Dégradation de la note de la France : «Ce qui a changé la donne, c’est la suspension de la réforme des retraites»
Pour Éric Dor, directeur des études économiques à l’IÉSEG School of Management, la décision de S&P annoncée vendredi soir ne devrait pas, à court terme, avoir d’impact sur la capacité de la France à emprunter sur les marchés. Même si Paris n’est «pas à l’abri» d’un scénario noir.
Encore une mauvaise nouvelle pour l’économie française. Alors que sa prochaine décision était attendue le 28 novembre prochain, l’agence de notation S&P a décidé de l’anticiper, en dégradant la note souveraine de la France vendredi soir, la faisant passer de AA- à A+ (avec perspective stable). «Malgré la présentation cette semaine du projet de budget 2026 au Parlement, l’incertitude pesant sur les finances publiques françaises reste élevée», a-t-elle justifié. Pour Eric Dor, directeur des études économiques à l’IÉSEG School of Management, la raison est à chercher du côté de la suspension de la réforme des retraites, annoncée par Sébastien Lecornu cette semaine.
LE FIGARO. – La décision de S&P sur la note de la France n’était pas attendue avant un mois et demi. Cette annonce «surprise» signifie-t-elle que la situation de la France préoccupe particulièrement l’agence ?
ÉRIC DOR. – La nature de la décision de S&P n’est pas une surprise. Mais on pensait qu’elle allait respecter son calendrier. Toutefois, les agences de notation se réservent le droit d’intervenir en dehors du calendrier, si des circonstances exceptionnelles le justifient. S&P a dû penser que les derniers événements changeaient suffisamment la donne pour hâter sa décision.
Les événements récents montrent que l’assainissement budgétaire de la France va prendre plus de temps qu’initialement prévu. Mais ce n’est pas vraiment nouveau. À mon sens, ce qui a changé la donne, c’est la suspension de la réforme des retraites. Dans son dernier communiqué publié fin février 2025, l’agence avait explicitement écrit que diluer la réforme des retraites était une ligne rouge, et que cela pourrait exercer une pression à la baisse sur la note française. On le savait donc. Il est possible aussi que l’agence ait trouvé que la hiérarchie actuelle des notes était intenable et devenait incohérente, avec une Espagne et un Portugal moins bien notés que la France alors que ces deux pays ont réussi à réduire leur déficit.
Quelles pourraient être les conséquences concrètes de cette dégradation pour la France, la deuxième en un mois ?
Notre dette publique est détenue par de grands fonds institutionnels, par des banques, des assureurs, des grands fonds de pension, mais aussi des fonds souverains, par exemple le fonds norvégien, ou encore des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM). Ces acteurs ont souvent des règles internes qui les obligent à diminuer, voire parfois à supprimer complètement, leurs détentions d’obligations qui ne sont pas au moins notés AA.
Avec désormais une majorité d’agences qui nous classent en simple A, cela pourrait déclencher des effets seuil de moindre acquisition voire de ventes. Cela nous menace-t-il ? Les traders avaient déjà anticipé tout cela. Il y a déjà eu des allégements. Les effets de seuil sont plus brutaux lorsque l’on quitte les A et que l’on passe en B. Je n’imagine donc pas de grosses réactions lundi matin sur les marchés. D’autant que les gros investisseurs institutionnels n’ont pas besoin des agences de notation pour évaluer la note souveraine d’un État européen.
Si l’on ne craint pas une soudaine forte envolée des taux, c’est la tendance qui est inquiétante. La France dénote de la plupart des autres pays européens, avec des taux d’emprunt orientés à la hausse. Il y a une grande incertitude politique, qui plombe la croissance. Elle pousse en effet les ménages à épargner davantage plutôt que de consommer, pousse les entreprises à différer leurs projets d’investissements. S&P a ainsi ramené sa projection de croissance française pour l’année prochaine à 1% seulement. La France est donc mal embarquée sur le moyen et long terme.
La France est pour l’instant à l’abri d’une crise financière ?
Si le gros paquet des difficultés françaises a déjà été intégré par les marchés, on ne peut pas exclure un scénario noir avec des dégradations successives de la note tricolore, et des traders qui se disent qu’ils ont été trop bienveillants vis-à-vis de la France. Les marchés, en effet, ne réagissent pas de manière linéaire. Par exemple, dans le cas de la Grèce, alors que l’on voyait ses fondamentaux se dégrader dans les années 2000, les marchés, eux, restaient indifférents. Il a suffi d’une goutte d’eau pour déclencher une crise. Nous ne sommes pas à l’abri de cela.
Malgré tout, la France n’est pas la Grèce. Ce qui soutient la soutenabilité de la dette française, ce sont les très gros patrimoines privés, qui, dans un scénario très hypothétique, pourraient être ponctionnés si l’on perdait l’accès au marché. Surtout, il y a l’idée que la BCE a tiré les leçons de la crise des dettes souveraines, et qu’elle ne laissera pas tomber un pays de la zone euro. Pour cela, elle dispose aujourd’hui d’instruments qui n’existaient pas à l’époque.
Cette semaine, les taux d’emprunt de la France se sont détendus après l’annonce de la suspension de la réforme des retraites, ce qui a pu surprendre. Comment l’expliquez-vous ?
Il y avait deux maux qui nous menaçaient : la situation chaotique issue d’une censure, qui aurait vraisemblablement été suivie d’une dissolution, avec de nouvelles élections dont le résultat aurait été incertain, avec une Assemblée possiblement encore plus fragmentée. On oubliait le budget pour 2026, avec sans doute l’obligation de passer par une loi spéciale. L’autre coût étant celui d’une possible suspension de la réforme des retraites. Entre deux maux, les marchés ont estimé qu’échapper à la censure était quand même mieux.
Du point de vue des traders, la dette de la France reste une bonne affaire. Avec l’instabilité politique, le «spread», soit l’écart entre les taux français et allemand, atteint 80 points de base. Mais, pour les investisseurs, la dette française n’est pas beaucoup plus risquée que la dette allemande, en raison de la prospérité de l’économie privée et car la BCE veille au grain. La dette tricolore permet ainsi d’avoir un meilleur rendement sans avoir plus de risque, donc c’est attractif de leur point de vue. Mais attention, les marchés peuvent parfois changer d’un moment à l’autre, en cas notamment de très mauvaises nouvelles, par exemple sur la croissance française, ce qui n’est pas exclu.
JForum.fr et le Figaro
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Je ne crois pas que la France meure économiquement les pays arabes ont l’air de nous avoir achetés, de ce fait ne nous laisseront pas couler.
Mais je constate depuis l’après -guerre une grande pauvreté spirituelle.
Ostentation des LGBT dans toutes les séries télévisées – chacun a la liberté de vivre sa sexualité mais il y a une pudeur attachée pour ceux qui savent ce que cela signifie – pas la peine d’en faire une EXPOSITION, car là on tombe dans une hystérisationde la chose, révélant un manque particulier d’intimité des personnes, en occident on parle de sexe comme d’acheter un journal…
Franchement là je lien avec eux et D. je n’en vois plus…
Personne chez les non-juifs ne va plus à l’église, D. et le culte sont présentés avec une constante contestation d’existence, ce peuple perd complètement ses repères.
Comme dit dans Berechit lache ton D. et tu vas errer sans but…
Je suis loin d’être une haredi, pour autant comme me disait une dame Bulgare en Sept 2023 les occidentaux ne préservent pas leurs racines.
Les occidentaux ne se préoccupent absolument pas de la transmission de traditions, contrairement à nous juifs et les arabes.
Au point de livrer des enfants NON DEMANDÉS par les Allemands en 1942
Ce peuple a perdu sa boussole, spirituellement ils se sont progressivement vidés de substance et errent sans but, dirigés par des opportunistes oligarchiques qui se dépêchent de placer les leurs bien s’enrichir et après vite filer…
Moi je sens quand même une perte spirituelle importante, qui fait que les musulmans vont remplir l’espace, la nature ayant tout simplement horreur du vide…
Ça va se faire naturellement et sans résistance, et je persiste à « signer » que le Qatar paie tout ça aux fins évidentes.
La France se meurt économiquement pour plusieurs raisons, et d’abord parce qu’elle n’a pas la matière grise lui permettant d’être compétitive dans le Monde actuel, et l’Europe ne réglera pas son problème.
Si les français se sont détachés de la spiritualité, c’est leur choix, et je n’en suis pas concerné.
Maintenant, pourquoi êtes-vous restée vivre et travailler en France, si vous saviez que les français ont livré les enfants Juifs aux allemands en juillet 1942? Moi, quand en 1962 je suis arrivé en France, j’ignorais ce qu’il s’y était passé 17 ans auparavant. Quand mes parents et grands-parents me racontaient ce que le régime vichyste leur avait fait subir, j’avais peine à les croire. Aucun homme ne comprend une vérité tant qu’il n’y a pas fait face lui-même. C’est quand j’ai vécu l’antisémitisme en France, que j’ai cherché à comprendre et découvert l’horreur du régime vichyste.
Article propagandiste, publié dans Le Figaro, pour rassurer l’opinion publique en faisant croire que l’investissement en France serait actuellement valable. Dans la tradition d’un journal de la droite immorale, l’on ne manquera pas d’essayer de culpabiliser les classes laborieuses qui ne veulent pas se laisser exploiter, hypocrisie typiquement catholique. On voit bien aux résultats combien les français sont des génies de la finance.
La Réalité est que la France ne connaît pas de croissance économique depuis 50 ans, à quelques rares exceptions près. Les dépenses de l’État ont toujours été supérieures aux recettes, donc les budgets ont toujours été déficitaires depuis 50 ans, et donc équilibrés par de l’emprunt sur les marchés financiers. Après 50 ans, l’endettement cumulé est au delà du PIB, donc l’État est en faillite. Normalement, une entreprise en faillite est placée soit en redressement judiciaire, avec un repreneur efficace qui va réduire les charges de fonctionnement en licenciant massivement et essayer de remonter le chiffre d’affaires, sinon l’entreprise est mise en liquidation judiciaire et vendue à la casse. Que l’on me cite le parti politique capable de reprendre la France en mains, licencier un million de fonctionnaires inutiles, et qui afficherait des objectifs chiffrés de croissance économique dans son programme. Aucun.
Je ne pense pas que la crise économique soit due à la durée du temps de travail, comme le répètent en chœur les perroquets. C’est plus une question de responsabilité de sa vie, donc de maturité psychologique. Et de toutes manières, il y a bien d’autres raisons politiques à cette crise. Les ambitieux qui veulent faire quelque chose de leur vie sont déjà partis ailleurs depuis longtemps, les autres se sont laissés aller à une vie de planqués, dans des tâches d’exécutants. De plus, malgré 5 millions de fonctionnaires, le pays ne fonctionne pas. Les meilleurs français n’entrent pas dans la fonction publique, putréfiée de corruption. Les fascistes adeptes de la loi des 80/20 de Paréto, jubilent dans ce raisonnement.
Maintenant, la capacité de la France à emprunter. Je ne vois pas quelles garanties un État en faillite, surendetté au delà de son PIB, en récession, pourrait donner aux investisseurs ? Je ne vois pas ce pays rembourser sa dette, ni sur le moyen terme, ni même sur le long terme. Je ne crois pas non plus, pour plusieurs raisons, à » de très gros patrimoines privés ponctionnables en cas de pertes de l’accès au marché financier ». Il y a bien longtemps que les gens avisés ont délocalisé leurs capitaux en lieu sûr, hors de France. Enfin, le dernier paragraphe de l’article, concernant le point de vue des traders, c’est du délire. La France va tout simplement vers la cessation de paiement et la mise sous tutelle du FMI.
Conclusion, circulez il n’y a rien à voir. Ne vous laissez pas embrigader comme des pigeons et partez de ce pays en faillite, qui ne vous apportera que du mal.
Asher bonjour
Comme vous dites la France et le génie de la finance ça fait deux. Trop fière et égocentrique pour seulement jeter un coup œil aux analystes US et suisses on les « singerait » comme un ministre a dit.
On ne veut rien apprendre d’autrui on est prétentieux.
Concernant le déficit je ne crois pas qu’il bien des fonctionnaires dont les effectifs ont été écrémés au point de grippage dans certaines administrations.
Ni des « planqués « dans des tâches d’exécutants.
Asher tout le monde ne peut pas être chef d’entreprise, la société forme un tout, avec des salariés exécutants qui font la réussite de leur patrons, et des fonctionnaires loyaux. Et des déloyaux il y en a des deux côtés c’est de l’humain.
Des entreprises véreuses oubliant de reverser la taxe carbone et se tirant avec l’argent en Israël – quelle honte pour nous ça ! Non je ne crois pas que le déficit vienne des fonctionnaires car il y en a toujours eu !
Non le déficit je pense qu’il vient des nombreuses PME que l’UE et la France ont laissé partir à l’Etranger, résultat la France est devenue un pays de services et non plus industriel, tous les emplois faisant la force de la nation de par leurs cotisants – sociétés dirigeants comme employés – ont été offerts aux asiatiques et nous, on reste avec de l air dans la bouche !
Tout le savoir faire français qui disparaît en suivant …
L’acceptation d’une immigration massive en échange de contrats d’armement et pétroliers – eh ouiiiii les pays de l’OPEP imposent un quota d’immigration lors de la signature de ces contrats cf L’Express en 1999 – ça il faut le savoir…
Tout comme ces pays arabes nous ont imposé la signature du rapprochement familial en 1973 en échange de l’annulation de la dette que la France à cette époque avait envers eux.
Toute cette masse que le pays soutient par CMU etc, etc etc
Non Asher, la France n’est pas en déficit par les Fonctionnaires
Regardez donc le train de vie des gens de l’Elysee, Anne hidalgo etc
Mon D. mon D. Rien à voir avec la gérance scandinave… !
Ce ne sont pas les dirigeants d’entreprises privées, ni les hommes d’affaires, ni les entrepreneurs, qui gèrent les finances publiques, donc ils ne peuvent aucunement être responsables de la crise actuelle. Pour les délocalisations, chacun investit au mieux de ses intérêts, et on ne peut pas le lui reprocher.
C’est l’appareil d’État, et donc des fonctionnaires, qui gèrent les finances publiques. Ce sont donc eux qui en sont responsables. Le problème est que les politicaillons et hauts fonctionnaires décideurs, refusent catégoriquement d’assumer les responsabilités de leurs choix. Ils essaient de refiler la charge de la dette publique au peuple, qui lui n’en est aucunement responsable. Cet article du Figaro ne montre-t-il-pas combien l’on essaie de culpabiliser les classes laborieuses pour les rendre responsables de la crise actuelle?
De même la question de l’immigration, comme des rapports avec les pays arabes, n’est pas liée aux entrepreneurs, mais à des politiciens qui, là encore, refusent d’en assumer les responsabilités. Le peuple qui en a assez de subir et d’être culpabilisé irrationnellement finira forcément par se révolter.
C’est inéluctable ! ! !
Il n’y a plus de moyens légaux d’empêcher la destruction de la France, par la vermine au pouvoir et ses accessoires : propagandistes et rats (de palais).
A l’exception des députés du RN, tous les autres députains se sont soumis à la fofolle macronette. Ça efface tout espoir de changement par les élections.
Et, hélas, dans la population, on ne perçoit pas le moindre frémissement d’envie de bouger. Le temps explications, des livres vengeurs, des articles virulents, etc. c’est dépassé depuis aux moins dix ans. Quant aux « militaires » qui se disent « patriotes », comme par exemple « Place d’armes », au lieu de s’activer pour se procurer des armes et de former les jeunes, ils se contentent d’écrire des papiers.
Rappelons pour la énième fois, la boutade de Louis CHAGNON, lors d’une interview à Israël Magazine, il y a plus de 20 ans :
Effectivement c’est depuis Mitterrand les premiers signes. Pour ce qui me concerne était bon pour la cour martiale.
Macron n’est que le Xeme qui achève le travail.
Pour autant la France ne s’effondre pas, vendue au Qatar qui semble tout payer, probablement moyennement les contreparties que l’on devine…
Pauvres gens qui n’ont pas la possibilité de s’en aller, que Hachem ait pitié d’eux.
Car ils sont nombreux.
Tout le monde n’a pas les moyens financiers pour sa liberté.
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» Effectivement c’est depuis Mitterrand les premiers signes. ».
Vous êtes bien généreuse envers ceux qui ont précédé Mitterrand.
Je suis Juif Séfarade né à Oran sous la 4ième république. Dès l’été 1955, l’état d’urgence avait été proclamé et maintenu jusqu’à l’indépendance de l’Algérie. Durant prés de 7 ans, nous avons vécu sans aucune garantie de libertés publiques, en Algérie. De Gaulle, dès son arrivée au pouvoir en 1958, est allé à Alger hurler son » je vous ai compris ». En Réalité, il n’avait rien compris du tout aux français d’Algérie, qui ont fini par se révolter en janvier 1960, et après le putsch d’avril 1961, j’ai vécu une horrible guerre civile à Oran en 1962. De Gaulle avec son illustre général Katz, le boucher d’Oran, probablement juif ashkénaze, faisait tirer à la mitrailleuse lourde et mitrailler par avions, les immeubles de la ville, massacrant les civils. Pour forcer les français d’Algérie à quitter ce pays, De Gaulle a fomenté le pogrom d’Oran du 5 juillet 1962, et fait distribuer des armes françaises à des bandes d’arabes manipulés, et incontrôlées par le pouvoir algérien. Il a fait des français d’Algérie un million de SDF, qu’il a jetés sur les routes de l’exode. Il n’a pas daigné envoyer ses navires et avions pour les ramener en France. J’ai dû, après plusieurs jours de séjour dans un camp de réfugiés aux conditions de vie horribles, être évacué par un avion américain. Au pied de la passerelle, un officier de l’armée de l’air française contrôlait même les extraits de naissance des bébés, pour vérifier les nationalités françaises.
En juillet 1962, je suis entré, enfant, dans une France sous le régime de l’article 16 de la farce constitutionnelle de 1958, régime maintenu abusivement jusqu’au 31 décembre 1963. Sous ce régime, De Gaulle faisait condamner à mort, sans appel, les opposants politiques, par des tribunaux d’exception et fusiller rapidement. La France était alors un état policier, avec une police inattaquable et un ministère de l’information qui censurait à sa guise et imposait sa loi sans recours. Les petits cheffaillons étaient légion, et la justice était pourrie. Le sociologue juif R. Aron justifiait ce régime de dictature » car la liberté d’un peuple corrompu serait sinon impuissante ». Avant comme après mai 68, toute contestation était interdite. Il était très mal vu de dénoncer à la justice les petits cheffaillons de l’Administration.
Après le départ de De Gaulle d’avril 1969, la corruption s’est déchaînée, dès l’ère Pompidou. À partir de 1974, la France a plongé dans la récession. C’était la fin des 30 glorieuses, et le début des 50 piteuses. Le premier ministre R.Barre imposait au peuple son plan de rigueur budgétaire, tout en engraissant son compte en Suisse sur le dos des pigeons, un maître de l’hypocrisie catholique. Comment les autres fonctionnaires et assimilés de son environnement n’allaient-ils pas être entrainés à la corruption, en toute impunité ?
Jusqu’en 1981, j’ai refusé de voter, tellement je haïssais ces régimes des partis de la droite immorale. Je pourrais développer ces régimes de De Gaulle, Pompidou et Giscard-Barre, mais je n’insiste pas. Voilà pourquoi je vous trouve bien généreuse envers ceux qui ont précédé Mitterrand.
En tous cas, j’ai souvent vu de mes propres yeux le salopard de barre, se promener aux alentours de la rue du Rhône à Genève. Et n’allez surtout pas conclure que c’est parqucequ’il du quartier des banques et des assurances. Mauvaises langues.
Ceux qui ont précédé Mitterrand je ne les connaissais pas ; Asher je crois au vu de votre énoncé que je suis plus jeune que vous je suis de 1966. Vous avez vécu plus de choses que moi sur l’ante-Mitterrand et de ce fait pouvez mieux en parler.
Vous êtes très cultivé c’est agréable de vous lire même si sur les fonctionnaires nets ne sommes pas d’accord sur tout LOL…
Bonne soirée !
Oui, la France qui a vécu de 1945 à 1980 est condamnée à mourir. Une nouvelle France est née avec Mitterrand, que Chirac et Sarkozy n’ont pas su ou voulu arrêter, et que Macron a irrévocablement mis sur le chemin de la fin. La date des obsèques de l’ancienne France c’est dans 10 années au plus tard. La nouvelle France sera le centre culturel, spirituel et politique d’Eurabia.
Les français dans leur majorité, chacun pour des raisons propres, préfèrent la nouvelle France à l’ancienne. Ils l’auront, et tant pis pour ceux qui tiennent à la France de de Gaulle.
De Gaulle bof !A fini par s’allier aux Algériens… Plutôt Bonaparte !
Les autres si la charia leur va…
Celui qui se respecte s’en va sous des cieux qui lui correspondent spirituellement.
Nicole – Pour ce qui concerne Napoléon Bonaparte : « L’Aigle et la Synagogue »
de Pierre Birnbaum
On sait quelle œuvre pionnière a accomplie la Révolution française en établissant une stricte égalité juridique entre tous les hommes, en donnant aux protestants et aux Juifs la totalité de leurs droits civiques, et le Code civil, promulgué en 1804 par le Premier Consul, passe pour avoir consolidé à jamais ces principes. En ce qui concerne les Juifs, pourtant, c’était sans compter sur les préjugés très prononcés de l’Empereur conseillé par les penseurs catholiques réactionnaires comme Bonald.
Ne se met-il pas en tête, en effet, de convoquer une assemblée de « notables » à qui il enjoint de former un « Grand Sanhédrin » qui se réunit il y a deux siècles, en février 1807, et désignera un Consistoire central, bref des interlocuteurs plus faciles à surveiller auxquels il entend imposer des mesures discriminatrices concernant le mariage, la conscription, la liberté d’aller et de venir ou encore celle de s’établir ? Voilà une entorse de taille aux principes de 89 : les intéressés, feignant de l’ignorer, s’en tiennent au Code civil, désireux qu’ils sont de se conformer seulement à la « loi du pays » qui doit régir de la même manière tous les citoyens. Ils font même assaut d’éloges et célèbrent sans rire? la Saint-Napoléon ou chantent, dans d’innombrables poèmes et odes, la gloire impérissable de l’Aigle dont les ailes sont supposées les protéger.
Mais l’Empereur ne s’arrête pas là. Par une série de décrets pris, en mars 1808, à l’instigation des franges les plus réactionnaires, il leur impose des restrictions juridiques allant à l’encontre de la loi commune, qui dénotent une franche hostilité à l’endroit de ceux qu’il qualifie de « sauterelles », de « corbeaux » ou de « nouveaux féodaux » et autres amabilités qui feront, tout au long du XIXe siècle et jusqu’à Vichy, les délices des pamphlétaires antisémites.
Ce qui est surprenant – réconfortant aussi – c’est d’observer que le haut personnel administratif de l’État (Conseil d’État, préfets?) traîne les pieds, voire s’oppose franchement, avec un courage admirable, au « décret infâme » ; c’est probablement même la seule défaite politique interne que l’Empereur ait dû essuyer.
Alors, Bonaparte est à revoir, non ?
Bonjour Jean-Jaques,
Certes Napoléon a eu des postures paradoxales par moments.
Je vais lire le livre, et vous remercie pour sa référence.
Pour autant il est fait état de sa déclaration à Akko lors de sa venue au Proche-Orient,
« Héritiers légitimes de la Palestine ! « La grande Nation qui ne fait pas commerce d’hommes comme ont fait ceux qui vendirent vos ancêtres parmi tous les peuples » (Yoël/Joël 4,6) fait ici appel à vous, non certes pour conquérir votre patrimoine, non, seulement pour reprendre ce qui a été conquis et, avec la garantie et le soutien de cette Nation pour en demeurer les maîtres, pour la garder contre ceux qui voudraient venir. Levez-vous ! Montrez que la force jadis écrasante de vos oppresseurs n’a pu que diminuer le courage des descendants de ces héros dont l’alliance de frères aurait honoré même Sparte et Rome (Maccabées12,15) mais que ces deux mille ans d’esclavage n’ont pas réussi à l’étouffer.
« Hâtez-vous ! C’est le moment, qui peut ne pas se représenter avant des milliers d’années, de revendiquer la restauration de vos droits civiques parmi les populations de l’univers, qui vous ont été refusés pendant des milliers d’années, de réclamer qu’on vous rende votre existence politique de nation parmi les nations et le droit naturel et non limité d’adorer D. selon votre foi, publiquement et sans doute pour toujours !
Sa biographie par Max Gallo révèle quand même un fin stratège militaire – malheureusement grisé par de nombreuses victoires l’ayant conduit à être trop sûr de soi et à s’attaquer aux russes – et un politique aimant sa nation.
et mettant tout en œuvre pour elle, en chassant du pouvoir les Seyes et autres qui se remplissaient leurs poches en puisant dans les caisses, et qui me font fâcheusement penser aux bouffons de ce siècle qui ne visaient pas le bien-être de leur nation mais leur bien-être à eux et leurs familles.
Vous avez raison Napoléon avait des défauts et concernant les juifs il était peut-être ambivalent (?)
Mais concernant sa France il l’aimait.
Rien à voir avec le fourbe des années 80, suivi des pantins gaussés au parler ampoulé qui ont suivi.
Quant à De Gaulle qui nous a qualifiés de peuple « dominateur et sûr de lui »
il etait décrit par les historiens comme snob, hautain au point que son épouse même Yvonne en souffrait.
Archétype des dirigeants français arrogants, toujours préoccupés par l’apparat des vêtements, du « paraître « creux en ce qui concerne le fond pour la plupart, dépensant sans compter pour leurs voyages etc, menant des trains de vie de fous ou s’installant dans des HLM,
Ministres de la culture exportant sans déclaration et SANS AUTORISATION des trésors nationaux pour leur copain suisse, tapis vaisselle nationaux volés etc etc…
Napoléon la nuit dans ses insomnies discutait avec le plus modeste de ses soldats, et n’aimait pas la corruption de hauts fonctionnaires opportunistes.
Je vous invite à lire ses lettres à Joséphine au musée de La Pagerie en Martinique.
Ces lettres révèlent le cœur de cet homme au point qu’elles me resteront gravées jusqu’à ma fin.
Nos politiques à côté de cet homme sont du jus de chaussette.