Raphaël Glucksmann sur le point de faire alliance avec un ancien Premier ministre ? Ce “petit déjeuner secret” à Paris qui intrigue.
Raphaël Glucksmann entend fédérer autour de lui les socialistes, le centre gauche, et serait même prêt à étendre son rassemblement jusqu’au centre droit.
Avec un premier ticket Glucksmann-Cazeneuve, il se positionne clairement au centre gauche de l’échiquier politique.
L’effondrement dans les sondages des deux anciens Premiers ministres, discrédités par leur appartenance passée au macronisme, pourrait précipiter leur ralliement, qui ne serait alors plus qu’une question de temps.
La remontée de Glucksmann dans les sondages, conjuguée à la chute de Jean-Luc Mélenchon, pourrait faire de lui un candidat sérieux pour accéder au second tour de l’élection présidentielle.
Mais son véritable problème sera politique. À sa gauche, il devra composer avec un Parti socialiste quasiment à la morgue ; à sa droite, avec des macronistes devenus de véritables repoussoirs électoraux.
Cet attelage hétéroclite ne tient finalement que grâce à un bel emballage : celui d’un prétendu novice en politique, présenté comme l’incarnation du renouveau, mais entouré de ceux-là mêmes qui ont participé, selon ses détracteurs, au déclin de la France.
Le paradoxe est saisissant : prétendre incarner le changement en recyclant les responsables d’hier. Glucksmann pourra toujours changer l’emballage, mais il lui sera bien plus difficile de faire oublier le contenu.
Quelques jours après sa victoire à la primaire sociale-démocrate le 11 octobre, Raphaël Glucksmann serait déjà passé à la vitesse supérieure. L’eurodéputé aurait pris son petit-déjeuner avec un ancien Premier ministre de François Hollande…
Alors que Raphaël Glucksmann a été désigné candidat à l’élection présidentielle à la suite de la primaire sociale-démocrate le 11 octobre dernier, l’homme politique n’aurait pas perdu de temps pour plancher sur son plan d’action. Selon une source qui s’est confiée à Politico, le compagnon de Léa Salamé aurait pris le petit-déjeuner avec Bernard Cazeneuve ce mercredi 21 octobre. La newsletter de nos confrères évoque un rendez-vous « secret » que les équipes respectives des hommes politiques n’ont pas souhaité commenter, ni confirmer ou démentir.
L’ancien Premier ministre avait par ailleurs assuré la semaine dernière à Politico se tenir « à disposition de tous ceux qui, en se coalisant, peuvent aider à éviter le Rassemblement national ». Du côté de Raphaël Glucksmann, son entourage veut notamment intégrer les socialistes qui soutenaient d’autres candidats et ouvrir des discussions avec la gauche, hors Insoumis. Jérôme Auslender, chargé des « relations extérieures », assure qu’« on a besoin de Jérôme Guedj, d’Olivier Faure, d’Emmanuel Maurel ».
Bernard Cazeneuve, qui avait pourtant failli présenter sa candidature à la présidentielle, explique n’avoir pas « fait beaucoup d’autopromotion » ces derniers mois afin de ne pas « multiplier les divisions ». Selon lui, le rassemblement ne doit pas se résumer à « refonder la gauche », qui doit être « capable de s’ouvrir ». Il discute d’ailleurs avec le MoDem pour bâtir une « coalition des engagés » et s’est proposé comme « tiers de confiance » auprès de Gabriel Attal et Édouard Philippe, dimanche à Dijon.
Raphaël Glucksmann candidat à la présidentielle : un sondage encourageant avant la bataille ?
Ces tractations interviennent alors que la dynamique semble favorable au compagnon de Léa Salamé. À 46 ans, l’eurodéputé a largement remporté la primaire et progresse dans les sondages. Selon une enquête OpinionWay pour Les Échos et Radio Classique, publiée le 15 octobre, il recueillerait 15 % des intentions de vote au premier tour, au niveau de Jean-Luc Mélenchon et d’Édouard Philippe. Si Gabriel Attal remplaçait ce dernier comme candidat du bloc central, le candidat chouchou de Michel Drucker grimperait à 16 %, contre 11 % pour l’ancien ministre. Il gagne ainsi quatre à cinq points depuis septembre. Le chemin reste toutefois long : Marine Le Pen domine toutes les hypothèses avec au moins 35 %. Réalisé les 13 et 14 octobre auprès de 1 043 personnes, ce sondage ne prédit pas le résultat final.
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Melenchon politiquement enterré ? Si ça pouvait être vrai !
Brouet politique à défaut d’un morceau de choix pour redresser le pays. Pitoyable.