Une nouvelle rencontre entre le président palestinien Mahmoud Abbas et la secrétaire d’Etat américaine restait incertaine samedi, les services de Mme Clinton indiquant qu’elle n’était « pas encore » prévue alors que côté palestinien on indiquait qu’elle devait avoir lieu dans la journée.
Cette nouvelle rencontre, après un entretien d’une vingtaine de minutes vendredi soir qui n’avait rien apporté de nouveau selon M. Abbas, doit éviter un achoppement des pourparlers de paix entre Israéliens et Palestiniens sur la question de la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie.
Il n’y a pas de rencontre « prévue à ce stade », a indiqué en milieu de matinée Philip Crowley, le porte-parole du département d’Etat.
A l’inverse dans l’entourage du président palestinien on indiquait dans la matinée qu’une rencontre devait avoir lieu après que M. Abbas aura prononcé son discours devant l’Assemblée générale des Nations unies vers 12H30 locales (16H30 GMT).
Le président Barack Obama est retourné vendredi à la Maison Blanche, après plusieurs jours à New York pour participer aux réunion de l’ONU, et n’avait rien sur son programme public samedi. Il a ainsi toute latitude pour jeter son poids dans la balance si le besoin s’en fait sentir. Le moratoire sur les constructions doit prendre fin le 26 septembre à minuit et les Palestiniens comme les Etats-Unis réclament son extension, à commencer par le président américain, qui a fortement insisté sur ce point à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU jeudi.
Un haut responsable israélien a indiqué vendredi à l’AFP à Jérusalem qu' »Israël est disposé à parvenir à un compromis agréé par toutes les parties, étant entendu qu’il ne peut y avoir zéro construction » dans les colonies.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu « déploie des efforts intensifs pour parvenir à un tel compromis avant l’expiration du moratoire le 26 septembre », a ajouté ce responsable israélien sous couvert de l’anonymat, soulignant que « les Etats-Unis sont très impliqués dans cette recherche d’un compromis ».
Le président Abbas a cependant fait savoir qu’il refusait tout compromis ne garantissant pas un « arrêt total » de la colonisation, au risque de remettre en cause la poursuite des pourparlers directs de paix avec Israël engagés le 2 septembre sous l’égide des Etats-Unis.
![]() |
![]() |








































