Vandalisme au cimetière juif d’Avignon C’est dans la nuit de lundi à mardi, que plusieurs individus ont détruit deux stèles en marbre du cimetière juif de Montfavet, proche d’Avignon.
Les deux stèles, l’une avec une étoile de David et la seconde portant l’inscription “cimetière juif” placées à l’entrée du cimetière ont été fracturées en plusieurs morceaux.

Le caractère antisémite ne fait aucun doute pour les responsables de la communauté juive. La police est venue retirer des empreintes sur les lieux des dégradations.
Jacques Attali, qui est le Président de l’Association Cultuelle Israélite d’Avignon, confirme l’angoisse dans laquelle vivent les juifs de cette région du sud de le France:
“Nous vivons toujours sous tension, et avons toujours un sentiment d’insécurité. Il se concrétise et se matérialise au travers de gestes comme celui-ci. Si les vandales n’ont pas pénétré à l’intérieur du cimetière, mais se sont acharnés sur ces deux symboles juifs, c’est un geste de provocation. Dans le contexte actuel, et surtout depuis l’affaire Merah, il y a des gens qui veulent se venger”.

Il y a cinq ans, le centre communautaire avignonnais avait été dégradé par une grenade au plâtre. Le directeur de cabinet du Préfet, Olivier Teinturier s’est rendu sur place hier matin pour constater les dégâts.
Les représentants de la communauté souhaitent un rendez-vous avec Marie-Josée Roig afin de sécuriser le cimetière :
“Nous allons aussi redoubler de vigilance. Cette fois-ci l’acte a eu lieu au cimetière, et heureusement aucun membre de notre communauté n’a été blessé…”
AlyaExpress-News
Uccle – Des ossements ont été éparpillés sur le sol au cimetière juif de Dieweg à Uccle. Quatre cercueils ont été sortis de leurs tombes, a indiqué mercredi la police de la zone de Bruxelles-Est, confirmant une information parue dans plusieurs médias.
La profanation des tombes a été découverte le 13 septembre dernier par un visiteur mais les faits pourraient remonter à plusieurs mois. D’après la police, cet acte de vandalisme pourrait être le fait de quelqu’un qui cherchait à voler des bijoux dans le caveau.

Selon la police, un caveau classé où reposent environ 800 dépouilles, a été vandalisé. Quatre cercueils ont été tirés de leurs niches puis ont été ouverts. Les dernières inhumations dans ce caveau datent de quelques années après la Seconde Guerre Mondiale.
Aucun graffiti ou inscription n’a été aperçu dans le caveau. Le dernier contrôle de routine de ce caveau remontait à octobre 2011.
La découverte de cette profanation est intervenue peu avant la célébration par la communauté juive de Belgique de Roch Hachana, son nouvel an religieux, qui se situait cette année les 17 et 18 septembre 2012.
CFCA Article original
Des croix renversées et brisées, jeudi, à Albi (Tarn)… Le nombre de ces dégradations de sépultures et de lieux de culte a doublé, entre 2008 et 2010. État des lieux.

Archives AFP
Repères
Des atteintes au sacré. Profaner, c’est souiller une chose ou une personne revêtue d’un caractère sacré. Dans un cimetière ou un lieu de culte, cela signifie des dégradations, des objets cassés ou déplacés, des tombes renversées, des stèles taguées. Parfois, des cercueils sont ouverts, des bijoux volés. Un rapport parlementaire de 2008 (1) répertorie quatre « mobiles » : le vandalisme, le satanisme ou l’antichristianisme ; le racisme et l’antisémitisme ; le vol et des problèmes d’ordre psychiatrique. La plupart semblent relever « de transgressions bêtes, sans motivation idéologique précise », relate le rapport. Ils seraient, en majorité, le fait de mineurs.
Difficiles à expliquer. Un acte de profanation aurait lieu, en moyenne, tous les deux ou trois jours, en France. Aucune des trois religions monothéistes n’y échappe. En 2010, 308 lieux de culte chrétiens ont été profanés. Entre 2008 et 2010, le nombre a doublé, passant de 304 actes à 621. « Les dégradations et le vandalisme ne peuvent pas être considérés comme des bêtises parmi d’autres », avance le rapport. Pour Patrick Baudry, sociologue et auteur de La place des morts, enjeux et rites, aux Éditions L’Harmattan, « les profanations interpellent, car on ne sait pas quel sens leur donner. Seule certitude, elles touchent à notre mémoire communautaire et sont synonymes d’un malaise de notre société. »
Lourdement sanctionnées. Les peines encourues vont jusqu’à un an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende dans le cas d’une atteinte à l’intégrité d’un cadavre, de la violation ou de la profanation de tombeau, de sépulture ou d’un monument édifié à la mémoire des morts. Si des motifs racistes ou religieux sont reconnus, le délit est alors passible de 45 000 € d’amende et de trois ans de prison. En 2008, d’après le rapport Bodin, dans un cas sur cinq, les auteurs sont identifiés.
Peut-on y remédier ? Le rapport Bodin préconise un durcissement de la loi, une sensibilisation à l’école, la construction d’enceintes ou le renforcement de la vidéosurveillance des cimetières. Pour Patrick Baudry, le respect des morts passe d’abord par la transmission intergénérationnelle : « Garder des objets appartenant à ses parents pour les montrer à ses enfants, conserver des photos, c’est essentiel pour que les plus jeunes construisent leur rapport à la mort. »
Fanny DELPORTE. Ouest-France
Article original
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La pourriture n’a plus de limites dans les agressions : écoles , synagogues , commerces , assassinats d’enfants et d’adultes désarmés . Et une fois dans la tombe ils osent encore poursuivre leurs crimes . A se demander si on a affaire à des êtres humains .
Il est absolument anormal que des lieux de prières ainsi que des lieux de mémoires, des tombes et des monuments soient profanés et souillés. Ne serait-il pas possible de réunir les 3 communautés et de réaliser une marche silencieuse devant l’assemblée nationale ou la Présidence de la République ?
Par ailleurs, il serait salutaire que nous nous mobilisions également afin que les cimetières Juifs et Chrétiens que nous avons dus abandonner en Algérie, il y a 50 ans, soient également remis en état ainsi que les tombes et que l’ont cesse le regroupement, par simple respect, de celles et ceux qui ont construit ce Pays au nom de la France.
S’attaquer à des lieux de mémoires, à des tombes, à des monuments, à des stèles et à des personnes sans défense ainsi qu’à à des lieux de prières souligne que les attaquants ne peuvent pas être considérés comme des héros mais comme de vulgaire lâche.