Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a défendu mercredi son allié, le Hezbollah, contre une éventuelle accusation dans l’assassinat du dirigeant libanais Rafic Hariri, au moment où le parti chiite s’attend à une telle mise en cause par un tribunal de l’ONU.
« Au Liban, un ami et un patriote a été assassiné de manière vicieuse. Maintenant, en fabriquant des informations et en manipulant un système légal, ils (l’Occident, ndlr) accusent d’autres amis (le Hezbollah) du crime », a dit M. Ahmadinejad, en référence au Tribunal spécial pour le Liban (TSL). « Ils tentent de parvenir à leurs fins en créant des dissensions » entre Libanais, a-t-il ajouté. Il s’exprimait lors d’un discours prononcé à l’occasion d’un rassemblement organisé par le Hezbollah en son honneur dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du parti chiite, au premier jour de sa visite au Liban.
Celle-ci intervient alors qu’un bras de fer oppose le Hezbollah au camp du Premier ministre Saad Hariri, fils de l’ancien chef de gouvernement assassiné en 2005 à Beyrouth, sur l’enquête sur ce meurtre.
Le parti chiite accuse des responsables de services de sécurité, des députés et des juges proches du Premier ministre d’avoir incité des personnes à déposer de « faux témoignages » lors de l’enquête internationale. Le nom de Saad Hariri, que M. Ahmadinejad remerciait dans son discours pour son accueil, a été hué par les partisans du Hezbollah.
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