Le ministre israélien de la Défens Ehud Barak a affirmé mercredi qu’une éventuelle décision d’attaquer l’Iran était « très lointaine », dans une déclaration à la radio militaire.
« Il n’y a pas de décision de notre part, il n’y pas de décision concernant une date pour prendre une telle décision, tout cela est très lointain », a déclaré M. Barak en réponse à une question sur une éventuelle attaque israélienne qui pourrait viser les installations nucléaires iraniennes.
Interrogé sur ce qu’il entendait par « lointain », M. Barak a affirmé qu’il refusait de se livrer « à des prévisions ».
Le ministre de la Défense a par ailleurs affirmé que l’Iran n’avait pas encore décidé de passer au stade de la production d’armes nucléaires.
« Les Iraniens n’ont pas mis fin aux contrôles exercés par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique », a-t-il ajouté.
« Ils ne le font pas car ils savent que cela constituerait une preuve du caractère militaire de leur programme nucléaire, et que cela provoquerait un durcissement des sanctions internationales ou d’autres types de d’actions contre leur pays », a également souligné M. Barak.
Par ailleurs, le ministre israélien a démenti que les Etats-Unis exercent des pressions pour empêcher l’Etat hébreu d’attaquer l’Iran à la veille de la visite en Israël du chef d’état-major interarmées américain, le général Martin Dempsey.
« Le chef d’état-major américain ne vient pas en vue d’exercer des pressions sur l’Etat d’Israël (…) le dialogue entre nos deux pays se déroule dans le respect mutuel », a affirmé M. Barak.
« Les Etats-Unis savent qu’Israël prenne en compte les considérations américaines, mais le gouvernement israélien, le Premier ministre, le ministre de la Défense sont responsables de la sécurité de l’Etat d’Israël et nous ne pouvons pas nous défausser de cette responsabilité sur quiconque, y compris sur nos amis américains », a souligné le ministre de la Défense.
M. Barak s’est également félicité des sanctions internationales prises contre l’Iran, tout en estimant qu’elles ne suffiront pas à contraindre « le régime extrémiste au pouvoir en Iran à renoncer à ses projets nucléaires ».
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait estimé lundi que les sanctions actuelles des Etats-Unis et de l’Union européenne contre l’Iran n’étaient pas suffisantes pour obliger Téhéran à arrêter son programme nucléaire.
Les Etats-Unis se sont prononcés comme Israël pour des sanctions internationales contre Téhéran, visant notamment les institutions financières et les exportations pétrolières.
L’Iran a de son côté menacé de fermer le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde.
JERUSALEM, 18 jan 2012 (AFP)
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