La Cour suprême israélienne examinait lundi l’appel de la militante pacifiste nord-irlandaise Mairead Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix, contre une décision de justice l’expulsant d’Israël et lui interdisant l’accès du pays pendant dix ans.
Mme Maguire, 66 ans, a été appréhendée la semaine dernière à sa descente d’avion à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv à son arrivée pour une visite d’une semaine de militantes pacifistes internationales en Israël et dans les Territoires palestiniens. Elle a été aussitôt placée en détention.
Les autorités israéliennes l’avaient expulsée en juin pour avoir été à bord d’un bateau humanitaire irlandais qui tentait de briser le blocus maritime de la bande de Gaza.
Un tribunal israélien a rejeté vendredi un premier appel de Mme Maguire contre son expulsion. « Son appel devant la Cour suprême est son dernier recours. S’il est rejeté, elle sera expulsée », a expliqué Salah Mohsen, porte-parole de l’association d’assistance judiciaire Adalah.
« Elle souffre de nausée et de déshydratation et a été hospitalisée vendredi soir pour des examens médicaux, avant de retourner au centre de détention (de l’aéroport Ben Gourion) la nuit dernière », a ajouté le porte-parole.
Figure internationale de la cause palestinienne, Mme Maguire faisait partie des 19 militants pacifistes qui avaient essayé de se rendre à Gaza début juin à bord du cargo irlandais Rachel Corrie en dépit du blocus imposé depuis 2006 par Israël. Les activistes pro-palestiniens avaient été expulsés par les autorités israéliennes une semaine après l’assaut meurtrier de commandos de marine israéliens contre le ferry turc Mavi Marmara, navire amiral d’une flottille humanitaire internationale qui tentait de forcer le blocus de Gaza.
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