Onze personnes comparaissent jeudi pour une vaste affaire de blanchiment d’argent entre la France et l’Egypte portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros.
Un sexagénaire, Abdelaziz Galal El Shayat, et son fils Hussam, 39 ans, sont considérés comme les têtes de ce réseau mis en place au sein de la communauté égyptienne en France pour collecter des capitaux et les transférer en Egypte.
L’argent était collecté auprès de ressortissants égyptiens, dont certains en situation irrégulière, et de commerçants égyptiens vivant en France et transféré vers l’Egypte par des voyageurs dont le billet d’avion était en partie pris en charge.
Les bénéfices étaient investis en tabac, en cigarettes ou en produits alimentaires égyptiens et importés en contrebande en France.
Les prévenus sont jugés notamment pour « complicité d’exportation illégale de capitaux et de blanchiment à titre habituel » et, pour plusieurs d’entre eux, pour « importation » ou « participation à l’importation non déclarée de marchandise fortement taxée ».
Deux des principaux collecteurs, commerçants en région parisienne, ont admis avoir fait transférer 20.000 euros par semaine, réunis à partir de dépôts de leurs clients, depuis fin 2008, sans que soit précisée la durée de ce trafic.
M. El Shayat, 65 ans, a reconnu l’organisation d’un trafic de fonds, précisant qu’il envoyait en Egypte entre 10.000 et 50.000 euros deux à trois fois par semaine, par l’intermédiaire de passagers à qui il remettait des enveloppes chargées de billets. Il a affirmé aux enquêteurs que cette activité ne lui avait rapporté « que 1.000 euros par mois » et qu’il avait toujours « respecté la règlementation douanière » en ce qui concerne l’importation de tabac.
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