Syrie : Macron félicite le tombeur de Bachar al-Assad et l’invite en France.
A la tête d’une coalition de groupes armés islamistes sunnites, Ahmad al-Chareh a renversé l’ancien président Bachar al-Assad le 8 décembre.
Avec la chute de Bachar al-Assad, Emmanuel Macron s’active pour relancer les liens entre Paris et Damas. Le nouveau dirigeant de la Syrie par intérim, Ahmad al-Chareh, a ainsi reçu un appel téléphonique du chef de l’Etat français qui l’a félicité pour sa « prise de fonction » et l’a invité en France, a indiqué mercredi la présidence syrienne.
De son côté, l’Elysée a pointé le triple message du président français : un processus de transition conforme aux « aspirations du peuple syrien », la « pleine intégration » des Kurdes syriens dans ce processus et « la nécessaire poursuite de la lutte contre le terrorisme ». Cet appel – le premier d’un dirigeant occidental selon l’Elysée – a eu lieu dans la perspective de la conférence internationale pour la Syrie qui se tiendra au niveau ministériel le 13 février à Paris.
Paris veut « lever les sanctions contre la Syrie »
Ahmad al-Chareh, à la tête de la coalition de groupes armés islamistes sunnites qui a renversé l’ancien président Bachar al-Assad le 8 décembre, a été nommé la semaine dernière président par intérim pour la période de transition en Syrie.
Qui est Ahmad al-Chareh, le nouveau président intérimaire du pays et ancien chef des rebelles islamistes ?
Le dirigeant de facto de la Syrie, Ahmad al-Chareh, anciennement Abou Mohammad al-Joulani, qui a pris le pouvoir le 8 décembre en renversant Bachar al-Assad, a été nommé ce mercredi comme président intérimaire dans un pays qui a amorcé une délicate phase de transition vers la démocratie.
Le souhait de faire table rase du passé. Annonçant la dissolution de l’ancien Parlement et le gel de la Constitution de 2012, les nouvelles autorités syriennes ont indiqué ce mercredi 29 janvier, que Ahmad al-Chareh était désormais chargé de former un «conseil législatif intérimaire pour la période de transition», dont la durée n’a pas été précisée.
Ces mesures, publiées par l’agence de presse officielle Sana, interviennent à l’issue d’une rencontre mercredi soir entre Ahmad al-Chareh, et plusieurs chefs de factions armées ayant participé à l’offensive contre Assad.
Ahmad al-Chareh est chargé de «la présidence du pays durant la période de transition. Il assumera les fonctions de président» et «représentera» la Syrie «dans les forums internationaux», ont annoncé les autorités. Par ailleurs, «tous les groupes armés, les organes politiques et civils se réclamant de la révolution, sont dissous, et doivent être intégrés aux institutions de l’Etat», a annoncé le communiqué publié par un porte-parole militaire, le colonel Hassan AbdelGhani, cité par l’agence Sana.
Figure principale des offensives lancées le 27 novembre dernier sur Alep, permettant aux rebelles de faire chuter le régime le 8 décembre, Ahmad al-Chareh, ancien professeur d’arabe classique, a réussi ce que beaucoup voulaient accomplir depuis 2011.
La résurrection d’un homme nouveau ?
Dès sa prise du pouvoir, cet ancien jihadiste de 42 ans a abandonné son nom de guerre, Abou Mohammad al-Jolani et soigné son apparence pour recevoir les responsables arabes ou Occidentaux qui se succèdent à Damas, dans un pays dévasté par plus de dix ans de guerre.
Le désormais président intérimaire de la Syrie a également dissout tous les groupes armés, dont sa propre formation, Hayat Tahrir al-Sham (HTS), issue de l’ex-branche d’al-Qaida en Syrie. Il avait rompu avec la nébuleuse jihadiste en 2016, même si son groupe est encore classé comme terroriste en Occident.
Né en 1982 en Arabie saoudite, Ahmed al-Chareh y a passé ses sept premières années, son père travaillant dans le royaume, comme il l’a révélé dans une interview fin décembre à la chaîne Al-Arabiya. Sa famille est ensuite revenue en Syrie et il a grandi dans le quartier cossu de Mazzé à Damas, au sein d’une famille aisée. En 2021, il a expliqué dans une interview à la chaîne publique américaine PBS, que son nom de guerre, Abou Mohammad al-Jolani, était une référence à ses origines familiales dans les hauteurs du Golan (al-Jolan en arabe).
D’après le site Middle East Eye, c’est après les attentats du 11-Septembre que «les premiers signes de jihadisme commencèrent à apparaître dans la vie de Jolani, lequel commença à assister à des sermons et des tables rondes secrètes dans les banlieues marginalisées de Damas».
Un passé de jihadiste
Après l’invasion américaine de l’Irak en 2003, il part combattre dans ce pays voisin de la Syrie, où il rejoint le groupe al-Qaida en Irak d’Abou Moussab al-Zarqawi avant d’être emprisonné durant cinq ans. Après le début de la révolte contre Bachar al-Assad en 2011, il rejoint son pays natal pour y fonder le Front al-Nosra, qui deviendra HTS.
Il refusera en 2013 d’être adoubé par Abou Bakr al Baghdadi, futur chef du groupe jihadiste Etat islamique, lui préférant l’émir d’al-Qaida, Ayman al-Zawahiri. Réaliste selon ses partisans, opportuniste selon ses adversaires, il affirme en 2015 ne pas avoir l’intention de lancer des attaques contre l’Occident, contrairement à Daesh.
En 2017, il impose aux rebelles radicaux du nord de la Syrie, une fusion au sein de HTS et met en place une administration civile dans le bastion d’Idlib qu’il contrôlait dans le nord-ouest de la Syrie. Au cours de ces dernières années, il s’était attelé à construire à Idlib un modèle de gouvernement efficace – même s’il était accusé d’exactions – qu’il tente de reproduire aujourd’hui à Damas.
JForum.Fr
![]() |
![]() |







































Macron a besoin de prouver aux français qu’il existe encore. La scéne internationale devrait donc lui offrir normalement un large terrain d’action. Malheureusement pour lui, les dirigeants étrangers disposés à se prêter au jeu ne sont pas légion. Macron fait figure de faiseur d’embrouilles diplomatiques. Du coup, il lui reste les partenaires particuliers. C’est risqué mais Macron n’a pas le choix.
Le Micron est toujours sur une position maximaliste avec les pays zarabes.
Comme d’habitude, il est toujours le premier à sur-réagir avant tous les autres Etats en balançant des conneries dignes d’un dirigeant irresponsable.
Il faut dire que les Roquets d’Orsay ne sont jamais en reste, ils sont toujours à l’affût de prises de position complètement débiles, pourvu qu’elles leur permettent de pouvoir lécher les babouches malodorantes de tous les dictateurs zarabes.
Comment oublier que le Micron agité a participé à la guerre contre Daesh en Syrie, et qu’il est prêt maintenant, à aller ramper aux pieds de l’un de ses responsables militaires devenu subitement, un homme fréquentable une fois qu’il a revêtu un costume et qu’il se fait tailler la barbe, histoire d’entourlouper les aveugles volontaires occidentaux et leur jouer un solo de takya la plus éprouvée.
Et dire que ces dégénérés critiquent TRUMP dès qu’il dit quelque chose….