Une centaine de roquettes tirées par des miliciens pourtant au service du gouvernement libyen ont mis une centrale électrique du sud du pays hors d’usage, a annoncé aujourd’hui le ministre de l’Electricité. La Libye est confrontée à des troubles provoqués par des hommes en armes et des combattants tribaux qui ont participé à la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 et refusent, depuis, de déposer les armes.
Le gouvernement a tenté de canaliser ces ex-rebelles en les intégrant aux effectifs des ministères de l’Intérieur et de la Défense mais ils continuent, pour beaucoup, à obéir à des chefs locaux. Certains de ces hommes sont lourdement armés, notamment en roquettes et en missiles antiaériens, depuis le soulèvement contre Kadhafi appuyé par l’Otan.
Selon le ministre concerné, Ali Mohammed Mouhaïrik, la centrale de Sarir, située dans une région isolée, a été mise hors d’usage lors d’affrontements entre miliciens des deux ministères qui ont duré plusieurs jours.
« Voilà dans quel chaos vit la Libye », a-t-il dit à des journalistes. « La centrale a été touchée par (…) 120 roquettes. » « Je ne sais pas si nous pourrons la réparer avant l’été et le mois de Ramadan », a ajouté le ministre.
La consommation d’électricité augmente fortement en été en raison de l’utilisation intensive de la climatisation. Ali Mohammed Mouhaïrik a précisé que le gouvernement n’avait pas l’argent nécessaire pour les réparations – elles pourraient coûter jusqu’à 300 millions de dinars libyens, soit environ 175 millions d’euros – mais que le Parlement avait approuvé le principe d’un emprunt.
25-02-2014/ Le Figaro.fr avec Reuters
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