce dernier ait annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat.
M. Moubarak, objet d’une vive contestation populaire, a affirmé dans une allocution télévisée qu’il allait se maintenir à la tête de l’Etat jusqu’à la présidentielle de septembre, mais qu’il n’allait pas briguer un nouveau mandat.
« Dégage! Dégage! », ont scandé les milliers de manifestants réunis dans le coeur de la capitale égyptienne juste après avoir pris connaissance du discours du président.

« Le président est très têtu, mais nous sommes plus têtus que lui. Nous ne quitterons pas la place » Tahrir (de la Libération), épicentre de la mobilisation, a déclaré un leader de la contestation dans un haut-parleur.
« Moi je vais rester ici tant qu’il ne quittera pas le pouvoir », lance Abou el-Ela, un autre manifestant.
A Alexandrie, des témoins ont indiqué qu’un groupe de partisans du président Moubarak, armés de couteaux et de bâtons, avaient attaqué les manifestants rassemblés devant la gare ferroviaire en chantant « On t’aime Hosni ».

« Nous étions rassemblés pacifiquement quand environ 150 hommes de main du régime et des membres du parti de Moubarak, connus des habitants de la région, armés de couteaux et de bâtons, nous ont attaqués », a déclaré à l’AFP Ibrahim Abdel Fattah, un jeune manifestant.
« Les gens ont paniqué et ont commencé à fuir. L’armée est intervenue en tirant en l’air pour disperser les agresseurs. La situation est à peu près calme mais on les voit toujours », a-t-il ajouté.
LE CAIRE, (AFP) –
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